dimanche 20 octobre 2013

MANUEL D'ENFANCE


                                                                                                                                                                             




1. Pour moi.


Vous-même, votre soeur naguère, je marche dans la douceur de mon pays. Dans l'enfance des arbres.




2. Pour mon sous-main de Paul Delvaux. Pour Fernand Chocapic.


Dehors, il pleut, elle tient debout par les tresses. Elle coince ses cheveux dans les trains qui s'enfuient.




3. Pour un instant. Enfui bien sûr. Enfui seulement pour moi.


Jardins toujours, la chambre bleue, l'agonie dans les tourelles. Votre serment dans ma gorge écourte ces tourterelles.








J'aurais aimé que Pierre Peuchmaurd ait lu ces choses et les ait trouvées dignes.



vendredi 18 octobre 2013

MARINE LE PEN / LOUP MERCANTOUR / SA FEMME LUI AMENE SON FILS DE QUATRE ANS AU PARLOIR POUR QU'IL PUISSE CONTINUER A LE SODOMISER / FILLON / TONY PARKER CHOISIT LA FRANCE / SONDAGE : LES BLEUS SONT AU MEME NIVEAU QUE LE CHEF DES ARMEES / AL ASSAD RECLAME LE PRIX NOBEL / VICTOR HUGO / POUR LA PETITE MACHIN ON SAIT PAS SI C'EST SA MERE OU UN INCONNU, D'AILLEURS CONNU DES SERVICES DE POLICE / SARKOZY

Non, rien aujourd'hui. Juste pour le référencement. Tout dans le titre donc, pardon, l'article.  Avez-vous remarqué, il devient de plus en plus dur d'accéder à son propre blog. Soit je suis parano, soit je suis vieux, soit je suis en avance. Bien à vous tous, et gaffe quand même. Bon, je ne parle que d'Orange, je suis fatigué. Et control + pour y voir plus clair. A control +, amis.

mercredi 16 octobre 2013

DICTA XX / ALEJANDRA PIZARNIK

à Colo, à kwarkito, auxquels je dois la lecture d'Alejandra Pizarnik




expliquer avec des mots de ce monde
qu'une barque s'est détachée de moi et m'emporte

            

             (L'arbre de Diane, 1962)  


mardi 15 octobre 2013

SENTENTIA XVI

Le poète est celui qui dit : " C'est vous qui avez inventé les mots, et qu'en avez-vous fait ? C'est moi qui me fatigue à les réutiliser. La colère est rentrée ou sortie; ou on prend un air béat et on dit "c'est joli, c'est bien trouvé". Ou "on n'y comprend rien". Mais tout poète, qu'il écrive ou non, reste cette colère, ce feu, ce peu de feu même, s'il vient à vieillir. Ce peu de feu que l'ennemi, en face, utilise aussi. Et qui n'est quand même pas le même feu. Le poète, d'abord, propose la paix absolue; puis accepte la présence de l'ennemi. 

jeudi 10 octobre 2013

AIMES-TU LE VENT OU LE CONTRAIRE 9 / 10

9

Les flûtes les doigts de nos ancêtres
Il fait trop froid chez d'autres gens
C'est ma fille assise à la harpe
Comme un adieu d'un aux multiples
Et les doigts dispersés dans l'être
Oser n'est oser qu'avec peine 
Chez nous le silence est guéri
Empli du poids de sa colombe


10

Acheminé vers le silence
Ecoute j'ai effrayé du vent
Je te vois temps à temps perché
Monsieur l'oiseau de l'oeil
Vous avez peur des cloches ?
De ces choses qui s'imitent
Lourdes demain lourdes d'hier ?
J'aide à être perdu au monde 



mardi 8 octobre 2013

dimanche 6 octobre 2013

DEUX ET TROIS

                                                      pour Philippe Martel


Mesdames, Messieurs, Mes Trans,

L'officielle disparition de Mademoiselle me causant la perte simultanée d'une tante qui pique, d'un délicieux péché et d'une espèce de libellule ; item, le rythme ternaire apparaissant essentiel à mon organisation ainsi qu'aux gnostiques et aux catholiques romains; item, appartenant politiquement au centre dur et entêté plutôt qu'aux gauches et droites molles et gouvernantes; item, le Nombre d'Or réglant la nature entière étant quelque part entre les deux-tiers et la moitié (donc plus près des deux-tiers automatiquement ; mais enfin réfléchissiez) ; item, les petits cochons étant trois; item, étant assez peu carré; item, la Grande Mademoiselle ayant canonné le roi depuis la future Bastille détruite; item, croissance et décroissance étant pour moi des mots d'une égale et insupportable violence commise à l'encontre de la nature humaine car il ne convenait que de prendre le temps d'être sage, de conserver (beau mot) et de changer (beau mot) - contre-exemples d'une navrante et mortifère paresse d'esprit (les dé-, les re-) 

- je décidais donc, car il en était ainsi, Mesdames, Messieurs, Mes Trans, que j'arrêtais ici ce prologue primesautier à une suite toute prête mais qui viendrait à son heure; et me marrais, souhaitant à Madame, Monsieur, M(e) Trans la férocité à condition d'être civilisé, l'humour à condition d'être bon, disponibilité et indisponibilité honnêtement réglées et à des fins utiles, le travail et la détente à égalité et en conjugaison, à condition que l'un comme l'autre nous rendissent plus humains encore, c'est-à-dire dieux, certes un peu handicapés. 

Vive le Blog ! Vive la Connection ! Vive la première partie !