vendredi 27 juin 2014

AIMES-TU LE VENT OU LE CONTRAIRE XXIII




"Comme la cloche n'est qu'une chose !"
Dit l'homme pauvre au nouveau
"C'est toi qui as manqué hier ?
Revois revois la promeneuse
Toi on te voit aux yeux
On t'aurait beaucoup trop tué ?
Mon papillon cloche de ciel bleu
Fille ou garçon - né ou né à côté "






















mercredi 25 juin 2014

A IMES-TU LE VENT OU LE CONTRAIRE XXII / XXII

XXII


Femme un peu mutine en chemise de pluie
O eau d'un centre ou d'une source
Et muette de te voir couler le soleil
D'avoir soudain été abandonnée
Debout entre du vent et ton visage
Si tu restais comme tu restais ?
Un peu mutine en ton centre désert
Si tu restais comme je me tais 

                        *

Toujours iront les fleurs
Tombereaux d'orphelines
Prenant des doigts au froid...
Moi qui ai le secret de
Ces cœurs qui sont détruits
C'est trop de trous dans le néant
Partout dans l'hirondelle
En remplacement du vent

AIMES-TU LE VENT OU LE CONTRAIRE XXI




Ou nous allons d'os en esprit
Vous qui êtes vos corps et vos corps
Ou choisir tout est le contraire
Mais il me faut votre colombe
Amour tu te froisses d'exister
Mais... tes compositions florales !
Pour jouer à l'hiver il me faut
Le corbeau oui mais mes entrailles 

dimanche 22 juin 2014

AIMES-TU LE VENT OU LE CONTRAIRE XX




C'est très petit matin
Amour le jasmin est ailleurs
Et à entretenir les mots
On disait hier soir c'était quoi
Mes chats heureux n'imitent rien 
Là-bas le train là-bas la mer
Le convoi tourne où tourne le convoi
Dans le passé l'horreur de la poupée


vendredi 20 juin 2014

SENTENTIA XXI

Qui accorde son instrument en joue mieux peut-être qu'ensuite. 

Regarde ses yeux qui, devenus ses oreilles, sont le dieu.

jeudi 19 juin 2014

AIMES-TU LE VENT OU LE CONTRAIRE XVIII / XIX



Sinon au merle à qui chanter
Revoici la fille au violon
Et l'épaule la plus nue au monde
Sinon l'hiver sautiller où ?
Ne cherche plus à qui te taire
Station c'est où l'instant suivant ?
Entre toi moi et le néant
Par où on prend pour aller où

                        
                        *




Peut-être trouvais-tu que c'était facile, ce que je faisais là, souvent huit fois huit fois. Ça faisait un moment que ce monsieur se berçait  et berçait l'ami (jour masculin) avec ses merles, ses épaules etc. , plus une surprise facile ou savante à chaque fois. Se berçait, oui,  éternel enfant vieillard (ça, facile à dire, O.K.). Du genre musicien. Eh bien, musicien inabouti, mon impression exacte était celle de celui, l'idée me vient, qui accorde son instrument, et qui du coup en joue déjà. L'un sans doute vérifiait la justesse de l'autre, que te dire de plus, ami ?



                        *

Pour Frédéric Deluy.


Ici on encre encore les crânes
Ça sonne ça sonne à la volée
Une fille, le regard regardé,
Cassa. Mais la peignit, sa fille.
La mort croit encore à son corps
C'était déjà fini d'être elle
Poète est qui abuse de l'océan
C'était toi ? Juste une cuisse ratée 







jeudi 5 juin 2014

AIMES-TU LE VENT OU LE CONTRAIRE XVI / XVII




XVI


(ed alla storietta - dolcia voce ma sempre al tempo)

Un jeune marin ramait son père
On est si sot d'être petit
Il en fut pour quelques sirènes
Et quelques mauvais coups
Sa mère un calvaire fut sa mère
Il en mourut mais pas encore 
Quant à tous ceux qui l'enculaient
Ils sont tous morts ou déjà



                         *

La louve est la louve louve
Et quand les mots n'ont plus de noms
Silence car j'embrasse une pauvresse 
La lune est lune facile
Tu n'es pas nue c'est la terrasse
La plus seule des caresses
Et tu n'es pas ton cil la Chine,
Ou avale mes doigts et ma langue


  

mardi 3 juin 2014

MANUEL D'ENFANCE III




De deux de mes maîtres à toi.






" ... Le dressage : art de mendier un miroir. Ne fais jamais l'enfant à ton image. C'est la grande faiblesse de Dieu d'avoir fait l'homme à la sienne. Ceci encore : l'Etre n'exulte qu'à l'épreuve de l'autre. "
                                        
                                       Dominique Autié.




" Même brunes, elles sont blondes. Elles ont le genou rose ou très noir sous le bas, savent garder leur pâleur, parler à moitié nues. Jamais défaites, elles ont tout le temps. "

                                        Pierre Peuchmaurd.




" (...) - Ne lui révèle pas le nombre des ayants droit. L'égalité engendre la laideur. Or la lune est belle. Donc elle n'est qu'à lui. "

                                        Dominique Autié.





" Est-ce que la mort va bien ?
La mort va sur un yack
Et la vie sur un autre
Elles vont dans la montagne "

                                        Pierre Peuchmaurd.