vendredi 26 juin 2015

DJIHADISTE ATTENTION !

Tu peux aller chez Allah là
Décapiter ? La France se l'est fait.
Choisis ailleurs pauvre malade.

Va à Allah là-bas
Il va très bien chez nous
Nos filles sont fières sont nues
Nos gars sont fiers sont retenus

Ah là là Allah
Crucifie tu te crucifies
Expose tu ne t'exploses

Va à Allah là-bas
Son attentat t'attend
Quant à la France, bébé,
Elle est la mère du monde













Tu ve


ALLEZ LES BLEUES

     Pourquoi soudain connaissais-je toutes les règles ? D'ailleurs quand les avaient-elles chacune ? Etait-ce que  la lune marquait un but ? Moi je me souvenais du martyr de jouer au foot, d'avoir le talent de me prendre un ballon dans la gueule, même de loin. Moi qui étais joueur (pas de foot), je détestais ce sport non violent en théorie mais qui faisait des blessés graves, et qui, pour un seul chiffre, se jouait au jugé de l'arbitre ou aux tirs au but. Sans parler du fric. Insatisfaisant pour le joueur comme pour le lutteur comme pour le paresseux que j'étais. C'était, je le savais  aujourd'hui, que j'étais  le petit maigre trop chouchouté et trop peu chouchouté par sa maman. Prems à la corde, bon au sprint, tricheur à l'endurance. Mais le foot, la voilà la blessure inguérissable. Rien que voir un stade avec une pelouse bizarrement parfaite et des rayures blanches ; d'entendre le public et de le voir crêté, tatoué, alcoolisé, peint aux couleurs de sa nation ou de son club  : c'était bien la seule chose qui me fît  accepter d'être témoin à un duel d'honneur, à l'aube dans un silence de rigueur,  c'est-à-dire en toute illégalitė, à l'ancienne. Quand je dis témoin, j'espère seulement témoin. Je me demandais juste pourquoi quand les filles jouaient, JE PLEURAIS. C'est encore le journal de la veille, puisque je veille sur elles et elles n'ont pas encore gagné ce soir.
   Sinon vive  le rugby où on ne fait pas semblant de croire que l'enjeu est tout rond.


lundi 15 juin 2015

BEN...

Ben on va peut-être un peu se détendre, hein, après tout ça ? Ça fatigue. Que c'est violent de se calmer ! Merci, et promis je ne dis plus rien avant deux jours. 

OH PÈRE GOOGLE

Oui oui, j'ai bien saisi mon nouveau code de validation. C'était vraiment inutile de me téléphoner. Trop de chiffres et mon père a dû me fâcher avec eux, grâce lui soit rendue. Je suis contre le principe de précaution pour moi-même, je suis pour le principe de danger sinon on devient fou. Mais merci quand même, père Googlestore, toi au moins, t'as l'air d'être un papa. N'empêche que tu me réveilles dans ma sieste et ça me donne des palpitations. Ce qui colle avec le principe de danger, donc on est d'ac. Et même avec le principe charmant. Cela dit, côté chiffres, j'aimerais bien que mon fils ait son brevet avec mention, mais sinon qu'il vive adorablement ces seize ans-là, au milieu des milliards des années. Et que ma fille reste liée non forcément à sa harpe, mais à la belle harpe de sa vie.

dimanche 14 juin 2015

BASHUNG / SUPPLICATIONES NOMINI

La, réveillez pas, laissez-la

L'horloger, ses minutes sont comptées

La, réveillez pas, laissez-la

                                 et


Comme les herbes folles, tu peux courir

La, réveillez pas, laissez-la

Faudra se serrer
Comme une forêt vierge

La, réveillez pas, laissez-la

Et les lianes infinies, faudra s'en mêler

Là, réveillez pas, laissez-la



samedi 13 juin 2015

Slam. sur un vers de Musset

J'écris beaucoup quand j'vais mourir
Et la bergeronnette en attendant l'aurore
Et les seins de Cloé sont serrés à s'enfuir
Et toujours à demain si c'est déjà la mort

Je cherche un buisson pur où veut le vent mourir
Et la bergeronnette en attendant l'aurore
Seins de quelqu'un inventés du désir
Un peu une dernière fois avant le port

J'écris par à-coups
 quand je vais vers le pire
Mais si j'aime c'est ton corps et ton corps et ton corps
Et les seins de quelqu'un c'est très se souvenir
Bateau n'est que fragilité et même au port

Et si tu nais jamais, mais ce n'est que vieillir,
Simplement d'être né c'est déjà être fort
Et les seins de Cloé c'est très souvent frémir
Qui a peur de la mort n'est que celle qui a tort


Je n'écris moi que par la peur et faisant rire
Car si on est vivant avant on était mort
J'ai bien connu des saints je n'ai rien d'autre à dire
Et ce très prochain vers ne peut être qu'un leurre

Et la bergeronnette, en attendant l'horreur
Cherche un buisson par où se souvenir
Je me tais c'est ma mort c'est ma mort et c'est ma mère
Et aussi c'est mon fils, et tous enfants par qui je peux mentir

Maman, maman, maman pute, maman pure
J'écris beaucoup quand j'vais mourir
Et c'est violent quand je me venge du pauvre dur
Qui a éjaculé seulement pour m'interdire

Oh mon vieux chien c'est par là pour sourire
Je cherche un buisson pur où oublier l'amour
Et la bergeronnette par où se souvenir
J'ai un prochain pays, au secours les secours

Ces seins sont oubliés et je ne sais plus lire
Je suis devenu fou et je cherche de l'or
Lors que je vais mourir et n'ai plus rien à dire 
Ouais on est là on n'est pas né pour être à l'heure

Chérie je cherche et en vain je soupire
Pleurer serait fatal au milieu des efforts
Mais non, mon nom, pas question de souffrir
Et la bergeronnette, en attendant l'aurore


jeudi 4 juin 2015

AMATHEMATIQUE

Déjà que je ne suivais pas en français où j'étais prems, que je ne m'intéressais que rarement, alors t'imagines les maths. Une (bonne) formatrice a essayé de me montrer, à moi une fois adulte, prof, seul garçon dans un poulailler de dames "littéraires" effrayées à l'idée poétique que x ne fût x qu'à un certain prix (f) de x, et que cela pût engendrer une droite, que les maths " étaient la matière pour paresseux puisqu'il ne s'agissait toujours que de simplifier ". Mais elle, elle était gentille, c'était une vraie adoratrice et des maths et des élèves. Elle en a sauvé plus d'un de la marée amathématique. 
C'est étonnant d'avoir un fils de seize ans rejeté des maths par sa prof, qui non contente de ce piètre rôle le juge incapable de la moindre manifestation d'intelligence également en français, en histoire, en langues. C'est étonnant comme, mal baisée qu'elle est, elle n'a pas la culture historique, littéraire et artistique de ce jeune homme, l'élégance de sa plume et son aisance orale. En (euros) de x, je donne la représentation sur repère orthonormé plutôt basse, et même tombante... vous allez voir qu'elle va lui trouver une nouvelle déficience. " Bien sûr, à seize ans, x c'est X. Ha! ha ! " 

Un bon élève est celui qui déteste tous les profs sauf un, ou une, qu'il n'oubliera jamais.

L'Education Nationale est un leurre, bouteur de guerre, de pensée unique, d'années de malheur, de labeur démotivé. Heureusement comme on a le même âge, on se fait copains et copines en séparation malsaine du monde adulte. 

Va, choisis ton domaine, choisis ton maître, et obéis-lui aveuglément. Va, mon fils.

C'EST FERME

Entre ou va-t'en mais ne reste pas comme ça.  

On te dit que C'EST FERMé. 













mardi 2 juin 2015

PLAT DU JOUR

"Tout jardin sera public. "
               Salah Stétié, L'être, p.52                
                                                




Là le haïku m'échappe
Je rentre dans mon nom
Pour y tourner en rond
Fût-il et y danser

Et qui est aux abois
Sinon ce joli gouffre
Non lui, moi, être,
Fût-il et y danser

J'ai vu chez mon aveugle
Petit os de mon âme
Les mains serrer les choses
Fût-il et y danser

Toi voici les déserts
C'est pour ta petite main
Que je tiens pour quoi faire
Fût-il et y danser

Mon vieux chien tu oublies ?
C'est la fin du jardin !
Ta langue n'y pend pour rien
Fût-il et y danser

Et le merle et le moi
Mais que faire du printemps
Qui sautille seul à seul
Fût-il et y danser

Qui suis-je et sans cela
O mère illimitée
Pour mon bateau petit
Fût-il et y danser

Mon ventre n'est formé
Que d'un ancien cheval
Crevé sous moi guerrier
Fût-il et y danser

La forêt on dirait
Elle abrite un ennemi
On s'y cache ou on rase ?
Fût-il et y danser

Mais qui a refermé
La main de cet enfant
Enfant aux écureuils ?
Fût-il et y danser

Mais faut-il les laisser
Et ce chemin et moi
Nous en aller encore ?
Fût-il et y danser

Là le haïku m'échappe
Je rentre dans mon nom
Pour y tourner encore
Fût-il et y danser