vendredi 22 avril 2016

SENTENTIA



(retour timide)

Et si on laissait au temps le temps de savoir qu'il est le temps ?
Sinon autant naître et mourir à la fois.


n.b.  Pour approfondir, voyez Chateaubriand, Bergson, Einstein, Proust, mon papa aussi Bernard Guinot et tous les autres. 


La sagesse chinoise qui comme toutes les traditions et comme la biologie (nos cellules sont entièrement renouvelées tous les sept ans, à part neurones, yeux je crois ; les dents de lait, la puberté, souvent la majorité civile, après ça se voit moins mais ça continue quand même) stipule que nul ne peut devenir maître avant soixante-trois ans. Donc dans quelques mois il me restera le reste pour savoir vraiment que je ne serai jamais maître. Mais il se peut qu'il y ait un miracle d'ici là.

Décidément il ne suffit pas de "laisser le temps au temps", comme on dit et qui est une bonne première étape. J'ajoute ce que je dis ci-dessus. Le temps est l'espace d'apprendre. 

Et bizarrement, adjoindre au temps la conscience, qui est du temps qui a vécu, permet de répondre à l'urgence. Voire, de la susciter.

Voilà. Banal tout ça. Je le lance ? Allez, je le lance. Manière de vous retrouver après un peu de temps passé. A bientôt.

 

jeudi 7 avril 2016

KENTEL GENTAN D'A BREZHONEG NULLOS.

Encore une fois, lecteur, retourne en arrière. Il arrive que le passé devienne mieux que lui-même. Du nouveau ? Au nom de quoi ?

mercredi 6 avril 2016

EPITAPHE ROMAINE

AV LIEV DE BAISER J'AI DRAGVE
AV LIEV DE BAVARDER J'AI PARLE
PASSANT ARRETE DE PASSER
DEPECHE TOI OV TRAINE

mardi 5 avril 2016

SUBSTANCE DU LABIRYNTHE XXII




La pierre est la pierre de la pierre
Pyramide étonnée d'une nouvelle-née
Le désert se surprend d'une étoile
Quand dans la jungle on se rit d'un sourire
Nouveau-né dans la bande dessinée

Un nom un jour joue à son nom
En emportant plein le poème
A peine heureux de son écho
Promené dans la promenade
Croyant comme un croyant à son mystère

La pierre est la pierre de la pierre
Aussi pleur que le mot est gentil
Que ceci est passé par là
Promené par sa promenade
Et ne reviendra pas ne reviendra jamais


  

LE BRETON POUR LES NULS (révision)

Alors je vous conseille de retourner à l'article, c'est révisé, profitez-en, je ne suis pas sûr d'en faire autant avec l'Alsace. Encore que ça me vient, ça sort un peu du labyrinthe. Je vous remercie tous de me lire. J'ai parfois l'impression d'être aussi simplet que Satie et aussi compliqué que Boulez.  Mais pas génial. Merci pour ce jour à tous mes lecteurs. Ne perdez pas votre temps.

dimanche 3 avril 2016

SUBSTANCE DU LABYRINTHE XXI

L'âne ? La pluie c'est la pluie 
Est-ce à dire que je reste
Avec mon bonnet d'âme 
Que je reste où je ne suis pas
Reste où ne suis jamais

Je pourrais je ne pourrais pas
Etre question à vos réponses
Mon nom ? Ah ce qui tremble
Avec l'ensemble de ma voix
Qui parlait je crois de mon corps

L'âge ? Mais la pierre est la pierre
Le rire devient les dents
Un œil parle de l'autre 
Oui le temps c'était bon la pluie
Où faut-il que je signe












BREZHONEG D'A NULLOS, KENTEL NEVEZ

D'a Marco. Et  Jean bien sûr et Viviane. A la Bretagne. Comment se parler sans sabot sous le menton. Et pour rire, un tammig.


- L'ennui on meurt.
- Trémalodan ?
- Pas ça qui pas va.
- Ah, rapport aux landes ?
- T'es qui comme mec ?
- Bréhat tout.
- La Brière ?
- On fête la noce.
- Ouar Zazate et mourir !
- On s'en colle un petit sec ?
- Faut ben du vin.
- Non plou guère dans ton cas.
- Gwenn elle avait l'air quel air ?
- Au plume ? Ben à plus rien.
- Quoi ? Ah la déveine mon pote.
- Qu'est-ce t'en sais t'en sais rien.
- Y a la rumeur encore au Faou.
- L'a mal au sein, oui la chose est.
- Mal au sein mal au rein. 
- Les seins mords-les l'emballe.
- Non redonne y a madonne.  
- Quand j'dis c'est go et monte.
- Pas quand y pleut l'euro,
- Encore mourant t'es mac à re.
- Atout à Pâques.
- T'es trop lent tu m'arnaques.
- Le mien c'est plus si nul. 
- Et l'vin qui va avec ?
- Plus goût à rien elle meurt.
- L'avait son gode mais plou mainant.
- C'est la guerre tu t'effares pour rien.
- Maiz elle ? Une loque, tu dis ?
- L'an c'était y a longtemps.  
- Sûr, ta seur est ma sœur.
- Sûr sûr ? Une veine mais c'est laquelle ?
- On se bat à remords c'est vrai t'as l'air 
Un peu blanche mon hermine
- Ben c'est qu'y pleut un peu, dis, hein ?
- L'avait son gode mais plous maniant.
- Ça tu t'répète un peu.
- Pas d'veine mec mais dis l'quel.
- Une loque tu dis d'avant la guerre ?  
- Pas l'mien ni çui de ma mère.


- Les gars du glas sonnez la muse.

- Y sait l'drapeau quand c'est la guerre. 
- L'église ? Lise y vous mène.
- Gouines ? Elles sont l'âne et lisent.
- Lampe, Paul ! Un car mais t'es un c.
- Y a qu'un gant ? Merde y n'y en a qu'.
- Eh léon?
- Core nous ? Aïe. Sans le bol de Léon.
- Très gore.  
- Pour Vannes t'es ? Oh un temps...
- A pas sortir un banc de là-bas.
- Pour peu que ç't'as de Rennais...
- La dame a peu de dents de devant.
- Morse. Da virviken. Nann, d'an Itron, morse. 


    Non, mais là nion. Plus d'un museau. Cette loque, Ronan ! Sait-il ? Le Faouët, ouais, le faou ët iaxaquimarche (dit un Basque allemand de passage). Le Faouët Sans ? Mais non avec.  En gour un ? A la bourre ?
Hein ben c'est bon. Sûr sûr.

    J'erre, ne sais. Guère, ne sais.  J'osais, j'osais. Mais ç'a mal au... Non, guère les dents.
Et laisse le vin.
    Qu'un père encore en train. S'en venant  du néant. Belle île, tu Houates ? Groix-moi.
   Bon t'y vis. Très peu d'gars, nous...  
      Bé c'est d'âge.

   Pour bail, trie c'quelle...