vendredi 24 octobre 2014

INTERESSANTE CETTE PETITE-LA

Non, pas tout, à la mesure là, vous voyez laquelle. Voilà.


De nuit de nuit croisant
Recroisant les étoiles
J'étais je crois le silence
- lui-même -

J'errais, je crois,

Avec mon ami le froid.
On cherchait... un côté.


jeudi 23 octobre 2014

SUIVANTE !

Elle, la lune est son esprit
Et parfois une louve,
Une louve couvée de son enfant.

Rose surprise à ta guêpe,
Tu me donnerais ton cœur
Contre mon silence ?

J'errais dans de Hautes Erres
De nuit croisant recroisant les étoiles
Fou j'ignorais pourquoi

Museau mangé d'une belle Arabe
Ai-je droit d'entrer un peu 
Dans de ce rêve cerné ?

De nuit de nuit croisant 
Recroisant les étoiles
J'étais je crois le silence
-lui-même-   

J'errais, je crois,
Avec mon ami le froid.
On cherchait... un côté.

Mon âme ? En Amérique.
Et, très tremblant de mon enfant,
Je brûlais, bien limpide.

On est nu sans accordéon.
Dis-moi qu'on revient de Syrie
Puis ce sera l'été.

Oui. J'ai cru une louve louve
Et elle est tombée antique.
Où vont-elles dans les rues,

Où vont-elles au dehors ?
O ma rose et ma guêpe
Croyez-moi je ferai silence.

Mon froid, la louve est morte.
Errons encore et puis rentrons
Arracher à elle-même une fille.

De pays en pays dévastant
Dévastant des pays
J'étais je crois son rire
- lui-même.












  

CHASSE-NEIGE CONTRE FALCON

Un chasse-neige qui massacre le Falcon du PDG de Total, même moi je l'aurais pas inventée. Je connais des mouettes et des macareux moines qui doivent bien se marrer du côté de Brest, en souvenir de leurs ancêtres. Eux aussi Total les empêchait de décoller. Je suis surtout désolé pour les pilotes, l'hôtesse de l'air, et Vladimir Martynenko, ce héros. Et qu'on me mette Nantes en Bretagne, ça commence à aller. 

Ah oui, il faudra aussi que je vous parle d'Ottawa. Et de Calais. Que de boulot. Amitié.

dimanche 19 octobre 2014

MOI JE DIRAIS

A Nono.

Enfin notiez que nous étions un peu tous promis à la mort. Je dirais quand même que le blog n'était plus ce qu'il était. On ne pouvait plus tellement écrire là-dessus, c'était un peu paralysant. Tu avais l'intention, et voilà le machin te parle à l'impératif. Si encore c'était une mise à jour du truc, mais même plus. Evidemment, avec une dose d'incompréhensible, de compréhensible et de sourire de jolie fille, tu ne faisais plus le poids mon neveu. Mais l'EI, pendant qu'il avançait en mai, rappelais-toi qu'on ne parlait que de Gaza où il n'était pas question d'intervenir. Gaza c'était très facile, plus facile que le mont Ararat. Comme par hasard. Et Israël fondait une nouvelle colonie pendant ce temps-là. Après, on était stupéfié que méme nos filles partissent chez les fous. Ça en faisait moins à la manif pour tous. Mais qui avait fait les fous ? D'où venaient-ils ? Cherchais peut-être dans une école de Neuilly ou d'un état uni. En attendant, ceux qui avaient fait du mal à ta génération, ils revenaient de partout, même en Norvège où Breivik avait oublié Narvik. Ce que les nazis oubliaient, c'était la Terre, tes petits-enfants, et mes enfants. Au moins, à chaque catastrophe, les gens oublieraient les fous et même les illuminés. Quant à l'informatique, elle s'oublierait d'elle-même. Pourquoi apprenais-je aujourd'hui seulement qu'une grosse comète allait frôler Mars et mettre en danger les engins américains, indiens, européens à budget faramineux ? Ils l'avaient donc pas prévue, la comète, mon père et les autres ? En attendant, 3, 4, 5, c'était mieux pour retenir le théorème de Pythagore. Espérant que ça allait passer parce que je recevais mal, donc, grand scientifique que j''étais, j'imaginais que je partais mal aussi. 

samedi 18 octobre 2014

ETINCELLES ABANDONNEES

Mais, à Jéhoël, c'est quand même le minimum.

Vous nommer ? Vous vous promenez sans nom.

- C'est quelle comète si près et loin ?

Vous vous de peu de vent froissée
Sur ce banc soyons éternels
Un peuplier est devant moi il chante
On peut parler aussi de cul
O étincelles, abandonnées




Et si c'était plus simple ?

Je ne disais pas si simple, mais un peu plus simple : vous seriez d'accord ?  

jeudi 16 octobre 2014

SIBYLLE SUIVANTE. MERCI.

Vent ô rocher arraché loin
Qu'entres-tu dans mon antre
Me rappelant parfois une fille
Si seule si incisée si peu 
Née mais non et irrespirable
Vraiment tout cœur est une pâleur
Mon vent fantôme, espère ailleurs :
Ce bras qui pend est plein de pluie

lundi 13 octobre 2014

BRÈVE SIBYLLE

Pour Kwarkito, en réponse à un message d'amitié.




Sibylle limpide de mon village
Au corps mutilé et qui parle donc
Me voici et déclarer le tumulte
Entre le Tigre et entre le Tigre
Mais nos moineaux sont ainsi faits
C'est de ma tête qu'ils disparaissent
J'ai la chance de grimper au mur
Où il fallait s'écorcher dans l'enfance









vendredi 10 octobre 2014

INACTUEL MILITANT

Te reporter au 23 décembre 2012 si je ne m'abuse. Troisième commentaire je crois. Et je datais évidemment de ce jour. Oui, j'aurais dû faire notaire.

Non, pour être sérieux, ce n'était pas tant le présent - et bien au contraire - qui m'importunait, que l'actuel. 

La question : te renvoyer à tel commentaire que je venais de me mettre à moi-même en relisant un texte de moi-même d'il y avait deux ans était-il équivalent à dormir dans la chambre d'un mort sur le lit d'un mort qui t'avait mis au monde ? Fallait-il d'ailleurs éviter cette opération et cette question, les faire, les dire, frissonner à leur idée, plaisanter, ne penser qu'à sa descendance si on l'avait - génétique ou spirituelle - éviter, éviter encore, revivre, revivre encore, voyager, rester, aventurer, être en pantoufles, se refermer, se faire fou si cela signifiait de l'être, sage, addictif à une chose commune, à une chose secrète, soudain violent, soudain apathique, soudain élève d'une école après avoir enseigné ?

Non, pour être sérieux, ce n'était pas tant le présent et bien au contraire, qui m'importunait - que l'actuel.

La ponctuation est la petite fille adorable de la langue écrite. 

(Oui, oui, c'est parce que les petites filles étaient des chieuses (pas chineuses, espèce d'ordinateur qui prétend soudain remplacer mézigue) que j'évitais justement la ponctuation dans beaucoup de mes poèmes - et beaucoup plus qu'à cause d'Aollinaire que je révère)

Mais je parlais trop au présent, donc j'étais fatigué, donc mes lecteurs aussi.  




jeudi 9 octobre 2014

AIMES-TU LE VENT OU LE CONTRAIRE XXVII

Pour Catherine Bourgeois, pour Jean-Marie Payen, en souvenir du temps à tuer. A ma mère.

Comme la cloche n'est qu'une chose,
Comme le convoi tourne où il tourne !
Systole extra-systole,
Accordéon ô cœur ô impossible,
O colombe trop colombe 
Pour mes dix doigts de faire cela,
Accorde-moi ce mot-silence 
Puisque passé le seuil j'y reste