mercredi 27 février 2013

AIMES-TU LE VENT OU LE CONTRAIRE 4

Tu vois la Création et son pinson 
Moi prisonnier des mélopées
Les seuls cils peints le sont
Par six mille ans de pleurs
Les seuls toits de la pluie
Sont les toits de la Chine
Où de violents papillons volent
Aimes-tu le vent ou le contraire

jeudi 21 février 2013

DICTA XIV

Tu es paisible ? Exerce-toi à la colère. Tu n'en seras  que davantage un homme de paix.

(Tao)

mercredi 20 février 2013

SANS TITRE VI

J'aimais certes que ma vérité fût enfin entendue par une personne obtuse que j'avais beaucoup estimée. Mais à présent la page qui avait occupé cette place avait été lue ; et elle détonait avec l'esprit de ce blog. Qu'elle expirât donc, comme une amitié avait expiré. 

mardi 19 février 2013

DICTA XIII

Sage est 
qui n'a point besoin d'interloculeur.

Mais qui sait écouter.

Donc, qui ose dire.

(anonyme, apatride faute d'information).

lundi 18 février 2013

AIMES-TU LE VENT OU LE CONTRAIRE 3

Et nous vivons la longue saison
De ne pas s'attendre à l'autre
Et le poème est là si difficile
Au temps où se place ce récit
Surgis-tu de ta vie sauvage
Parfois le jardin dort au jardin
J'y vais le fantôme est là je le trompe
Un chien est absent et - et je rentre

jeudi 14 février 2013

ELLE N'EUT PLUS FAIM

Pour C.H., et d'autres, mais surtout pour elle.

Le pays où elle est 
Est partir sans partir en repartant
Filles pleurons notre autre
Elle est reperdue
Et n'a même pas la foudre
Que nous lancions 
Au jeu du rire de la foudre

Le seul mot pays lui va
Lui seul et étranger contre elle
Serrons-nous serrons-nous filles
Le sein contre importance
Le premier sang voilé de sang 
Quant au sexe encore perdu  
Il se cache devant il se cache
Cet amour ce coquin ce malheur 
N'importe elle n'a pas su
Où était l'eau et où était la lune

O pays de nos corps
Montrons nos nuits trop nuits
Nos salives nos liquides
Mieux rythmiques que nos coeurs
Souvenons-nous de sa fièvre
Elle que l'enfance (la fausse)
N'a jamais, jamais, quittée


je n'étais pas médecin, il fallait que je réfléchisse au trouble et à l'amour non sans retour - ce n'était pas ainsi qu'il convenait d'en parler - que les anorexiques suscitaient souvent chez les autres ; plusieurs qui furent soustraites à mon enseignement (donc de douze à quatorze ans) ainsi qu'à leurs familles, et l'une, l'année dernière, de vingt-cinq ou plus, dans une clinique, avec qui j'avais entretenu une conversation des plus aimables et des plus intelligentes (mais je n'étais pas naïf, j'étais averti), qui était morte deux jours plus tard : je n'avais pas mesuré sa faiblesse. 


 

mardi 12 février 2013

PALIMPSESTE







horreur  nécessité guerre manie     d'outre-Roses
 Ceci était donc un de ces mélanges encore mal maîtrisés qu'on pouvait encore appeler lettre ou déjà publication.

 Notre temps, prise de tête et d'otages : ne jamais céder.


 





jalouses, mes soeurs               
                  à tripoter mes cousines                                                                                                                                                                          CORPS
  
Je m'engageais ici à ne plus boire une goutte d'alcool pendant trois mois pleins.

                                                                                                                                                                                  teniez une piste.


 (Le poème chinois de Li Po, maladroitement scanné ici, est traduit par François Cheng dans le livre Poésie chinoise, orné de calligraphies de Fabienne Verdier, et publié dans la très belle petite collection Les carnets du calligraphe d'Albin Michel).
















 

mercredi 6 février 2013

AIMES-TU LE VENT OU LE CONTRAIRE 1, 2




A Valérie, pour son anniversaire.


Accordéon   on dirait que l'air n'est que l'air
Que nos vies n'ont balancé que nos vies
Mais l'Un le multiple du silence
L'Un l'Un le multicolore ta couleur
Nous éloigne tous deux vers lui-même
Au vent très doux des lampions
Soufflets où traîne accrochée
A mille souvenirs, l'aventure

O un peu de vin ô colombe
Ce soir la louve est pleine et jaune
Un peu de pure fièvre mon âme
C'est du silence qu'il faut femme
L'Un le multiple jouent nous jouons
L'eau l'autre l'eau à nous poisser 
Dans le néant qui se trouve
Etre déesse et appauvrie déesse 





  



SANS TITRE V

Le Blog demeurait inactuel.

Voilà ce qui restait d'un précédent message qui, j'espérais, avait fait son travail.