lundi 31 mars 2014

LA MADELEINE PENITENTE, LA TOUR, QUIGNARD





Il y eut chez nous extinction des feux, chandelles mises à part, pendant une heure, en réponse à l'appel d'organisations humaines allant au secours, non de la "Planète", comme le terme en était apparu depuis quelques années, ni même de la Terre, mais de l'Homme devenu responsable, ainsi qu'un malheureux astéroïde venu de nulle part, de sa propre survie et de la protection des vies végétale et animale. Ce type d'action commune m'inspirait habituellement une vague grogne, et surtout me faisait irrésistiblement penser aux rites expiatoires de toujours : si un Romain, sortant de chez lui, apercevait tel oiseau venu de la gauche, de la sinistra, il pouvait par exemple déchirer un petit bout de sa tunique pour compenser ce mauvais présage et, la paix précaire ainsi rétablie entre lui et les dieux, poursuivre sa déambulation. De même, avec une journée sans voitures, on pouvait se remettre à polluer; avec une journée de la femme, continuer à la siffler, sous-payer ou battre, etc. Cela renvoyait à quelque chose de l'ordre de la superstition, du Trouble Obsessionnel Compulsif de groupe. On me dirait que ce raisonnement était spécieux, qu'il s'agissait de sensibilisation... eh bien oui : c'est-à-dire prendre exactement  à son compte l'anticipation des publicitaires et des politiques, qui "amènent" une réforme des retraites, une taxe, une "dédiabolisation" quelconques. A titre personnel, je préférais les "Blitzkriege", les exemples, les appels du 18 juin : harceler par surprise un gros bateau avec un petit pour sauver une baleine. Mais chacun jugerait. Ce qui m'importait d'exprimer à présent, c'était l'étrange intensité vibratoire de ce moment vécu en famille comme un rite, à la chandelle de cire - c'est-à-dire comme à Versailles, comme chez le roi monsieur, et non au suif des pauvres, extrêmement polluant. Evidemment pour la chandelle il faudrait les abeilles, n'est-ce pas ? J'en vins très vite à penser aux Leçons de Ténèbres du XVIIe siècle.



   " Il y eut deux grandes chandelles dans notre histoire et elles ont coïncidé dans le temps : les leçons de ténèbres de la musique baroque, les chandelles des toiles de La Tour. Les offices des Ténèbres, lors de la semaine sainte, constituaient un rite au cours duquel on éteignait une à une, dans le chant, les lettres hébraïques qui forment le nom de Dieu et, une à une, grâce au souffle d'un enfant en robe rouge et en surplis, les bougies qui les représentaient dans l'obscurité de l'agonie. On chantait les Lamentations de Jérémie et les soupirs de Madeleine. Les versets des Lamentations étaient entrecoupés de vocalises sur les lettres hébraïques placées en acrostiche. "

                        Pascal Quignard, La nuit et le silence, FLOHIC - éditions -, 1995.

J'imagine où en moi-même un tel rite janséniste aurait pu me conduire, la lumière baissant par degrés aux vocalises de Couperin sur "aleph", "beth". Il serait encore pratiqué de nos jours : certains "pénitents blancs" précisent qu'une unique chandelle reste allumée, espoir de résurrection, et que tous soudain "imitent" par du vacarme le phénomène tellurique accompagnant l'instant de la mort sur le Golgotha. Cf "penitentsblancs.fr", libellé "office des ténèbres".

Pour la petite ou la grande histoire, le lendemain de toute cette chandellerie, le peuple de France était convié au seul rite laïc : le vote dans toutes ses étapes - déplacement, profession d'appartenance à la communauté, isolement, écoute de l'énoncé de son nom, acte, signature, retour, dépouillement. Les écoles furent aussi vides que des églises à l'heure de la messe. L'abstention inquiète toujours la démocratie.

Mais la seule nouvelle qui m'attrista vraiment fut celle de la mode, nouvelle, du "SELFIE" dans l'ISOLOIR. C'était elle, la bougie éteinte cette fois devant mes yeux.      



samedi 29 mars 2014

MANUEL D'ENFANCE II

                                                                                 Pour Jean-Marc Peyrot.



Au grenier.

Dans la malle il y a deux cordes : une pour moi, une pour le pendu. 


Au grenier.

Ça, c'est un ancêtre. Je te le donne.


La balançoire.

Fesses du temps qui grince, de moins en moins avec la nuit qui tombe. De plus en plus.


Le défi.

Toi, et toi, et toi aussi, dans mon monde je ne vous raterai pas. 


En auto.

C'est bon à l'arrière quand on roule loin dans la nuit. Sous une couverture. Trop petite, pour se cacher encore mieux.


L'escalade.

Tu vois le pommier qui n'existe plus ? Je t'apprendrai les prises.






jeudi 20 mars 2014

SENTENTIA XVII

Si je ne suis pas là pour déranger, je ne suis pas là. A la condition morale de me déranger moi-même. A chaque signe. Comme à chaque pas. Car chaque pas de chacun est un signe.

mercredi 19 mars 2014

3. C'EST LE TIEN ?

Toujours pour Adeline et Lucia. Quand, par exemple, votre mère est morte, vous n'êtes pas pressé. L'expérience est dure, douce, étrange. Vous pouvez, par exemple, continuer à tenir votre blog, mais vous interrompre n'importe où et reprendre le lendemain. Vous lisez moins vos statistiques, il n'y a rien d'urgent au fait d'être lu ou non. Vous vous souciez moins de la mise en page, c'est comme distrait. Vous ne vous prenez plus pour votre éditeur. Vous n'êtes pas non plus Anne Frank, les méchants ne vous attendent pas à la sortie ni dans votre réduit lui-même. Le réduit devient vaste comme l'univers. Un jour vous redeviendrez entièrement disponible aux vôtres. Et aussi au hasard d'heureuses rencontres comme celle d'Adeline et de Lucia. La seule difficulté est que les vôtres qui ont besoin de vous vous bousculent toujours trop, non par méchanceté, par nécessité plutôt car les vôtres qui vous aiment et que vous aimez appartiennent au quotidien et que c'est le quotidien qui vous bouscule, pas eux, ces amours, en tant que tels. D'ailleurs vous voulez être seul mais avec eux : vous ne pouvez pas leur demander ça quand même. Vos défauts, vos addictions, vos obsessions s'accentuent. Pour conclure cet exemple de quand votre mère est morte, cela ressemble, on le voit bien, à tout ce qui constitue une dépression, c'en est une : une dépression qui n'est pas la maladie de la dépression puisque c'est si on ne l'a pas quand votre mère est morte, ce serait ça la maladie. Les sociétés traditionnelles, sans doute, intégraient mieux le deuil dans ce qui justement constitue une société : à travers de grands comme de petits signes, voire des interdits, et surtout des durées. Après une brève avalanche de famille, une carte solennelle sur votre lieu de travail, un mot de chacun (chacun a le droit et le devoir d'un mot, y passe, et ne revient plus), vous voilà seul comme une piéta avec votre mort dans les bras. A propos de celle-ci, d'où m'est toujours venu ce trouble, presque cette gêne ? J'ai un bêtement compris un jour cette extrême violence : une mère de quinze ans porte un monsieur mort qui est son fils. Le catholicisme adore la Vierge, alors comment représenter une mère vieille fille ? Mais quel choc ! Si on interdit Lars von Trier aux moins de dix-huit ans, il faut interdire Michel-Ange aux moins de douze ans. C'est à Dominique queToujours pour Adeline et Lucia. Quand, par exemple, votre mère est morte, vous n'êtes pas pressé. L'expérience est dure, douce, étrange. Vous pouvez, par exemple, continuer à tenir votre blog, mais vous interrompre n'importe où et reprendre le lendemain. Vous lisez moins vos statistiques, il n'y a rien d'urgent au fait d'être lu ou non. Vous vous souciez moins de la mise en page, c'est comme distrait. Vous ne vous prenez plus pour votre éditeur. Vous n'êtes pas non plus Anne Frank, les méchants ne vous attendent pas à la sortie ni dans votre réduit lui-même. Le réduit devient vaste comme l'univers. Un jour vous redeviendrez entièrement disponible aux vôtres. Et aussi au hasard d'heureuses rencontres comme celle d'Adeline et de Lucia. La seule difficulté est que les vôtres qui ont besoin de vous vous bousculent toujours trop, non par méchanceté, par nécessité plutôt car les vôtres qui vous aiment et que vous aimez appartiennent au quotidien et que c'est le quotidien qui vous bouscule, pas eux, ces amours, en tant que tels. D'ailleurs vous voulez être seul mais avec eux : vous ne pouvez pas leur demander ça quand même. Vos défauts, vos addictions, vos obsessions s'accentuent. Pour conclure cet exemple de quand votre mère est morte, cela ressemble, on le voit bien, à tout ce qui constitue une dépression, c'en est une : une dépression qui n'est pas la maladie de la dépression puisque c'est si on ne l'a pas quand votre mère est morte, ce serait ça la maladie. Les sociétés traditionnelles, sans doute, intégraient mieux le deuil dans ce qui justement constitue une société : à travers de grands comme de petits signes, voire des interdits, et surtout des durées. Après une brève avalanche de famille, une carte solennelle sur votre lieu de travail, un mot de chacun (chacun a le droit et le devoir d'un mot, y passe, et ne revient plus), vous voilà seul comme une piéta avec votre mort dans les bras. A propos de celle-ci, d'où m'est toujours venu ce trouble, presque cette gêne ? J'ai un bêtement compris un jour cette extrême violence : une mère de quinze ans porte un monsieur mort qui est son fils. Le catholicisme adore la Vierge, alors comment représenter une mère vieille fille ? Mais quel choc ! Si on interdit Lars von Trier aux moins de dix-huit ans, il faut interdire Michel-Ange aux moins de douze ans. C'est à Dominique queToujours pour Adeline et Lucia. Quand, par exemple, votre mère est morte, vous n'êtes pas pressé. L'expérience est dure, douce, étrange. Vous pouvez, par exemple, continuer à tenir votre blog, mais vous interrompre n'importe où et reprendre le lendemain. Vous lisez moins vos statistiques, il n'y a rien d'urgent au fait d'être lu ou non. Vous vous souciez moins de la mise en page, c'est comme distrait. Vous ne vous prenez plus pour votre éditeur. Vous n'êtes pas non plus Anne Frank, les méchants ne vous attendent pas à la sortie ni dans votre réduit lui-même. Le réduit devient vaste comme l'univers. Un jour vous redeviendrez entièrement disponible aux vôtres. Et aussi au hasard d'heureuses rencontres comme celle d'Adeline et de Lucia. La seule difficulté est que les vôtres qui ont besoin de vous vous bousculent toujours trop, non par méchanceté, par nécessité plutôt car les vôtres qui vous aiment et que vous aimez appartiennent au quotidien et que c'est le quotidien qui vous bouscule, pas eux, ces amours, en tant que tels. D'ailleurs vous voulez être seul mais avec eux : vous ne pouvez pas leur demander ça quand même. Vos défauts, vos addictions, vos obsessions s'accentuent. Pour conclure cet exemple de quand votre mère est morte, cela ressemble, on le voit bien, à tout ce qui constitue une dépression, c'en est une : une dépression qui n'est pas la maladie de la dépression puisque c'est si on ne l'a pas quand votre mère est morte, ce serait ça la maladie. Les sociétés traditionnelles, sans doute, intégraient mieux le deuil dans ce qui justement constitue une société : à travers de grands comme de petits signes, voire des interdits, et surtout des durées. Après une brève avalanche de famille, une carte solennelle sur votre lieu de travail, un mot de chacun (chacun a le droit et le devoir d'un mot, y passe, et ne revient plus), vous voilà seul comme une piéta avec votre mort dans les bras. A propos de celle-ci, d'où m'est toujours venu ce trouble, presque cette gêne ? J'ai un bêtement compris un jour cette extrême violence : une mère de quinze ans porte un monsieur mort qui est son fils. Le catholicisme adore la Vierge, alors comment représenter une mère vieille fille ? Mais quel choc ! Si on interdit Lars von Trier aux moins de dix-huit ans, il faut interdire Michel-Ange aux moins de douze ans. C'est à Dominique queToujours pour Adeline et Lucia. Quand, par exemple, votre mère est morte, vous n'êtes pas pressé. L'expérience est dure, douce, étrange. Vous pouvez, par exemple, continuer à tenir votre blog, mais vous interrompre n'importe où et reprendre le lendemain. Vous lisez moins vos statistiques, il n'y a rien d'urgent au fait d'être lu ou non. Vous vous souciez moins de la mise en page, c'est comme distrait. Vous ne vous prenez plus pour votre éditeur. Vous n'êtes pas non plus Anne Frank, les méchants ne vous attendent pas à la sortie ni dans votre réduit lui-même. Le réduit devient vaste comme l'univers. Un jour vous redeviendrez entièrement disponible aux vôtres. Et aussi au hasard d'heureuses rencontres comme celle d'Adeline et de Lucia. La seule difficulté est que les vôtres qui ont besoin de vous vous bousculent toujours trop, non par méchanceté, par nécessité plutôt car les vôtres qui vous aiment et que vous aimez appartiennent au quotidien et que c'est le quotidien qui vous bouscule, pas eux, ces amours, en tant que tels. D'ailleurs vous voulez être seul mais avec eux : vous ne pouvez pas leur demander ça quand même. Vos défauts, vos addictions, vos obsessions s'accentuent. Pour conclure cet exemple de quand votre mère est morte, cela ressemble, on le voit bien, à tout ce qui constitue une dépression, c'en est une : une dépression qui n'est pas la maladie de la dépression puisque c'est si on ne l'a pas quand votre mère est morte, ce serait ça la maladie. Les sociétés traditionnelles, sans doute, intégraient mieux le deuil dans ce qui justement constitue une société : à travers de grands comme de petits signes, voire des interdits, et surtout des durées. Après une brève avalanche de famille, une carte solennelle sur votre lieu de travail, un mot de chacun (chacun a le droit et le devoir d'un mot, y passe, et ne revient plus), vous voilà seul comme une piéta avec votre mort dans les bras. A propos de celle-ci, d'où m'est toujours venu ce trouble, presque cette gêne ? J'ai un bêtement compris un jour cette extrême violence : une mère de quinze ans porte un monsieur mort qui est son fils. Le catholicisme adore la Vierge, alors comment représenter une mère vieille fille ? Mais quel choc ! Si on interdit Lars von Trier aux moins de dix-huit ans, il faut interdire Michel-Ange aux moins de douze ans. C'est à Dominique queToujours pour Adeline et Lucia. Quand, par exemple, votre mère est morte, vous n'êtes pas pressé. L'expérience est dure, douce, étrange. Vous pouvez, par exemple, continuer à tenir votre blog, mais vous interrompre n'importe où et reprendre le lendemain. Vous lisez moins vos statistiques, il n'y a rien d'urgent au fait d'être lu ou non. Vous vous souciez moins de la mise en page, c'est comme distrait. Vous ne vous prenez plus pour votre éditeur. Vous n'êtes pas non plus Anne Frank, les méchants ne vous attendent pas à la sortie ni dans votre réduit lui-même. Le réduit devient vaste comme l'univers. Un jour vous redeviendrez entièrement disponible aux vôtres. Et aussi au hasard d'heureuses rencontres comme celle d'Adeline et de Lucia. La seule difficulté est que les vôtres qui ont besoin de vous vous bousculent toujours trop, non par méchanceté, par nécessité plutôt car les vôtres qui vous aiment et que vous aimez appartiennent au quotidien et que c'est le quotidien qui vous bouscule, pas eux, ces amours, en tant que tels. D'ailleurs vous voulez être seul mais avec eux : vous ne pouvez pas leur demander ça quand même. Vos défauts, vos addictions, vos obsessions s'accentuent. Pour conclure cet exemple de quand votre mère est morte, cela ressemble, on le voit bien, à tout ce qui constitue une dépression, c'en est une : une dépression qui n'est pas la maladie de la dépression puisque c'est si on ne l'a pas quand votre mère est morte, ce serait ça la maladie. Les sociétés traditionnelles, sans doute, intégraient mieux le deuil dans ce qui justement constitue une société : à travers de grands comme de petits signes, voire des interdits, et surtout des durées. Après une brève avalanche de famille, une carte solennelle sur votre lieu de travail, un mot de chacun (chacun a le droit et le devoir d'un mot, y passe, et ne revient plus), vous voilà seul comme une piéta avec votre mort dans les bras. A propos de celle-ci, d'où m'est toujours venu ce trouble, presque cette gêne ? J'ai un bêtement compris un jour cette extrême violence : une mère de quinze ans porte un monsieur mort qui est son fils. Le catholicisme adore la Vierge, alors comment représenter une mère vieille fille ? Mais quel choc ! Si on interdit Lars von Trier aux moins de dix-huit ans, il faut interdire Michel-Ange aux moins de douze ans. C'est à Dominique queEncore pour Adeline et Lucia, je ne sais pas pourquoi, elles étaient belles, ce soir-là, à tous points de vue. Etait-ce cette conversation de hasard dans un café parisien, avant ou après le décès ? Je ne sais plus. Et je n'ai en aucune manière à leur faire porter ma charge, ni les aider à porter la leur. Au passage et si jamais elles me lisent, qu'elles se rassurent à ce sujet. Avec vous, Adeline, Lucia, je souhaite être léger et grave comme nous l'avons été, je ne souhaite pas être lourd et... léger. Passons à l'ordre du jour. Un décès important m'impose le présent, moi qui militais pour l'imparfait, pour "le journal de la veille" comme disait Mitterrand. Voici qu'Alen n'a plus accès à ses temps habituels. D'où vient que cela me gêne, de vous parler au passé - non, au non fini - comme à l'habitude sur ce blog ? La poésie, elle, ne me gêne pas du tout, elle est là elle travaille à côté de moi comme mon chat s'installe quelque part dans la nuit entre ma compagne et moi sans réveiller ni l'un ni l'autre. Seule la poésie est peut-être "ipsa lingua", la langue elle-même, que rien ni personne ne fera taire ; la fidèle. A la suite de l'ordre du jour, il y a une promenade, le long d'une jolie rivière près de Paris ("à deux pas du géant qui dort" disait Totor Hugo et ça n'a pas changé), durant laquelle je travaillais, en chant, l'air du Catalogue de Don Giovanni, croisant quelques joggers. Nous nous saluions entre égaux : ils couraient vraiment, moi je marchais vite en chantant vraiment. Puis, soudain, après la rivière, entre deux maisons, une peluche. DESCRIPTION : VAGUEMENT UN HIBOU, ROUGE AUX CHEVEUX BLEUS. Possiblement un doudou. Est-ce le tien ? Si c'est le cas, il t'attend et nous le consolons au O6 71 15 04 89. C'est que tu peux être loin et tes parents t'ont déplacé(e) en te tuant un petit peu avec un 4x4 diesel. C'est pour ça, tu comprends, lecteur, que pour la première fois je donne le numéro d'Alen. Y a t'il une suite à l'ordre du jour ? Non, pas une voix ? Ah si. Règle de drague n° 624. J'avais donc ce truc à la main, des travailleurs travaillaient, l'un était un grand et gros noir dont j'ai senti le bon regard, alors je lui ai dit : "C'est ton doudou, c'est toi qui l'as perdu ?" Le rire et la réponse doivent être la molécule des antidépresseurs. Puis j'ai croisé une jolie jeune maman et son bébé : Ah là j'allais (des fois) emballer. Même molécule. Un certain Olivier Milza (je ne sais pas encore créer un lien) est absolument persuadé que j'allais opter pour le monsieur... même noir... même ouvrier... Je défends tellement la cause homosexuelle que j'aimerais être d'accord avec lui. Mais hélas je ne suis pas gay et je ne milite pas à l'UMP, ni ailleurs d'ailleurs. Ni ailleurs d'ailleurs. Pardon : pour Adeline, pour Lucia, pour mes enfants, pour la Terre (la planète ? Certainement pas si on ne me dit pas laquelle), pour mes trois amours augmentés de mes trois amours de chats, je milite. En fait, je milite fondamentalement. Et chez qui sont les fondamentaux ? J'allais oublier Marco. Adeline, si c'est ton doudou... mais tu l'as déjà, mon numéro, je vais être en retard chez le dentiste et en plus

mardi 18 mars 2014

2. D'OU VIENT CETTE HATE ?

Toujours pour Adeline et Lucia. Quand, par exemple, votre mère est morte, vous n'êtes pas pressé. L'expérience est dure, douce, étrange. Vous pouvez, par exemple, continuer à tenir votre blog, mais vous interrompre n'importe où et reprendre le lendemain. Vous lisez moins vos statistiques, il n'y a rien d'urgent au fait d'être lu ou non. Vous vous souciez moins de la mise en page, c'est comme distrait. Vous ne vous prenez plus pour votre éditeur. Vous n'êtes pas non plus Anne Frank, les méchants ne vous attendent pas à la sortie ni dans votre réduit lui-même. Le réduit devient vaste comme l'univers. Un jour vous redeviendrez entièrement disponible aux vôtres. Et aussi au hasard d'heureuses rencontres comme celle d'Adeline et de Lucia. La seule difficulté est que les vôtres qui ont besoin de vous vous bousculent toujours trop, non par méchanceté, par nécessité plutôt car les vôtres qui vous aiment et que vous aimez appartiennent au quotidien et que c'est le quotidien qui vous bouscule, pas eux, ces amours, en tant que tels. D'ailleurs vous voulez être seul mais avec eux : vous ne pouvez pas leur demander ça quand même. Vos défauts, vos addictions, vos obsessions s'accentuent. Pour conclure cet exemple de quand votre mère est morte, cela ressemble, on le voit bien, à tout ce qui constitue une dépression, c'en est une : une dépression qui n'est pas la maladie de la dépression puisque c'est si on ne l'a pas quand votre mère est morte, ce serait ça la maladie. Les sociétés traditionnelles, sans doute, intégraient mieux le deuil dans ce qui justement constitue une société : à travers de grands comme de petits signes, voire des interdits, et surtout des durées. Après une brève avalanche de famille, une carte solennelle sur votre lieu de travail, un mot de chacun (chacun a le droit et le devoir d'un mot, y passe, et ne revient plus), vous voilà seul comme une piéta avec votre mort dans les bras. A propos de celle-ci, d'où m'est toujours venu ce trouble, presque cette gêne ? J'ai un bêtement compris un jour cette extrême violence : une mère de quinze ans porte un monsieur mort qui est son fils. Le catholicisme adore la Vierge, alors comment représenter une mère vieille fille ? Mais quel choc ! Si on interdit Lars von Trier aux moins de dix-huit ans, il faut interdire Michel-Ange aux moins de douze ans. C'est à Dominique que

dimanche 16 mars 2014

1. LE MILITANTISME

Pour Adeline et Lucia. Il est temps pour moi de quitter absolument la pourriture avant que mon corps la rejoigne absolument. Non pas l'écologie, mais l'écologisme, et le plus strict, est à l'ordre du jour. Je me suis longtemps dit que face à ces questions il convenait, comme pour Henri IV, que Paris valût une messe. Vous avez connu mon espoir centriste. Diverses conversations, car j'ai tendance à parler à tout le monde, et expériences récentes, m'amènent à révéler mon radicalisme, à chercher la petite bête, la particule fine. Il y a comme un excédent de bêtise dans la bêtise ordinaire, en ce moment, ne trouvez-vous pas ? Tout le monde le sent ou je me trompe. Quelque chose devrait déjà être arrivé mais n'est pas encore arrivé. C'est la première fois dans ma vie déjà longue que j'ai ce ressenti. C'est très désagréable. La jeunesse en prend donc plein la figure mais sera peut-être plus vaillante que nous autres, les baby-boomers gâtés un temps, qui aujourd'hui "dégustent" leurs frasques, leurs cigarettes, leur insouciance, leurs babacoolie des seventies et leur fric des eighties. Généralisation très banale est hâtive : certains sont restés fidèles à Joan Baez et Léonard Cohen, beaucoup à leur 4x4. Les époques emportent. On peut accuser Hitler de tout, mais pas d'avoir fait les tranchées. Mais franchement

jeudi 13 mars 2014

REESSAI DE POESIE

Revoici la fille au violon, L'épaule - oui la plus nue au monde. Et et la nuit n'a rien de l'Homme, Mais peu à peu la lune elle reste. Babel elle balbutie et moi Et c'est la langue et c'est l'horreur. O fils ô chœur à bouche fermée, Te voici la bouche sans le m.

vendredi 7 mars 2014

ELYSÉEZ-VOUS ! II

Que je me présente ou non, admettez qu'une des lois de la pub est d'asséner (je vous ai dit quelque part que j'avais travaillé là-dedans,j'ai assez le réflexe, j'aurais dû y rester je serais plus riche, mais : non, je ne regrette pas, ma vie a été un peu plus jolie sinon parfaite). Il faut que ce titre, "Elysées-vous" soit répété afin qu'on ne puisse pas me le voler (une des lois de la pub). Alors je répète et je répéterai. Car enfin, pour trouver "la France forte", "la Force tranquille" etc., ils se rassemblent à combien et pour combien sur notre dos dans une île grecque ? "La France forte" a dû être trouvée en cardio dans une salle de muscu donnant sur la mer Egée, et "la Force tranquille", autrefois, au spa. Et me voilà, seul, Français moyen, disons ni riche ni pauvre mais pas rétribué en fin de carrière pour des études qui gênent ma retraite, ni pour... enfin bon. Et je trouve ça tout seul, je suis content, même fier. Comme "le slogan est maxi porteur, qui le veut me l'achètera très cher. Ou je me présente. J'y pense de plus en plus. Pas question d'aller mendier dans les mairies pour être le rigolo qui a quelques voix. Réseaux, présentez-vous ! ET D'ABORD LES JEUNES A QUI JE NE VEUX PAS PARLER D'UN AUTRE XXe SIECLE. A suivre : le dossier de l'Ukraine. Pour m'entraîner au rôle de chef des armées. A suivre plus tard : la poésie - plus rude discipline. Plus rude, oui. Qui ne nourrit pas son homme. Mais qui le nourrit au point qu'il vit encore.

jeudi 6 mars 2014

ELYSEZ-VOUS

Je reprends. Voyez-vous, je suis prof de français, j'ai fait d'énormes fautes. Je préviens tout individu, groupe, association, parti ou groupe politique : la formule qui fait mon titre, ainsi que la précédente comportant des fautes d'orthographe, est exclusive. Quiconque l'utilisera oralement dans un discours public, ou à l'écrit par voie d'affiche ou de publication, non seulement à quelque échéance électorale mais à tout moment, et en tout pays ou le français est statué langue officielle, s'exposera à des poursuites judiciaires, sauf autorisation de ma part. Rappel : ce qui précède (comme le reste d'ailleurs), édité sur un blog, a valeur de publication et relève des dispositions de la loi française. Amis : allons, ne vous glacez pas ; pour le poète, la langue juridique exerce une sorte de fascination. La vie m'y plonge alors je l'imite. Vous le comprenez ? Ou les mots ne sont rien ?