samedi 13 juin 2015

Slam. sur un vers de Musset

J'écris beaucoup quand j'vais mourir
Et la bergeronnette en attendant l'aurore
Et les seins de Cloé sont serrés à s'enfuir
Et toujours à demain si c'est déjà la mort

Je cherche un buisson pur où veut le vent mourir
Et la bergeronnette en attendant l'aurore
Seins de quelqu'un inventés du désir
Un peu une dernière fois avant le port

J'écris par à-coups
 quand je vais vers le pire
Mais si j'aime c'est ton corps et ton corps et ton corps
Et les seins de quelqu'un c'est très se souvenir
Bateau n'est que fragilité et même au port

Et si tu nais jamais, mais ce n'est que vieillir,
Simplement d'être né c'est déjà être fort
Et les seins de Cloé c'est très souvent frémir
Qui a peur de la mort n'est que celle qui a tort


Je n'écris moi que par la peur et faisant rire
Car si on est vivant avant on était mort
J'ai bien connu des saints je n'ai rien d'autre à dire
Et ce très prochain vers ne peut être qu'un leurre

Et la bergeronnette, en attendant l'horreur
Cherche un buisson par où se souvenir
Je me tais c'est ma mort c'est ma mort et c'est ma mère
Et aussi c'est mon fils, et tous enfants par qui je peux mentir

Maman, maman, maman pute, maman pure
J'écris beaucoup quand j'vais mourir
Et c'est violent quand je me venge du pauvre dur
Qui a éjaculé seulement pour m'interdire

Oh mon vieux chien c'est par là pour sourire
Je cherche un buisson pur où oublier l'amour
Et la bergeronnette par où se souvenir
J'ai un prochain pays, au secours les secours

Ces seins sont oubliés et je ne sais plus lire
Je suis devenu fou et je cherche de l'or
Lors que je vais mourir et n'ai plus rien à dire 
Ouais on est là on n'est pas né pour être à l'heure

Chérie je cherche et en vain je soupire
Pleurer serait fatal au milieu des efforts
Mais non, mon nom, pas question de souffrir
Et la bergeronnette, en attendant l'aurore