mardi 9 décembre 2014

INTÉRESSANTE CETTE PETITE-LA II

Pour ceux et celles qui ont été violés. Pour ceux et celles dont on n'aurait pas voulu la vie, qui ont voulu vivre, vivent et tâchent de parler. Je sais que ces mots seront très compris ici et là.   


C'était comme plus pur
La fable
Qui a changé ma voix en le lointain

Hélas ailleurs sont mes épaules
Puisqu'elles frissonnent nues
Dans le son de mon nom

lundi 8 décembre 2014

MIROIR x

(et, prenant des épaules aux forêts,
appelons cerfs ces






*





ailleurs vont les oiseaux qui vont par
millions ailleurs va l'automne 

ailleurs même vont mes épaules qui 
frissonnent nues dans mon nom



*



autrui est là aussi pour se saluer : 


le néant est heureux - non,  il se l'interdit
formellement 








samedi 29 novembre 2014

MIROIR x

appelons nom ce qui dans le
regard (vient après quelques
secondes) définit mal le regard



*



la poudre de quelqu'un a un
nom : mais se fracasser
doucement dans qui ?



*



bracelet et nom et bras  (et 
branche et montre) et pas

tant va l'aveugle 
qu'à la fin son chien cesse





LA TOILE COMME REPOS

     C'était provisoire, nous le savions tous, comme le Big Bang était nécessairement provisoire. Quand, absorbés par le quotidien, la solidarité, l'âge qui venait - image savante car la seule vie qui  vit est sans doute de n'occuper son âge qu'avec raison, et ici qu'on ne me dît pas que les vieux ont l'avantage, c'était une supercherie -, le deuil, la joie, l'obsession quelconque, l'observation de l'autre - très proche ou lointain -, la pression de l'employeur ou de l'employé, la malhonnêteté inattendue d'un proche, la guerre, mais oui la guerre, nous harassaient, eh bien je trouvai dans cette journée très fatigante une manière de me reposer. Exercé à la relaxation, je n'y arrivais pas. A manger, car manger détend, l'occasion ne s'y prêtait guère et je vous épargnerais des détails rabelaisiens. A boire, fumer et autre, j'étais encore assez décidé pour ne pas m'enfoncer plus bas. A trouver sur la Toile les films qui convenaient à mes fantasmes sexuels ? Il fallait bien m'avouer que non, c'était juste réflexif. La sieste ? Trop longue, elle eût déréglé mon sommeil. Alors ?

Alors, la Toile se guérit parfois elle-même. Incapable, par fatigue, d'agir - de parler, de répondre, d'inventer - mon instinct me conduisit à relire non pas ce blog, mais tel ou tel e-mail (reçu surtout et parfois envoyé) et de faire le tri, et, pour aujourd'hui, cela me suffisait. Car certains de ces courriers, parfois anciens, étaient des forces.

Souhaitant aux partisans des phrases courtes de pencher leur attention sur les phrases longues et à tiroir : ce sont celles-là, plus informatiques, qui conviennent à nos cerveaux à moins de rendre ceux-ci externes.       












vendredi 24 octobre 2014

INTERESSANTE CETTE PETITE-LA

Non, pas tout, à la mesure là, vous voyez laquelle. Voilà.


De nuit de nuit croisant
Recroisant les étoiles
J'étais je crois le silence
- lui-même -

J'errais, je crois,

Avec mon ami le froid.
On cherchait... un côté.


jeudi 23 octobre 2014

SUIVANTE !

Elle, la lune est son esprit
Et parfois une louve,
Une louve couvée de son enfant.

Rose surprise à ta guêpe,
Tu me donnerais ton cœur
Contre mon silence ?

J'errais dans de Hautes Erres
De nuit croisant recroisant les étoiles
Fou j'ignorais pourquoi

Museau mangé d'une belle Arabe
Ai-je droit d'entrer un peu 
Dans de ce rêve cerné ?

De nuit de nuit croisant 
Recroisant les étoiles
J'étais je crois le silence
-lui-même-   

J'errais, je crois,
Avec mon ami le froid.
On cherchait... un côté.

Mon âme ? En Amérique.
Et, très tremblant de mon enfant,
Je brûlais, bien limpide.

On est nu sans accordéon.
Dis-moi qu'on revient de Syrie
Puis ce sera l'été.

Oui. J'ai cru une louve louve
Et elle est tombée antique.
Où vont-elles dans les rues,

Où vont-elles au dehors ?
O ma rose et ma guêpe
Croyez-moi je ferai silence.

Mon froid, la louve est morte.
Errons encore et puis rentrons
Arracher à elle-même une fille.

De pays en pays dévastant
Dévastant des pays
J'étais je crois son rire
- lui-même.












  

CHASSE-NEIGE CONTRE FALCON

Un chasse-neige qui massacre le Falcon du PDG de Total, même moi je l'aurais pas inventée. Je connais des mouettes et des macareux moines qui doivent bien se marrer du côté de Brest, en souvenir de leurs ancêtres. Eux aussi Total les empêchait de décoller. Je suis surtout désolé pour les pilotes, l'hôtesse de l'air, et Vladimir Martynenko, ce héros. Et qu'on me mette Nantes en Bretagne, ça commence à aller. 

Ah oui, il faudra aussi que je vous parle d'Ottawa. Et de Calais. Que de boulot. Amitié.

dimanche 19 octobre 2014

MOI JE DIRAIS

A Nono.

Enfin notiez que nous étions un peu tous promis à la mort. Je dirais quand même que le blog n'était plus ce qu'il était. On ne pouvait plus tellement écrire là-dessus, c'était un peu paralysant. Tu avais l'intention, et voilà le machin te parle à l'impératif. Si encore c'était une mise à jour du truc, mais même plus. Evidemment, avec une dose d'incompréhensible, de compréhensible et de sourire de jolie fille, tu ne faisais plus le poids mon neveu. Mais l'EI, pendant qu'il avançait en mai, rappelais-toi qu'on ne parlait que de Gaza où il n'était pas question d'intervenir. Gaza c'était très facile, plus facile que le mont Ararat. Comme par hasard. Et Israël fondait une nouvelle colonie pendant ce temps-là. Après, on était stupéfié que méme nos filles partissent chez les fous. Ça en faisait moins à la manif pour tous. Mais qui avait fait les fous ? D'où venaient-ils ? Cherchais peut-être dans une école de Neuilly ou d'un état uni. En attendant, ceux qui avaient fait du mal à ta génération, ils revenaient de partout, même en Norvège où Breivik avait oublié Narvik. Ce que les nazis oubliaient, c'était la Terre, tes petits-enfants, et mes enfants. Au moins, à chaque catastrophe, les gens oublieraient les fous et même les illuminés. Quant à l'informatique, elle s'oublierait d'elle-même. Pourquoi apprenais-je aujourd'hui seulement qu'une grosse comète allait frôler Mars et mettre en danger les engins américains, indiens, européens à budget faramineux ? Ils l'avaient donc pas prévue, la comète, mon père et les autres ? En attendant, 3, 4, 5, c'était mieux pour retenir le théorème de Pythagore. Espérant que ça allait passer parce que je recevais mal, donc, grand scientifique que j''étais, j'imaginais que je partais mal aussi. 

samedi 18 octobre 2014

ETINCELLES ABANDONNEES

Mais, à Jéhoël, c'est quand même le minimum.

Vous nommer ? Vous vous promenez sans nom.

- C'est quelle comète si près et loin ?

Vous vous de peu de vent froissée
Sur ce banc soyons éternels
Un peuplier est devant moi il chante
On peut parler aussi de cul
O étincelles, abandonnées




Et si c'était plus simple ?

Je ne disais pas si simple, mais un peu plus simple : vous seriez d'accord ?  

jeudi 16 octobre 2014

SIBYLLE SUIVANTE. MERCI.

Vent ô rocher arraché loin
Qu'entres-tu dans mon antre
Me rappelant parfois une fille
Si seule si incisée si peu 
Née mais non et irrespirable
Vraiment tout cœur est une pâleur
Mon vent fantôme, espère ailleurs :
Ce bras qui pend est plein de pluie

lundi 13 octobre 2014

BRÈVE SIBYLLE

Pour Kwarkito, en réponse à un message d'amitié.




Sibylle limpide de mon village
Au corps mutilé et qui parle donc
Me voici et déclarer le tumulte
Entre le Tigre et entre le Tigre
Mais nos moineaux sont ainsi faits
C'est de ma tête qu'ils disparaissent
J'ai la chance de grimper au mur
Où il fallait s'écorcher dans l'enfance









vendredi 10 octobre 2014

INACTUEL MILITANT

Te reporter au 23 décembre 2012 si je ne m'abuse. Troisième commentaire je crois. Et je datais évidemment de ce jour. Oui, j'aurais dû faire notaire.

Non, pour être sérieux, ce n'était pas tant le présent - et bien au contraire - qui m'importunait, que l'actuel. 

La question : te renvoyer à tel commentaire que je venais de me mettre à moi-même en relisant un texte de moi-même d'il y avait deux ans était-il équivalent à dormir dans la chambre d'un mort sur le lit d'un mort qui t'avait mis au monde ? Fallait-il d'ailleurs éviter cette opération et cette question, les faire, les dire, frissonner à leur idée, plaisanter, ne penser qu'à sa descendance si on l'avait - génétique ou spirituelle - éviter, éviter encore, revivre, revivre encore, voyager, rester, aventurer, être en pantoufles, se refermer, se faire fou si cela signifiait de l'être, sage, addictif à une chose commune, à une chose secrète, soudain violent, soudain apathique, soudain élève d'une école après avoir enseigné ?

Non, pour être sérieux, ce n'était pas tant le présent et bien au contraire, qui m'importunait - que l'actuel.

La ponctuation est la petite fille adorable de la langue écrite. 

(Oui, oui, c'est parce que les petites filles étaient des chieuses (pas chineuses, espèce d'ordinateur qui prétend soudain remplacer mézigue) que j'évitais justement la ponctuation dans beaucoup de mes poèmes - et beaucoup plus qu'à cause d'Aollinaire que je révère)

Mais je parlais trop au présent, donc j'étais fatigué, donc mes lecteurs aussi.  




jeudi 9 octobre 2014

AIMES-TU LE VENT OU LE CONTRAIRE XXVII

Pour Catherine Bourgeois, pour Jean-Marie Payen, en souvenir du temps à tuer. A ma mère.

Comme la cloche n'est qu'une chose,
Comme le convoi tourne où il tourne !
Systole extra-systole,
Accordéon ô cœur ô impossible,
O colombe trop colombe 
Pour mes dix doigts de faire cela,
Accorde-moi ce mot-silence 
Puisque passé le seuil j'y reste


jeudi 10 juillet 2014

AIMES-TU LE VENT OU LE CONTRAIRE XXV / XXVI





L'oiseau l'oiseau mais tu n'es plus !

On s'est trop tous trop souvenus
Des ports des lents moments où 
S'arrêter c'est durer avec
Cet étrange silence de marcher
D'être soudain jardin et jeune.
Adieu mon nom mon englouti
Bonjour un moi mon survivant


                          *

On devisait par là on en mourait
Rien n'était plus jamais le parc
L'adieu au sort était l'adieu
C'était immédiat de mourir
Accordéon pendu au cœur
Urgent de cacher les enfants
(Santé à ma petite esprit !)
Parler sauverait mais parler ?







mardi 1 juillet 2014

XXIII et XXIV AUX FIERS COMBATTANTS DE L'IIEL QUI SONT DIGNES (DE COMBATTRE), ET D'ETRE DES CONS.

Qui connait la lumière est en prière
Comme qui est à cheval est en exil
Si les yeux se trompent non les cils
La suite oh la suite oh la suite
Un dieu une fièvre un ennemi
Presque une victime d'avoir pensé
Car ma femme et ma lampe sont pauvres

                                                    

Je me retire en pensée dévorée
"Dite et redite et soudain proférée"
Ecolière écolière frontalière
Née attablée et aux raisins
Je me retire aux pauvres gens 
O moi poupée irrespirable
Au combattant qui réexiste
Je promets mon jardin ma fixité 




  





























vendredi 27 juin 2014

AIMES-TU LE VENT OU LE CONTRAIRE XXIII




"Comme la cloche n'est qu'une chose !"
Dit l'homme pauvre au nouveau
"C'est toi qui as manqué hier ?
Revois revois la promeneuse
Toi on te voit aux yeux
On t'aurait beaucoup trop tué ?
Mon papillon cloche de ciel bleu
Fille ou garçon - né ou né à côté "






















mercredi 25 juin 2014

A IMES-TU LE VENT OU LE CONTRAIRE XXII / XXII

XXII


Femme un peu mutine en chemise de pluie
O eau d'un centre ou d'une source
Et muette de te voir couler le soleil
D'avoir soudain été abandonnée
Debout entre du vent et ton visage
Si tu restais comme tu restais ?
Un peu mutine en ton centre désert
Si tu restais comme je me tais 

                        *

Toujours iront les fleurs
Tombereaux d'orphelines
Prenant des doigts au froid...
Moi qui ai le secret de
Ces cœurs qui sont détruits
C'est trop de trous dans le néant
Partout dans l'hirondelle
En remplacement du vent

AIMES-TU LE VENT OU LE CONTRAIRE XXI




Ou nous allons d'os en esprit
Vous qui êtes vos corps et vos corps
Ou choisir tout est le contraire
Mais il me faut votre colombe
Amour tu te froisses d'exister
Mais... tes compositions florales !
Pour jouer à l'hiver il me faut
Le corbeau oui mais mes entrailles 

dimanche 22 juin 2014

AIMES-TU LE VENT OU LE CONTRAIRE XX




C'est très petit matin
Amour le jasmin est ailleurs
Et à entretenir les mots
On disait hier soir c'était quoi
Mes chats heureux n'imitent rien 
Là-bas le train là-bas la mer
Le convoi tourne où tourne le convoi
Dans le passé l'horreur de la poupée


vendredi 20 juin 2014

SENTENTIA XXI

Qui accorde son instrument en joue mieux peut-être qu'ensuite. 

Regarde ses yeux qui, devenus ses oreilles, sont le dieu.

jeudi 19 juin 2014

AIMES-TU LE VENT OU LE CONTRAIRE XVIII / XIX



Sinon au merle à qui chanter
Revoici la fille au violon
Et l'épaule la plus nue au monde
Sinon l'hiver sautiller où ?
Ne cherche plus à qui te taire
Station c'est où l'instant suivant ?
Entre toi moi et le néant
Par où on prend pour aller où

                        
                        *




Peut-être trouvais-tu que c'était facile, ce que je faisais là, souvent huit fois huit fois. Ça faisait un moment que ce monsieur se berçait  et berçait l'ami (jour masculin) avec ses merles, ses épaules etc. , plus une surprise facile ou savante à chaque fois. Se berçait, oui,  éternel enfant vieillard (ça, facile à dire, O.K.). Du genre musicien. Eh bien, musicien inabouti, mon impression exacte était celle de celui, l'idée me vient, qui accorde son instrument, et qui du coup en joue déjà. L'un sans doute vérifiait la justesse de l'autre, que te dire de plus, ami ?



                        *

Pour Frédéric Deluy.


Ici on encre encore les crânes
Ça sonne ça sonne à la volée
Une fille, le regard regardé,
Cassa. Mais la peignit, sa fille.
La mort croit encore à son corps
C'était déjà fini d'être elle
Poète est qui abuse de l'océan
C'était toi ? Juste une cuisse ratée 







jeudi 5 juin 2014

AIMES-TU LE VENT OU LE CONTRAIRE XVI / XVII




XVI


(ed alla storietta - dolcia voce ma sempre al tempo)

Un jeune marin ramait son père
On est si sot d'être petit
Il en fut pour quelques sirènes
Et quelques mauvais coups
Sa mère un calvaire fut sa mère
Il en mourut mais pas encore 
Quant à tous ceux qui l'enculaient
Ils sont tous morts ou déjà



                         *

La louve est la louve louve
Et quand les mots n'ont plus de noms
Silence car j'embrasse une pauvresse 
La lune est lune facile
Tu n'es pas nue c'est la terrasse
La plus seule des caresses
Et tu n'es pas ton cil la Chine,
Ou avale mes doigts et ma langue


  

mardi 3 juin 2014

MANUEL D'ENFANCE III




De deux de mes maîtres à toi.






" ... Le dressage : art de mendier un miroir. Ne fais jamais l'enfant à ton image. C'est la grande faiblesse de Dieu d'avoir fait l'homme à la sienne. Ceci encore : l'Etre n'exulte qu'à l'épreuve de l'autre. "
                                        
                                       Dominique Autié.




" Même brunes, elles sont blondes. Elles ont le genou rose ou très noir sous le bas, savent garder leur pâleur, parler à moitié nues. Jamais défaites, elles ont tout le temps. "

                                        Pierre Peuchmaurd.




" (...) - Ne lui révèle pas le nombre des ayants droit. L'égalité engendre la laideur. Or la lune est belle. Donc elle n'est qu'à lui. "

                                        Dominique Autié.





" Est-ce que la mort va bien ?
La mort va sur un yack
Et la vie sur un autre
Elles vont dans la montagne "

                                        Pierre Peuchmaurd.

                                       


mardi 20 mai 2014

AIMES-TU LE VENT OU LE CONTRAIRE XIV / XV



Adolescente pour elle ce mot
Est presque encore un cheval libre
Et puis voici que les violons
Présentent à l'oreille leur cercueil
Rire sort d'une bouche de la voisine
Etre d'ailleurs ne se fait pas
Moi j'ai appris les dix cascades
Dix dévalées de dix montagnes

                         
                         *


Il y a, sous les mots, ce qui a mal fui, le vieux hurlement arrangé. Les gouttes de sang les fiancées plombées au centre d'être tourterelles, le printemps, toute cette douceur qu'on vous arrache.

                         
                         *


L'accordéon le coeur
Qui pend encore du coeur
O autre trop absent pour être
Il faut sauver l'eau qu'on me porte
Aveugle très tremblant d'enfance
A peine retenu par mon nom
Moi aussi j'aime l'amour et le désert
Trop absent pour autre il faut sauver

   






vendredi 16 mai 2014

mercredi 14 mai 2014

NÉO-DICO III

ADJERBAÏDJANISER. Admettre en azéri un terme arménien (id. franciser). 

AMIANTE. Très nocif : faire de la prévention auprès des jeunes.

COUPOLE. 1 (vx) Etablissement parisien pour vieilles riches / 2. Institut parisien pour rester vert et éternel.

CRETACE. Les dinosaures auraient pu prévoir la météorite. Ils  étaient trop gros pour survivre.

ESPACE FUMEUR. Salle de shoot d'autrefois.

GOETHE. Seul écrivain allemand.

HERISSON. Petit mammifère qui vit écrasé.

HEROÏNE. 1. Andromaque / 2. N'agrémente aucun plat car on n'a plus faim (à consommer avec modération). 3. ( Sans -e) : chanson de Lou Reed, n'oublions pas.

MAYA. Récente fin du monde bien oubliée.

ONU. Beaucoup d'observateurs. Rarement des casques bleus.

PETANQUE. Discipline du baccalauréat. Sport du midi qui repose de la corrida.

SENIOR. Vieux jeune chômeur. / D'après les journaux qu'il est le seul à lire, on est malheureux avant cet âge. Tout de même, consommer une plante des hauteurs andines et aller au spa : le téquila-gin-vodka et les soirées mousse à HEC, c'est fini. / (Précédé de "nos" : péj.). 

-STAN (term.) Pays qu'on mélange. Donc s'imaginer des monts infranchissables, des plaines arides, des mers asséchées et une rampe spatiale. C'est tellement grand qu'un drone américain, une escouade russe et des Talibans ont peu de chance de s'y croiser.

lundi 12 mai 2014

SENTENTIA XX ET DICTA

Les chats n'aiment pas les portes, ça les rend hésitants, et les rois n'y touchent jamais. La conclusion s'impose. 

En ce qui concerne les rois je plagie Francis Ponge. Cette phrase me trotte souvent par la tête, elle va loin par définition : "Les rois ne touchent pas aux portes".  

samedi 10 mai 2014

OU IL FAUT REDEVENIR SOI



Impossible est ma sœur
Et sa promenade est morte
N'est-elle aucun jardin

Pianos ensevelis
Tous ses doigts sont d'automne
Tous ses yeux sont crevés

Ombres de fiancées
Et vous chants du silence
Inlassables oiseaux

Vous qui savez errer
Paroles dans les vents,
Par où iront les morts ?

Et vous pauvres frégates
On s'amarre à soi-même
Déchirure est le port

N'est-il aucun jardin 
Impossible est ma sœur
Toi ma traînée sois l'infinie




(VAR. " O ma traînée sois l'infinie ")


(VAR. 2 : " O ma traînée et l'infinie"
Oui cette fois ça me convient, je vous le rééditerai, il me faut mon compte de sommeil)

mercredi 7 mai 2014

JUIF / ANGLAIS

L'humour était-il juif ou anglais ? Entre Oscar Wilde et les Marx Brothers, préfériez-vous De Funès ou un Syrien actuel ? Attention il fallait choisir. Il n'y en avait pas d'autre. 


Ecoute, hier, et c'est vrai, un monsieur très enrobé, je veux dire très en robe, et très barbichu, m'a proposé de partir immédiatement en pèlerinage et j'ai réfléchi. C'est vrai que j'ai péché. Quand je lui ai dit que j'étais chrétien il a tout de suite cru que je votais pour Marine Le Pen en culotte de peau. J'allais accepter mais je chante mieux Mozart que la tyrolienne, donc j'ai réfléchi un peu. Je me suis dit à la Churchill : "d'accord l'Europe est un vaste complot mais on a rien trouvé de mieux". Donc, je reste du centre dur et de l'Europe, si possible régionale et fédérée. La France et les States m'énervent volontiers, la Bretagne et un Land allemand je préfère déjà, la sainte Russie je l'aime comme Dostoïevski mais on ne sait pas qui est nazi en Ukraine et en Grèce. Quant à la Hongrie, hongrois ça mais c'est pas vrai. J'ai proposé au barbu de me repentir à Bures-sur-Yvette, ça m'est venu comme ça. Il a réfléchi à son tour. Enfin il a caressé sa barbe, ce qui veut toujours dire réfléchir. Puis il m'a dit La Mecque, c'est un automatisme, puis il s'est repris et m'a dit Homs. Moi, entre un mec et un homme, je préfère leurs meufs sans pour autant aller manifester le visage caché genre la Cagoule et donner de l'extrême droite quand la gauche et la droite ne réagissent même plus à l'instar du Président et du précédent, je vous l'ai dit, tout ce que je peux coller, c'est un centre. Vous vous rendez compte ? C'est vrai. Ils n'y envoient plus seulement nos mômes, il croit que juste avant ma retraite je vais la faire devant Al Assad et Poutine. Un malade. Ma technique vaut ce qu'elle vaut : comme les burnes à Yvette n'ont pas marché, ni même la Mecque, je lui ai dit (toujours dévier la conversation) : " Je peux toucher ta barbe, mon frèrr ? " Ben même qu'il m'a laissé faire et j'ai ajouté "elle est très jolie" et il est parti content. Eh oui. N'empêche, heureusement que j'ai pas été mon fils. Cela dit, et c'est sincère, loué soit le Prophète, et puis Jésus marche dans les jardins d'Allah, et demain, mange pas de viande, c'est la journée mondiale de l'animal mort.

(C'était juif ou anglais ? Ou nul ? Ça intéresserait mon gros ego, la réponse, sachant que si elle ne vient pas, ce sera la 3e solution).


mardi 6 mai 2014

AIMES-TU LE VENT OU ?

                                           Pour Carine. 


Accordéon ou le contraire
Je suis le pauvre de de d'là
On t'embrasse. Ton passé aussi.
Tâchons de mourir avec soin
Air aéré de libellules
Et toi qui cours à tous oiseaux...
Moi ? Mes lourds pas sont l'ange.

                    £           
                          
Et soudain l'arbre, oui, fut seul.
Je devins mon torse nu.
Il y en eut soixante de fillettes.
Absolument serrées contre moi, 
Oui à peu près soixante et l'orage,
Entre elles et mon torse nu et l'arbre.
Grandes d'un instant - d'une mort, d'un dieu.




dimanche 4 mai 2014

SUPPLICATIONES NOMINI / JOUVE / STETIE

































(Voici le début de la p. 82)


   " La règle spirituelle est proclamée dans son ambivalence en forme, dirait-on, d'équation algébrique : "

      
   O Dieu clair, soutiens mes pas chancelants
   Sombre Cerf, fais trébucher mes pas clairs.

                                               (ibid.)




ROMAN POST-BUTOR / REDAC DE QUATRIEME

Sujet sans importance. Mais respecte le schéma narratif, varie le vocabulaire, utilise correctement les temps du passé, cherche les nuances (un mot qu'on ne dit plus guère dans l'éduc.nat.), dis-moi si je dois corriger correctement ou pour demain, et surtout tiens le lecteur en haleine. Courage.


1. Situation initiale.

Emilie se trouva sous un faux-acacia quand éclatait la quatrième guerre mondiale. Sous ce conifère ce con, c'est une phrase nominale. Sous ce conifère son cousin Igor Lampin, (Monsieur ce nom est vrai, c'est justement mon cousin et je vous aime sans le dire) n'avait rien à faire mais bon il était là dans le con d'Emilie quand, sans raison aucune, le voisin s'appela Patrick. Alors un drone censé livrer une pizza avec un peu plus de noix de pécan jetait, parce que je ne répète pas livrer que j'ai déjà mis, par erreur une bombe chez le voisin soudain appelé Patrick. Et il plut. Pas le drone. Donc si ce n'est pas le drone, est-ce le Igor, ou la pluie, ou le voisin soudain ?

Bien les consignes sont respectées sauf pour l'utilisation des temps du passé tu tiens bien mon haleine tu ménages le suspense continue ainsi mais respecte la ponctuation et je passe après un verre et une clope à la copie de


jeudi 1 mai 2014

SENTENTIA XVIII / SENTENTIA XIX / twitter 2 /

$

Mieux vaut avoir un chat sur ses genoux que finir sa phrase sur Twitter.


$

Mieux vaut ne pas finir sa phrase que la finir sur Twitter. (version pour les amis des chiens)

(à condition quand même que le début de la phrase soit bien construit, du moment qu'on n'ajoute pas bêtement un  point, juste à l'acmé, quand la phrase jouit d'en être une)


*
(non)

















TWITTER

C'était vraiment trop court. 
D'une part on ne pouvait pas y développer que le destin des abeilles domestiques (apis mellifica) d'où dépendait le nôtre à moins qu'un clone d'abeille résistant aux pesticides dont on venait en France d'avoir à nouveau légalisé l'hélicoptère, ainsi qu'au bourdon asiatique, espèce invasive parmi d'autres, était soudé au nôtre, et au sujet desquelles au passage je ne faisais nulle allusion à l'Europe au sujet de laquelle M. (appréciez au passage mon abréviation) Wauquiez réclamait qu'elle revînt aux six premiers états membres sans même considérer que si l'Espagne et le Portugal, à l'époque, n'avaient été aux mains de dictateurs, nommés l'un Franco et l'autre Salazar, neutres objectivement alliés à Hitler, mais oui monsieur - et ici je reconnaissais que l'utilisation du tiret haut, bien oubliée, n'était pas une tricherie mais un bas de 
casse reconnu par tout ancien typographe, qu'il datât d'avant l'offset ou même du linotype ou de la litho (ah, -graphie, ils avaient déjà la manie de raccourcir, vive les druides, non, les magdaléniens) car dès qu'on disait M. Hitler c'était tellement mal qu'on n'avait pas le droit de lire l'unique livre d'Hitler, somme accablante qui eût pourtant calmé le chaland au lieu de l'attirer de façon malsaine (je vous faisais grâce de la reprise pronominale mais non du nom propre qui, globalement saisi, constituait désormais un idéogramme, alors que google pas encore et ici je n'esquissais aucun procès mais faisions gaffe, et, je l'ajoutais, j'avais eu l'occasion de lire ce torchon dans des circonstances fortuites), ni, jusqu'à une date récente, de jouer du Wagner en Israël, mais seulement celui de se troubler devant les étranges toiles du sus-nommé Hitler, singulièrement dénuées de vie végétale ou animale à l'instar des plus belles vanités, et à la différence, je venais de l'apprendre, de M. Bush junior, l'Indiana Jones de l'Irak, qui abîmait nos chiens-chiens au point que j'étais fier de MM. Chirac et Villepin, qui avaient refusé cette intervention militaire car il suffisait d'attendre les printemps arabes de 2011, qui restaient plus qu'ambigus à l'heure qu'il était  

TROIS DESORDRES LES PLUS PARFAITS, MAIS : TROIS.

Le 10/04/2014 DE L'ERE CHRETIENNE.




Charrue rêveuse pour le soir. Je soussignée terre remuée, étant être et sous le poids des astres, et sur l'insistance du créé notamment hommes appelés hommes, atteste 

avoir repris une cuillerée d'étoiles.



                              *


Bel amour raté oh ma conquête déjà barrée, c'est comme si j'avais peint. J'atteste, en ton sommeil,

avoir retouché une caresse.


                              $


Je soussigné atteste l'avoir vu le lièvre arctique Le galoper tout ce silence

Pour survenir en d'autres mondes

Moi qui ai prononcé les mots
Du maître du maître des neiges

Elle va vers le froid la première
Diront les uns diront les autres

Et s'agissant de ma mère

Moi qui ai prononcé les mots
Du maître du maître des neiges

Ecoute ce qui est ou jamais
Est jamais à jamais tu
Ou un secret n'est rien

Diront les uns diront les autres


Un secret à jamais tu n'est rien
                         










  

jeudi 24 avril 2014

NEO-DICO II AUGMENTE D'UNE SURPRISE A LA GUILLEVIC

ANATOMIE. Partie de l'anatomie ( vx. : Brassens, Polnareff). 

CANNIBALES. Alors il y en a encore ou pas ?

COM. (Fin XXe). Plus on en fait, plus il est de bon ton de la condamner / Mots dont le temps qui passe est absent / antonyme : " poésie " ; ex. :



                    LES DEUX ROCHERS DU GOUEROU

          Moi granit
          Toi granit
          La marée essaierait
          De nous faire
          Communiquer,
          Elle aurait tort.


(C'était la surprise.)

MARIE-SALOPE. 2. Fille de la vase qui drague le chaland (voir Néo-Dico I).

QUANTIQUE.  Si on se sent dépassé, affirmer que Newton est dépassé.

RAMASSAGE.  (Usage restreint) s'applique à la même heure à deux catégories exclusives, les ordures et les enfants. 

WEHRMACHT. Contraire de la Bundeswehr.




samedi 19 avril 2014

NEO-DICO DES IDEES REÇUES I



(Qui vous disait que je cherchais de nouveaux "concepts" ?)




BUNDESWEHR.  Contraire de la Wehrmacht.

DUO DE SAUCISSONS.  Une rondelle de sec, une à l'ail. Entrée haut de gamme proposée dans la cantine de ma fille avant la pizza aux lardons. (Déb. XXIe).

FOOTBALL. Il y en a ce soir. / Science qui étudie les noms bizarres des citadins (pour Biterrois, voir "rugby").

GROUPE DE ROCK. Quatuor composé de quatre copains de Terminale. / Formation musicale où après le troisième album le chanteur et le bassiste se disputent pendant vingt ans et se retrouvent pour un concert caritatif.

MARIE-SALOPE. (pl. maries-salopes). MAR. Chaland à fond mobile destiné à recevoir les vases extraites par une drague (voir petit Lar. grand format).

MASOCHISTE. Syn. : œno-alcoologue.

NU.  (peint., phot.) Nom masculin pour désigner une femme nue.

POLITIQUE.  Tout le monde fait le jeu du Front National. Même lui.

ROCK. Musique disparue après les Beatles; non, Nirvana.

RUGBY. (pour kwarkito) L'esprit est bien meilleur qu'au foot. / Sport des Biterrois.

SOUCI. Problème (pol. cor., fin XXe).

SYMPHONIE. Tantôt ça fait trop de bruit, tantôt on n'on entend rien.

VARIABLE.  METEOR.  Désigne un ciel assez nuageux : en plus, lui et la main de la dame à la télé cachent toujours le soleil.

       (A suivre bien sûr. C'est moi qui ai commencé, t'as plus le droit. Ou plutôt si, joue avec moi).

vendredi 11 avril 2014

ENCORE PLUS MAIGRE




L'aveugle est musicien
Mais de la même musique

Seul le froid se frissonne


                    *


C'était un pauvre instant

Deux trois oiseaux volaient

Malheureux le malheureux !



                    *


Oh mains de faire tout ça !
C'est le violon d'être pur

Elles, même les tendre c'est creuser





mardi 8 avril 2014

TORRENT




Ce serait le pêcheur
Assis là.
Non, non,
Plus au bord
Du temps.

Du fracas.

Du silence.

Ce seraient les truites

Assises là.
Non, non,
Plus au fond
De ma pensée.

Du créé.

Du rien.

Et nous soudain :

" Là ! là !
Un instant
En dépasse
Un autre ! "

Le dit.
L'inutile.

A cause du fracas du rien.



lundi 31 mars 2014

LA MADELEINE PENITENTE, LA TOUR, QUIGNARD





Il y eut chez nous extinction des feux, chandelles mises à part, pendant une heure, en réponse à l'appel d'organisations humaines allant au secours, non de la "Planète", comme le terme en était apparu depuis quelques années, ni même de la Terre, mais de l'Homme devenu responsable, ainsi qu'un malheureux astéroïde venu de nulle part, de sa propre survie et de la protection des vies végétale et animale. Ce type d'action commune m'inspirait habituellement une vague grogne, et surtout me faisait irrésistiblement penser aux rites expiatoires de toujours : si un Romain, sortant de chez lui, apercevait tel oiseau venu de la gauche, de la sinistra, il pouvait par exemple déchirer un petit bout de sa tunique pour compenser ce mauvais présage et, la paix précaire ainsi rétablie entre lui et les dieux, poursuivre sa déambulation. De même, avec une journée sans voitures, on pouvait se remettre à polluer; avec une journée de la femme, continuer à la siffler, sous-payer ou battre, etc. Cela renvoyait à quelque chose de l'ordre de la superstition, du Trouble Obsessionnel Compulsif de groupe. On me dirait que ce raisonnement était spécieux, qu'il s'agissait de sensibilisation... eh bien oui : c'est-à-dire prendre exactement  à son compte l'anticipation des publicitaires et des politiques, qui "amènent" une réforme des retraites, une taxe, une "dédiabolisation" quelconques. A titre personnel, je préférais les "Blitzkriege", les exemples, les appels du 18 juin : harceler par surprise un gros bateau avec un petit pour sauver une baleine. Mais chacun jugerait. Ce qui m'importait d'exprimer à présent, c'était l'étrange intensité vibratoire de ce moment vécu en famille comme un rite, à la chandelle de cire - c'est-à-dire comme à Versailles, comme chez le roi monsieur, et non au suif des pauvres, extrêmement polluant. Evidemment pour la chandelle il faudrait les abeilles, n'est-ce pas ? J'en vins très vite à penser aux Leçons de Ténèbres du XVIIe siècle.



   " Il y eut deux grandes chandelles dans notre histoire et elles ont coïncidé dans le temps : les leçons de ténèbres de la musique baroque, les chandelles des toiles de La Tour. Les offices des Ténèbres, lors de la semaine sainte, constituaient un rite au cours duquel on éteignait une à une, dans le chant, les lettres hébraïques qui forment le nom de Dieu et, une à une, grâce au souffle d'un enfant en robe rouge et en surplis, les bougies qui les représentaient dans l'obscurité de l'agonie. On chantait les Lamentations de Jérémie et les soupirs de Madeleine. Les versets des Lamentations étaient entrecoupés de vocalises sur les lettres hébraïques placées en acrostiche. "

                        Pascal Quignard, La nuit et le silence, FLOHIC - éditions -, 1995.

J'imagine où en moi-même un tel rite janséniste aurait pu me conduire, la lumière baissant par degrés aux vocalises de Couperin sur "aleph", "beth". Il serait encore pratiqué de nos jours : certains "pénitents blancs" précisent qu'une unique chandelle reste allumée, espoir de résurrection, et que tous soudain "imitent" par du vacarme le phénomène tellurique accompagnant l'instant de la mort sur le Golgotha. Cf "penitentsblancs.fr", libellé "office des ténèbres".

Pour la petite ou la grande histoire, le lendemain de toute cette chandellerie, le peuple de France était convié au seul rite laïc : le vote dans toutes ses étapes - déplacement, profession d'appartenance à la communauté, isolement, écoute de l'énoncé de son nom, acte, signature, retour, dépouillement. Les écoles furent aussi vides que des églises à l'heure de la messe. L'abstention inquiète toujours la démocratie.

Mais la seule nouvelle qui m'attrista vraiment fut celle de la mode, nouvelle, du "SELFIE" dans l'ISOLOIR. C'était elle, la bougie éteinte cette fois devant mes yeux.      



samedi 29 mars 2014

MANUEL D'ENFANCE II

                                                                                 Pour Jean-Marc Peyrot.



Au grenier.

Dans la malle il y a deux cordes : une pour moi, une pour le pendu. 


Au grenier.

Ça, c'est un ancêtre. Je te le donne.


La balançoire.

Fesses du temps qui grince, de moins en moins avec la nuit qui tombe. De plus en plus.


Le défi.

Toi, et toi, et toi aussi, dans mon monde je ne vous raterai pas. 


En auto.

C'est bon à l'arrière quand on roule loin dans la nuit. Sous une couverture. Trop petite, pour se cacher encore mieux.


L'escalade.

Tu vois le pommier qui n'existe plus ? Je t'apprendrai les prises.






jeudi 20 mars 2014

SENTENTIA XVII

Si je ne suis pas là pour déranger, je ne suis pas là. A la condition morale de me déranger moi-même. A chaque signe. Comme à chaque pas. Car chaque pas de chacun est un signe.

mercredi 19 mars 2014

3. C'EST LE TIEN ?

Toujours pour Adeline et Lucia. Quand, par exemple, votre mère est morte, vous n'êtes pas pressé. L'expérience est dure, douce, étrange. Vous pouvez, par exemple, continuer à tenir votre blog, mais vous interrompre n'importe où et reprendre le lendemain. Vous lisez moins vos statistiques, il n'y a rien d'urgent au fait d'être lu ou non. Vous vous souciez moins de la mise en page, c'est comme distrait. Vous ne vous prenez plus pour votre éditeur. Vous n'êtes pas non plus Anne Frank, les méchants ne vous attendent pas à la sortie ni dans votre réduit lui-même. Le réduit devient vaste comme l'univers. Un jour vous redeviendrez entièrement disponible aux vôtres. Et aussi au hasard d'heureuses rencontres comme celle d'Adeline et de Lucia. La seule difficulté est que les vôtres qui ont besoin de vous vous bousculent toujours trop, non par méchanceté, par nécessité plutôt car les vôtres qui vous aiment et que vous aimez appartiennent au quotidien et que c'est le quotidien qui vous bouscule, pas eux, ces amours, en tant que tels. D'ailleurs vous voulez être seul mais avec eux : vous ne pouvez pas leur demander ça quand même. Vos défauts, vos addictions, vos obsessions s'accentuent. Pour conclure cet exemple de quand votre mère est morte, cela ressemble, on le voit bien, à tout ce qui constitue une dépression, c'en est une : une dépression qui n'est pas la maladie de la dépression puisque c'est si on ne l'a pas quand votre mère est morte, ce serait ça la maladie. Les sociétés traditionnelles, sans doute, intégraient mieux le deuil dans ce qui justement constitue une société : à travers de grands comme de petits signes, voire des interdits, et surtout des durées. Après une brève avalanche de famille, une carte solennelle sur votre lieu de travail, un mot de chacun (chacun a le droit et le devoir d'un mot, y passe, et ne revient plus), vous voilà seul comme une piéta avec votre mort dans les bras. A propos de celle-ci, d'où m'est toujours venu ce trouble, presque cette gêne ? J'ai un bêtement compris un jour cette extrême violence : une mère de quinze ans porte un monsieur mort qui est son fils. Le catholicisme adore la Vierge, alors comment représenter une mère vieille fille ? Mais quel choc ! Si on interdit Lars von Trier aux moins de dix-huit ans, il faut interdire Michel-Ange aux moins de douze ans. C'est à Dominique queToujours pour Adeline et Lucia. Quand, par exemple, votre mère est morte, vous n'êtes pas pressé. L'expérience est dure, douce, étrange. Vous pouvez, par exemple, continuer à tenir votre blog, mais vous interrompre n'importe où et reprendre le lendemain. Vous lisez moins vos statistiques, il n'y a rien d'urgent au fait d'être lu ou non. Vous vous souciez moins de la mise en page, c'est comme distrait. Vous ne vous prenez plus pour votre éditeur. Vous n'êtes pas non plus Anne Frank, les méchants ne vous attendent pas à la sortie ni dans votre réduit lui-même. Le réduit devient vaste comme l'univers. Un jour vous redeviendrez entièrement disponible aux vôtres. Et aussi au hasard d'heureuses rencontres comme celle d'Adeline et de Lucia. La seule difficulté est que les vôtres qui ont besoin de vous vous bousculent toujours trop, non par méchanceté, par nécessité plutôt car les vôtres qui vous aiment et que vous aimez appartiennent au quotidien et que c'est le quotidien qui vous bouscule, pas eux, ces amours, en tant que tels. D'ailleurs vous voulez être seul mais avec eux : vous ne pouvez pas leur demander ça quand même. Vos défauts, vos addictions, vos obsessions s'accentuent. Pour conclure cet exemple de quand votre mère est morte, cela ressemble, on le voit bien, à tout ce qui constitue une dépression, c'en est une : une dépression qui n'est pas la maladie de la dépression puisque c'est si on ne l'a pas quand votre mère est morte, ce serait ça la maladie. Les sociétés traditionnelles, sans doute, intégraient mieux le deuil dans ce qui justement constitue une société : à travers de grands comme de petits signes, voire des interdits, et surtout des durées. Après une brève avalanche de famille, une carte solennelle sur votre lieu de travail, un mot de chacun (chacun a le droit et le devoir d'un mot, y passe, et ne revient plus), vous voilà seul comme une piéta avec votre mort dans les bras. A propos de celle-ci, d'où m'est toujours venu ce trouble, presque cette gêne ? J'ai un bêtement compris un jour cette extrême violence : une mère de quinze ans porte un monsieur mort qui est son fils. Le catholicisme adore la Vierge, alors comment représenter une mère vieille fille ? Mais quel choc ! Si on interdit Lars von Trier aux moins de dix-huit ans, il faut interdire Michel-Ange aux moins de douze ans. C'est à Dominique queToujours pour Adeline et Lucia. Quand, par exemple, votre mère est morte, vous n'êtes pas pressé. L'expérience est dure, douce, étrange. Vous pouvez, par exemple, continuer à tenir votre blog, mais vous interrompre n'importe où et reprendre le lendemain. Vous lisez moins vos statistiques, il n'y a rien d'urgent au fait d'être lu ou non. Vous vous souciez moins de la mise en page, c'est comme distrait. Vous ne vous prenez plus pour votre éditeur. Vous n'êtes pas non plus Anne Frank, les méchants ne vous attendent pas à la sortie ni dans votre réduit lui-même. Le réduit devient vaste comme l'univers. Un jour vous redeviendrez entièrement disponible aux vôtres. Et aussi au hasard d'heureuses rencontres comme celle d'Adeline et de Lucia. La seule difficulté est que les vôtres qui ont besoin de vous vous bousculent toujours trop, non par méchanceté, par nécessité plutôt car les vôtres qui vous aiment et que vous aimez appartiennent au quotidien et que c'est le quotidien qui vous bouscule, pas eux, ces amours, en tant que tels. D'ailleurs vous voulez être seul mais avec eux : vous ne pouvez pas leur demander ça quand même. Vos défauts, vos addictions, vos obsessions s'accentuent. Pour conclure cet exemple de quand votre mère est morte, cela ressemble, on le voit bien, à tout ce qui constitue une dépression, c'en est une : une dépression qui n'est pas la maladie de la dépression puisque c'est si on ne l'a pas quand votre mère est morte, ce serait ça la maladie. Les sociétés traditionnelles, sans doute, intégraient mieux le deuil dans ce qui justement constitue une société : à travers de grands comme de petits signes, voire des interdits, et surtout des durées. Après une brève avalanche de famille, une carte solennelle sur votre lieu de travail, un mot de chacun (chacun a le droit et le devoir d'un mot, y passe, et ne revient plus), vous voilà seul comme une piéta avec votre mort dans les bras. A propos de celle-ci, d'où m'est toujours venu ce trouble, presque cette gêne ? J'ai un bêtement compris un jour cette extrême violence : une mère de quinze ans porte un monsieur mort qui est son fils. Le catholicisme adore la Vierge, alors comment représenter une mère vieille fille ? Mais quel choc ! Si on interdit Lars von Trier aux moins de dix-huit ans, il faut interdire Michel-Ange aux moins de douze ans. C'est à Dominique queToujours pour Adeline et Lucia. Quand, par exemple, votre mère est morte, vous n'êtes pas pressé. L'expérience est dure, douce, étrange. Vous pouvez, par exemple, continuer à tenir votre blog, mais vous interrompre n'importe où et reprendre le lendemain. Vous lisez moins vos statistiques, il n'y a rien d'urgent au fait d'être lu ou non. Vous vous souciez moins de la mise en page, c'est comme distrait. Vous ne vous prenez plus pour votre éditeur. Vous n'êtes pas non plus Anne Frank, les méchants ne vous attendent pas à la sortie ni dans votre réduit lui-même. Le réduit devient vaste comme l'univers. Un jour vous redeviendrez entièrement disponible aux vôtres. Et aussi au hasard d'heureuses rencontres comme celle d'Adeline et de Lucia. La seule difficulté est que les vôtres qui ont besoin de vous vous bousculent toujours trop, non par méchanceté, par nécessité plutôt car les vôtres qui vous aiment et que vous aimez appartiennent au quotidien et que c'est le quotidien qui vous bouscule, pas eux, ces amours, en tant que tels. D'ailleurs vous voulez être seul mais avec eux : vous ne pouvez pas leur demander ça quand même. Vos défauts, vos addictions, vos obsessions s'accentuent. Pour conclure cet exemple de quand votre mère est morte, cela ressemble, on le voit bien, à tout ce qui constitue une dépression, c'en est une : une dépression qui n'est pas la maladie de la dépression puisque c'est si on ne l'a pas quand votre mère est morte, ce serait ça la maladie. Les sociétés traditionnelles, sans doute, intégraient mieux le deuil dans ce qui justement constitue une société : à travers de grands comme de petits signes, voire des interdits, et surtout des durées. Après une brève avalanche de famille, une carte solennelle sur votre lieu de travail, un mot de chacun (chacun a le droit et le devoir d'un mot, y passe, et ne revient plus), vous voilà seul comme une piéta avec votre mort dans les bras. A propos de celle-ci, d'où m'est toujours venu ce trouble, presque cette gêne ? J'ai un bêtement compris un jour cette extrême violence : une mère de quinze ans porte un monsieur mort qui est son fils. Le catholicisme adore la Vierge, alors comment représenter une mère vieille fille ? Mais quel choc ! Si on interdit Lars von Trier aux moins de dix-huit ans, il faut interdire Michel-Ange aux moins de douze ans. C'est à Dominique queToujours pour Adeline et Lucia. Quand, par exemple, votre mère est morte, vous n'êtes pas pressé. L'expérience est dure, douce, étrange. Vous pouvez, par exemple, continuer à tenir votre blog, mais vous interrompre n'importe où et reprendre le lendemain. Vous lisez moins vos statistiques, il n'y a rien d'urgent au fait d'être lu ou non. Vous vous souciez moins de la mise en page, c'est comme distrait. Vous ne vous prenez plus pour votre éditeur. Vous n'êtes pas non plus Anne Frank, les méchants ne vous attendent pas à la sortie ni dans votre réduit lui-même. Le réduit devient vaste comme l'univers. Un jour vous redeviendrez entièrement disponible aux vôtres. Et aussi au hasard d'heureuses rencontres comme celle d'Adeline et de Lucia. La seule difficulté est que les vôtres qui ont besoin de vous vous bousculent toujours trop, non par méchanceté, par nécessité plutôt car les vôtres qui vous aiment et que vous aimez appartiennent au quotidien et que c'est le quotidien qui vous bouscule, pas eux, ces amours, en tant que tels. D'ailleurs vous voulez être seul mais avec eux : vous ne pouvez pas leur demander ça quand même. Vos défauts, vos addictions, vos obsessions s'accentuent. Pour conclure cet exemple de quand votre mère est morte, cela ressemble, on le voit bien, à tout ce qui constitue une dépression, c'en est une : une dépression qui n'est pas la maladie de la dépression puisque c'est si on ne l'a pas quand votre mère est morte, ce serait ça la maladie. Les sociétés traditionnelles, sans doute, intégraient mieux le deuil dans ce qui justement constitue une société : à travers de grands comme de petits signes, voire des interdits, et surtout des durées. Après une brève avalanche de famille, une carte solennelle sur votre lieu de travail, un mot de chacun (chacun a le droit et le devoir d'un mot, y passe, et ne revient plus), vous voilà seul comme une piéta avec votre mort dans les bras. A propos de celle-ci, d'où m'est toujours venu ce trouble, presque cette gêne ? J'ai un bêtement compris un jour cette extrême violence : une mère de quinze ans porte un monsieur mort qui est son fils. Le catholicisme adore la Vierge, alors comment représenter une mère vieille fille ? Mais quel choc ! Si on interdit Lars von Trier aux moins de dix-huit ans, il faut interdire Michel-Ange aux moins de douze ans. C'est à Dominique queEncore pour Adeline et Lucia, je ne sais pas pourquoi, elles étaient belles, ce soir-là, à tous points de vue. Etait-ce cette conversation de hasard dans un café parisien, avant ou après le décès ? Je ne sais plus. Et je n'ai en aucune manière à leur faire porter ma charge, ni les aider à porter la leur. Au passage et si jamais elles me lisent, qu'elles se rassurent à ce sujet. Avec vous, Adeline, Lucia, je souhaite être léger et grave comme nous l'avons été, je ne souhaite pas être lourd et... léger. Passons à l'ordre du jour. Un décès important m'impose le présent, moi qui militais pour l'imparfait, pour "le journal de la veille" comme disait Mitterrand. Voici qu'Alen n'a plus accès à ses temps habituels. D'où vient que cela me gêne, de vous parler au passé - non, au non fini - comme à l'habitude sur ce blog ? La poésie, elle, ne me gêne pas du tout, elle est là elle travaille à côté de moi comme mon chat s'installe quelque part dans la nuit entre ma compagne et moi sans réveiller ni l'un ni l'autre. Seule la poésie est peut-être "ipsa lingua", la langue elle-même, que rien ni personne ne fera taire ; la fidèle. A la suite de l'ordre du jour, il y a une promenade, le long d'une jolie rivière près de Paris ("à deux pas du géant qui dort" disait Totor Hugo et ça n'a pas changé), durant laquelle je travaillais, en chant, l'air du Catalogue de Don Giovanni, croisant quelques joggers. Nous nous saluions entre égaux : ils couraient vraiment, moi je marchais vite en chantant vraiment. Puis, soudain, après la rivière, entre deux maisons, une peluche. DESCRIPTION : VAGUEMENT UN HIBOU, ROUGE AUX CHEVEUX BLEUS. Possiblement un doudou. Est-ce le tien ? Si c'est le cas, il t'attend et nous le consolons au O6 71 15 04 89. C'est que tu peux être loin et tes parents t'ont déplacé(e) en te tuant un petit peu avec un 4x4 diesel. C'est pour ça, tu comprends, lecteur, que pour la première fois je donne le numéro d'Alen. Y a t'il une suite à l'ordre du jour ? Non, pas une voix ? Ah si. Règle de drague n° 624. J'avais donc ce truc à la main, des travailleurs travaillaient, l'un était un grand et gros noir dont j'ai senti le bon regard, alors je lui ai dit : "C'est ton doudou, c'est toi qui l'as perdu ?" Le rire et la réponse doivent être la molécule des antidépresseurs. Puis j'ai croisé une jolie jeune maman et son bébé : Ah là j'allais (des fois) emballer. Même molécule. Un certain Olivier Milza (je ne sais pas encore créer un lien) est absolument persuadé que j'allais opter pour le monsieur... même noir... même ouvrier... Je défends tellement la cause homosexuelle que j'aimerais être d'accord avec lui. Mais hélas je ne suis pas gay et je ne milite pas à l'UMP, ni ailleurs d'ailleurs. Ni ailleurs d'ailleurs. Pardon : pour Adeline, pour Lucia, pour mes enfants, pour la Terre (la planète ? Certainement pas si on ne me dit pas laquelle), pour mes trois amours augmentés de mes trois amours de chats, je milite. En fait, je milite fondamentalement. Et chez qui sont les fondamentaux ? J'allais oublier Marco. Adeline, si c'est ton doudou... mais tu l'as déjà, mon numéro, je vais être en retard chez le dentiste et en plus