jeudi 27 septembre 2012

MIROIR I







possible que tes lèvres ne soient plus que fumée
 
(possible que tes mots soient toujours murmurés)



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autant   que peut durer une assez correcte (ou une assez fausse) définition du temps, l'espace de toi à



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mais comment les compter les millions d'oiseaux que j'ai derrière mon dos  cet automne ? 













vendredi 21 septembre 2012

mercredi 12 septembre 2012

TITRE : TITRE II

                                                                                 pour Antoine Peuchmaurd, entre ours gentils



Amis, sur Jean-Luc Delarue, si votre mémoire n'avait déjà pas opéré sa sélection, voyiez le post de Kwarkito daté du 30 août. 

Il s'y disait (pour moi, à mon sens, il m'avait semblé, c'était mon opinion,  je la partageais,  cela n'engageait que moi, d'après ce que j'avais vu, entendu, senti, touché, goûté,  et je n'avais eu cette opinion qu'accidentellement, à une certaine heure que je ne pouvais certifier car il pouvait m'arriver de nourrir mes salamandres - oui j'en avais, des merveilles de la nature mais ce n'était pas le propos, j'en avais perdu une tout de même elle était enterrée dans le  jardin loin de Jean-Luc des fois qu'il se remît à parler - oui mettiez les parenthèses, brigadier-chef)… bref, il s'y disait, il s'y disait… Tout. Mieux que je l'aurais fait moi-même. Parce que moi, soit je bavardais, soit j'écrivais des poèmes incompréhensibles.

(pour moi, à mon sens, il m'avait semblé, c'était mon opinion,  je la partageais,  cela n'engageait que moi, d'après ce que j'avais vu, entendu, senti, touché, goûté,  et je n'avais eu cette opinion qu'accidentellement, à une certaine heure que je ne pouvais certifier)

Je constatais et souscrivais que c'était bien mis entre parenthèses.

Comment, brigadier-chef ? Que j'attendisse ? Vous étiez donc prêtre aussi ? A vos heures gagnées ? Trop de plaintes, ah, d'accord, je comprenais. Oui l'ordi était encombré ( et pas de vos fautes d'orthographe ? ) Alors c'était grave, brigadier. Brigadier-chef. D'accord lieutenant. J'étais peu visuel, je n'y connaissais rien en galons. Pardon. Et MON lieutenant. C'est que nous dans la marine on disait pas MON machin. Sur mer on a moins le temps et on subit plus le temps. Mes connaissances s'arrêtaient là.

Vlà que j'étais perdu. Associations d'idées : trop intelligent trop bête que t'étais mon gars. Trop vers la gauche ou trop vers la droite dans la courbe de Gauss.


Ça y était, amis ? Vous aviez cherché sur vos écrans encore vivants - alliez savoir dans dix ans, vos écrans étaient du pétrole (pour vous épargner les recherches sur Gogol : dictato-chinois, pétrolo-musulman, obéso-amerloque). Recherche indiquée (indignée aussi : Delarue (Jean-Luc) Gauss, salamandre, police hiérarchie, Kwarkito).


Kwarkito surtout.

(Ce n'était que mon avis. Affirmer n'était guère mon genre. Vous aviez le droit de penser autrement. Et même de faire autrement, de ne jamais vous laver, c'était votre droit le plus strict. D'ailleurs je penchais tout ce que je disais, c'était en italiques. Et à l'imparfait pour plus de sûreté. Parfois sur le trottoir aussi, je penchais.  Au pire je penchais non seulement à l'imparfait mais en plus entre parenthèses. On n'est jamais assez prudent. J'avais même… plongé entre parenthèses. La première fois qu'on plonge, à bien y réfléchir, c'est aussi métaphysique qu'antinaturel. Et puis bizarrement on aime ça, alors on plonge tout le temps, enfin dès qu'on peut. Drôle d'idée quand même, de plonger. Mais les vrais salauds sont ceux qui veulent vous apprendre à plonger.)

Les italiques, je vous dis. Le penché, le courbé.
  
Sauf le poème.

lundi 10 septembre 2012

TITRE : TITRE



Douceur

comme si tu 
soulevais

une tête
d'enfant

non une tête
plus profonde
encore

jeudi 6 septembre 2012

CONFIDENCE : PQ LA SUPPRESSION DE L'ALLEMANDE DANS LA SUITE N°2

, de maison     Voyez-vous je n'étais guère content de mon potager. Pas satisfait de ce que j'appelais (sottement) deuxième suite française. J'en avais même supprimé l'Allemande entre le Prélude et la Courante. Nul doute que les collectionneurs et les fanzines allaient se déchaîner ! Et, dehors rien n'allait : les abeilles avaient dû de n'être pas mortes au fait de n'être pas aller butiner : il pleuvait trop. Et puis pendant qu'il pleuvait à torrents (je parlais du mois de juillet en France) la sécheresse persistait. Car l'eau ne pouvait plus entrer dans la terre. Trop de béton, trop de canalisations.