dimanche 19 octobre 2014

MOI JE DIRAIS

A Nono.

Enfin notiez que nous étions un peu tous promis à la mort. Je dirais quand même que le blog n'était plus ce qu'il était. On ne pouvait plus tellement écrire là-dessus, c'était un peu paralysant. Tu avais l'intention, et voilà le machin te parle à l'impératif. Si encore c'était une mise à jour du truc, mais même plus. Evidemment, avec une dose d'incompréhensible, de compréhensible et de sourire de jolie fille, tu ne faisais plus le poids mon neveu. Mais l'EI, pendant qu'il avançait en mai, rappelais-toi qu'on ne parlait que de Gaza où il n'était pas question d'intervenir. Gaza c'était très facile, plus facile que le mont Ararat. Comme par hasard. Et Israël fondait une nouvelle colonie pendant ce temps-là. Après, on était stupéfié que méme nos filles partissent chez les fous. Ça en faisait moins à la manif pour tous. Mais qui avait fait les fous ? D'où venaient-ils ? Cherchais peut-être dans une école de Neuilly ou d'un état uni. En attendant, ceux qui avaient fait du mal à ta génération, ils revenaient de partout, même en Norvège où Breivik avait oublié Narvik. Ce que les nazis oubliaient, c'était la Terre, tes petits-enfants, et mes enfants. Au moins, à chaque catastrophe, les gens oublieraient les fous et même les illuminés. Quant à l'informatique, elle s'oublierait d'elle-même. Pourquoi apprenais-je aujourd'hui seulement qu'une grosse comète allait frôler Mars et mettre en danger les engins américains, indiens, européens à budget faramineux ? Ils l'avaient donc pas prévue, la comète, mon père et les autres ? En attendant, 3, 4, 5, c'était mieux pour retenir le théorème de Pythagore. Espérant que ça allait passer parce que je recevais mal, donc, grand scientifique que j''étais, j'imaginais que je partais mal aussi.