dimanche 18 décembre 2016

LUCULLULUS.COM I (rééd. et mod.)




CACHE-CACHE A L'ANCIENNE

Facilité : variable      Coût : +


INGREDIENTS
  
- d'autres
- un mur
- cachettes de saison    
- ailleurs


PREPARATION



1) Préchauffer les autres pour les motiver
2) Compter 10 s contre le mur (certains ferment les yeux)
3) Vérifier qu'on a bien caché tout le monde
4) Laisser le mur compter tout seul jusqu'à 20 s ou 2h, selon le goût
5) Pendant ce temps courir ailleurs jouer à autre chose
6) Faire revenir
7) Se disputer brièvement et servir sans attendre


COMMENTAIRES

 5/5 - Mimi37:y. Mon premier cache-cache ! J'ai remplacé le mur par un arbre. Le four, non le mur, c'est la barbe pour surveiller.

4/5 - dame tartinne. Meme les enfant on adorés mes ont peux enlevéé la dispute cé trop pépissé pour eux

5/5 - Sarkol. J'ai choisi cette recette pour un mandat électoral. J'ai compté 2 semaines et réglé le mur sur 5 ans. La dispute est à peine plus longue. Merci.

3/5 - Saskia Tchewan. A l'étape 5, jouer à quoi ? Mais c'est bon.

4/5 - lacuistote. Mon homme a adoré. Je me suis bien cachée derrière lui.
      1 com. - Saskia Tchewan.  C'est pas ça la recette.

4/5 - Amin 815. Je n'ai pas pas dû assez préchauffer. Les autres aussi sont partis ailleurs et on s'est tous retrouvés. Mais la dispute a sauvé le plat. A refaire en tout cas.

4/5 - Georges Tronsk. Fait et refait. Simple et bon sauf que les autres n'ont pas besoin de réapparaître.

1/5 - La p'tite hirondelle. Une fois ailleurs je me suis perdue. Et les autres ça diminue beaucoup trop. Je suis déçue Lucu.


UN PEU D'HISTOIRE AVEC ONC'LUCU.
Lucullus n'était pas qu'un gourmand ! Général romain, il a conquis l'Arménie en 93 avant J.-C. 


 ACTU.
Eh oui j'ai décidé de me rééditer, modifier, augmenter. Je sais que c'est fausser le genre du blog. 
Mais tant que j'ai la paresse du libellé...
Et puis, irez-vous vraiment chercher ce que j'ai griffonné le 27 juin 2011 si je ne vous mets pas tout ça sous le nez ?
Bien à mes lecteurs. 
 
  
 

   






 




  


jeudi 15 décembre 2016

LUCULLULUS.COM II

Chercher une recette...


L'HISTOIRE DU SOIR
  

                   Facilité : ++++             Coût : inestimable



INGREDIENTS

- une maman ou un papa (bio si possible en tout cas éviter les grandes surfaces, les choisir patients et fatigués) avec bisou
- une histoire très longue avec ou sans livre
- un bon lit avec une couette (plus pratique que les draps pour changer de fonction)
- un doudou
- une lampe de poche (ou un portable avec cette fonction)


PREPARATION

1) Faire lire la maman (ou le papa) de 10 à 20 mn selon le goût
2) Retenir les moments importants : " Une vieille très vieille", "dix fois dix nains " etc., puis réserver.
3) Faire semblant de dormir, attention c'est le plus délicat (voir rubrique "bouillons et sauces" : sucer son pouce, se faire des mèches etc.)
4) Le bisou sert de repère. Maintenir la position, puis compter les pas de la grande personne selon la superficie de la chambre jusqu'à obtention de l'obscurité totale
5) Se saisir de la lampe de poche ou du portable, du livre éventuel, remonter la couette au-dessus de sa tête
6) Allumer la lampe, rouvrir les yeux
7) Se dire ou se lire la fin de l'histoire, se la raconter pour la centième fois, en inventer une autre, au choix
8) Agrémenter du doudou et servir


COMMENTAIRES

3/5 - Tonydur. Pas mal. Tant pis CroquiNet. J'adore tes commentaires, Saskia Tchewan.

5/5 -  Poni-Poni. Très très bon Lucu.

5/5 - CroquiNet. Excellent, rien à changer. Juste pour dire à Tonydur qu'il arrête de me me HARCELER, d'abord j'ai pas droit au portable.  Et puis FB, mon papa ne vote pas François Beyrouth alors moi non plus. Donc zéro affinité.
       
4/5 - MoicéRon. J'avais pas de maman. Recette réalisée avec grande sœur, ça marche aussi.

3/5 - Hugues-Henry. Mes onze frères et sœurs et moi avons adoré ce mets. Encore plus onctueux avec un fort sentiment de culpabilité. Père est dans son sous-marin de la Sous-Marine Nationale, il est donc tenu au secret. Quant à Mère, je suppute qu'elle feint d'ignorer.
      1 com. - Saskia Tchewan. Tu peux parler normalement ?

3/5 - Myriam-Miam. D'accord avec Aliocha, attention à choisir l'histoire. Avec le Vilain petit canard la maman fond, j'ajoute donc de la maïzena. Sinon, bonne idée de recette. 
 
3/5 - Tonydur. Pas mal. Ce serait meilleur avec CroquiNet. CroquiNet je crois qu'on se connaît. Je t'invite sur FB pour vérifier ton 06 O.K. ?

5/5 - CroquiNet. Excellent, rien à changer. Saskia Tchewan, arrête de faire la leçon à tout le monde c'est énervant.  

4/5 - Hurley815. Pas mal mais ils ont trouvé mes boîtes de m&s et papiers de carambars avec leurs blagues moins drôles que la recette.
           1 com. - Saskia Tchewan. Normal Hurley815, faut rien ajouter c'est tout, la meilleure cuisine c'est la plus simple.

0/5 - StefanoK. Pas aimé du tout. Veux que maman reste.
         1 com. - Saskia Tchewan. Mais c'est une autre recette ! T'avais qu'à prévoir. 
 
2/5 - Marmotte-et-Loir. La maman dort avant moi, la Belle au Bois-j'sais-pas-quoi aussi. Pas de goût.
         1 com. - Saskia Tchewan. Ajoute à la maman un café très fort.
           1 com. - Marmotte-et-Loir. Hein ?
           1 com. - T'IGNace. C'est où ce département ?

3/4 - Quadruplés4. Nous 3 on aime mais Cédric gâche toujours tout.
         1 com. - Saskia Tchewan. C'est noté sur 5, idiots.
           4 com. - Quadruplés4. Non sur 4.

2/5 - Salomon. D'accord avec Slimane. Trop compliqué. Moi je dis qu' y a eu une roquette, maman dit Ah bon ? Et ça passe.

4/5 - 7Atchoum. Super. Je mets tous les ingrédients sauf la maman, je suis allergique.
 
5/5 - Saskia Tchewan. Cette recette est excellente, il suffit de la suivre A LA LETTRE, pas comme certains ici. Ce n'est pas le rôle des commentaires, le site (bravo Lucu)  le précise clairement.

5/5 - Pikassiet. Seul jusqu'à 00h30 (enfin je crois), j'utilise le papa d'un copain. Quand il me ramène ça me réveille et après je suis les recommandations. C'est parfait.

2/5 - Slimane. Trop compliqué. C'est bien les Occidentaux. Moi je dis qu'un bombardier est passé, papa dit Ah bon ? Et ça passe. 

3/5 - Aliocha. Attention à bien choisir le livre. La babouchka est trop maligne. Va faire semblant de dormir avec Les frères Karamazov !

4/5 - Surdoudou. Le mieux c'est d'inventer une autre histoire pendant que papa lit la sienne. Tu écoutes les deux à la fois, sinon tu t'ennuies et paf dodo, c'est raté.

5/5 - 7Simplet. Miam.


    





   









 

mercredi 7 décembre 2016

SENTENTIA

Pas à hésiter, faut des gens sensibles. Actuellement. Militants du sensible.

(Et si ça ne te suffit pas cette phtase médiocre tape sur machin ou sur le Blog de Dominique Autié le mot "alexithymie")

mardi 6 décembre 2016

DIXIT

"Faut péter sinon on a le cancer."

Dixit l'épicière de Saujon. A bien raison cette dame. Alors je pète tant que je peux. Et conseil fais pareil. Mais pas dans l'ascenseur ni l'escalier roulant, c'est dégueulasse.  

lundi 5 décembre 2016

LA BIPOLAIRE





                                             Pour Jean Peyrot, mon Nono Pan


En une clinique j'ai rencontré une autre patiente. Très belle et très posée. Elle m'a raconté sobrement un épisode de sa vie. On l'a trouvée presque nue et presque morte de froid dans la nuit, au parc de la Villette. Inviolée. C'est elle qui avait tout fait. Le poème ne parle ici que de la phase "haute" du bipolaire. Ailleurs certains poèmes expriment peut-être l'autre phase. Mais il est impossible qu'ils soient écrits en même temps que celle-ci. C'est simple à défaut d'être facile. Les intermèdes calmes sont propices au bon travail. Et, qui sait, à l'humble possibilité d'une sagesse. On mesure trois degrés, je suis au troisième Dieu merci, ce qu'on peut nommer aussi un peu cyclothymique. Le premier était appelé autrefois la psychose maniaco-dépressive.







L'homme parfois de l'homme se dégage
Se détorture de la torture
Et le rhinocéros décorné le regarde
Vieille vieille larme géante


Et les femmes les fourrures des mers
Y plonger mon éternel nez
Les torrents les orchestres des cimes
Enjamber le bond même du bouquetin


Aller plus loin encore alller
"Pour les précieux amis cachés
dans la nuit sans date de la mort"
Shakespeare ô sonnet XXX


Tes tresses c'est très simple
Ou elles sont assises sages
Ou hier ton visage se déforme
Vent arraché au vent d'avant
   
Je fais si peu de musique
Alors le torrent qu'on rencontre
Figé, et éternel,
N'a pas à sourdre des montagnes


Vos noms épouses errantes
Je veux vos noms migrateurs
Si c'est non ô défendues
Par la forteresse de l'esprit,


Je hurle en l'existence
Que seule de vous l'aube enfante
Si c'est non que mon nom s'effondre
Alors chaque alcool va monstrueux,


Reprend reprend à se saisir du soi
La flamme qui courait sur la Terre
Ecroule les châteaux les cerveaux
Restitue ses loques à l'Origine de rien


Nue va l'âme détruite
Morte nue en culotte d'étoiles
Une nuit au parc de La Villette
Non violée si violée mais par elle


Défenestrée du torrent
Elle parmi elle-même
Trop doucement déesse
Et elle comprit et elle pissa


On se met pieds nus
On court nulle part
En chaussettes de soleil...
Enfance égale écrire mais


Vinrent les vieux temps
Nous nous parlions du parc
Où harmonieux était l'instant corneille
Mais le temps la grille ferment


Nue va l'âme avec elle 
Et elle pisse sagement
O biche frôlant la lune
Immatériel bond instant extrême


Peu de torrent que j'ai
Ni précision sur le torrent
Né de source inconnue
Avec ces cimes ces nuages sous ces cimes


Filles sans fourrure de la mère
Vous êtes amères et si belles
Toutes les filles sont mes filles
Fières d'être filles de ce moi pauvre
   
Surgit dans ma vie l'immobile
Inutile peine de jouer avec
Tourne toupie immonde
Quelques années quelques énigmes
   
Oh s'est mal passé ce passé
Les gars parfois un gars s'en va
Il dégare une gare d'une autre
Frôle les blés mûrs, y pense sans y


Donc nous buvions nous riions
Les chairs, chairs de nos chairs
Atroces jardins secrets
Plants cultivés par nous étaient en sang 


Alors une araignée est molle
Aucun métro n'est sous la terre
Tes dix doigts mous s'accrochent
Creusent cette têtue tempête


O terre perpendiculaire
Voici mes doigts mes alpinistes
C'est haut hein et c'est bas hein
Alors que font mes doigts-cerveaux ?


Et elle pisse. Elle est saoule,
C'est une madone, un héros,
Dans l'ascenseur devant tout le monde,
Pécheresse, adorable triomphe elle pisse


Après la jouissance - dix-cors,
Brume, Très-vieux-loup
Boues et bottes, poudre, chasse...
En allée dans les allées



"Biche frôlant la lune",
Toi en la passée des astres
Un fusil croise ta vie seule
Un météore fait route en Dieu


O mince culotte nocturne
Violée seulement de froid
Elle a fait ça toute seule
A l'abattoir de la violette


Elles, elles et exilées
Autres femmes qu'elle-même
Rameuses des maisonnées
Elles ont fait ça toutes seules


Les oiseaux ont déménagé
Donc on ne les ouvre pas
Les lettres d'aujourd'hui
Nouvelles de toi ton corps mon infini


Quant au loup marsupial
On dispose d'un seul film
Loup vivant de l'enfance
Fort mort à cette heure révoltante


Eléphant déséléphanté
Parfois le tortionnaire
Se trompe mais c'est ça torturer
Un soi de Dieu met la virgule


Les filles sont voilées de dédales
Elles rient c'est le soleil
Oublient c'est le soleil 
Meurent voilées c'est la terre


Donc nue elle défile nue
Et on ne saura jamais
Elle aura bu, pissé, été
Puis sa culotte lune légère

Je connais bien un chardonneret
Ai fait partie des bandes 
Quelques verdiers nous fréquentaient
Où sont-ils sale rouge-gorge  ?


C'est du gibbon ces céréales
Et Bornéo cette loque d'une île
Avec sans ta notre culotte
Décernons la palme à la palme


Très rare est le loriot
Du jaune imaginaire
Un peu de ce deuxième oiseau
Puis du troisième puis d'une escadre rare


Elle a bien sa maison
Pourquoi cette culotte être morte
Et pourquoi sous la lune
Puisque pisser sans voix c'est les étoiles


Viol du viol ô vers suivant
Mais c'est naître c'est tout
C'est se tromper de solitaire
Habiter qui est à côté
 
Puis nue fut sa culotte gelée
Or tout autour le monde
Etait nudité et respect
Moi je me tenais la lampe


Et trouvée morte de partout
Ramassée vive à la Villette
Ah bien morte de vivre
Incapable incapable d'être


Un dernier tortue seul
(Qu'est la longévité sans femme?)
Portait sans race sa carapace
Qui suis-je contemplant l'extinction


Qui suis-je à ne pas être ?
Que j'espère ton intempérie !
T'être l'allée de toi limpide
A t'avoir froid et t'être nue


Bientôt ce sera la saison
D'avoir ni chaud ni chaud
Un loup marsupial reviendra
Avec ses rayures de souvenir
 
Elle donc allée d'elle-même
Hier triste joyeuse
S'amarrer à ce bar clinique
Quasi moi rien, elle la vile être

La vache allée au pré
Avec de ma voix dans son sang
Moi l'étiquette elle est au pied
Vache tant et morgue tel tiroir


Donc à la Villette nue avec
Grande fille sa culotte enfantine
Herbe et la nuit ont cru bien faire
De la totalité perdue 
   
Jamais jamais la fête
Crie le loriot du sommet invisible
Je l'ai connue à la clinique
Aussi belle et aussi distante qu'elle

   
Vous avez vu un oiseau jaune ?
Non. Chez nous, et caché dans les cimes.
Non non c'est le loriot, 
Grand, imaginaire, jaune
   
De regarder de voir être la lune
Violée par elle et par elle seule
Elle pissa pissa encore presque
Crevée d'une nuit vivante 
   
Je l'aime elle n'aime que les filles
Une par une comme un peu de terre
Corneille par corneille
De terre retournée puis froissée dans mon ventre

Moi aller avec moi lampe
Et les noyées du Titanic
O nom pour un navire
Début d'un siècle l'Insolent

(Beau prénom pour sous-marin nucléaire) 






 


jeudi 24 novembre 2016

LE JOURNAL DE LA VEILLE ET DES LENDEMAINS

I. JOURNAL DE LA VEILLE.
(texte enregistré le 9 novembre 2016, que je vous livre aujourd'hui 24)  

Demain nous allions savoir si l'Esprit de Division qui soufflait alors sur le monde avancerait un pion en donnant le souffle à sa marionnette pour savoir si cette horrible effigie allait devenir le chef des sous, le chef des armes, le chef de la culture, et avant tout le chef de la chaleur parce que quand même, il a beau dire, ça chauffe. 

Si Mr Trump était élu, des fois ?

9 novembre 2016. Pour nous Français, dans deux jours le 11. Le 11 novembre, c'est-à-dire merci les chars Renault mais pas les usines Renault, merci les Américains oui (merci devant eux les colonnes de nos colonisés), merci M. Clemenceau et l'Armistice mais pas merci M. Clemenceau et le traité de Versailles.

La guerre était la maman de la guerre. Extra muros (Bush) ou apparemment intra muros (Trump par exemple), la guerre,"'injustifiable Nécessité" de l'espèce humaine.

Mais cette fois, mais à force, le Climat vaincrait. D'ailleurs à l'aide d'elles, nos guerres, qu'il ranimerait en moins de deux, il vaincrait, oui. Enfin, parlant d'esprit de division,






rappelions-nous que le suricate est le champion hors-catégorie des mammifères qui se livrent des guerres intra-spécifiques.

A cause de celui du milieu sur la photo.

Vous étiez un mammifère omnivore Monsieur Trump. Plus omnivore que mammifère peut-être mais vous aviez sur les seins deux tétons de dame qui comme chez tous les mâles bandaient sous la caresse, pour parler votre langage.


II. JOURNAL DE DEMAIN.
(texte enregistré aujourd'hui 24 novembre 2016, que je vous livre aussi)

Français, voudrez-vous souffrir ? Voterez Fillon. Qui aura aussi sûrement des tétons. "Foncerez !" comme il dit, à reculons. "Nos ancêtres ont fait les barricades", comme il dit. Qui ? Les siens s'ils lui ressemblent ? Dans la Sarthe ?

(J'aime la Sarthe) 

Enfin c'est la politique. Je ne m'en mêlais que rarement vous saviez. Je ne m'en mêlerais plus du tout si je n'avais pas d'enfants.


jeudi 10 novembre 2016

SENTENTIA

Le vrai rock n'est pas une musique de vrai drogué, je suis vraiment né la même vraie année que vraiment le rock. C'est un vrai fil vraiment électrique et vraiment jamais électronique. Avec vraiment Trump... non non non, c'est vraiment... sport.

SENTENTIA

Dans les réceptions, il faut s'inviter. Sinon aucun intérêt.

mercredi 9 novembre 2016

CRUCHE EST VERSER








Mais le tonnerre ma petite mais le tonnerre, t'imagines ?


On prend le tonnerre par la racine sinon il reste le tonnerre, et le mot, là, n'existe plus


Et puis, s'arracher au mot suivant

Au pauvre qui traîne sa vie comme le pauvre mot suivant




Alors moi le matin c'est le jardin aussi  sans le reste de la Terre

Juste un petit matin avec un petit vivant mais je n'ai pas de jardin 

Alors j'ai des médicaments et j'ai et tu as notre violence


*


Exercice de cœur cousu.

Les mêmes femmes entre les deux mêmes guerres lavent le même linge au même lavoir 

Alors n'oublie pas entre deux mots c'est deux déserts n'oublie pas

C'est deux déserts, 

donc

T'entraîner à la bouche bée


*

Même l'avion on n'est même pas mort. N'importe où on n'est même pas mort. C'est n'importe où. Les portes peu importe et les ports on est même partout. Bref mais on vous infeste, eh la bande des microbes !


*
 
Enfant nue à la vitre enfant qui ne manges pas, même sans genoux maintenant, que puis-je faire ? Une cuillérée d'étoiles ? Que puis-je faire ?


*


Vous, d'autres questions, la vie y répond lentement. Etre un torrent et un détour vous comprenez ? Non ? Et maintenant vous comprenez ?


*

Un, 

rue vide avec un chat noir. 

Deux, 

rue vide. 

Merci  le chat pour ce temps tout entier. 

Trois, 

dire "vide". 


Impossible ?

Alors s'arracher de se le dire



N'est-ce pas, le chat ?

                                        
*


Ni mots ni rien pour retourner avant les arbres
avant le vent à mon extrême naissance ô nid doux mot barbare

Ni mots,           rien,

Rien


*

Rare est l'oiseau, oui il chante, c'est presque ce n'est rien

A la porte rare est le chien qui tire la langue du jardin

Rare est l'oiseau oui il chante c'est presque ce n'est rien

L'avion à 10000 mètres rare il est l'histoire des gens et presque c'est crashé et ce n'est rien 



*

Les promeneuses sont souvent elles, alors comment les promener ? Des fois c'est l'automne, des fois l'existence


SOLITUDE. Alors c'est l'inconnu. D'abord j'y reste. Après je l'appelle autrement. Et puis elle me devient



*



Un peu d'horreur n'existe pas.  L'Araignée ne consent à dévorer que Tout.



*


Non je ne me rappelle rien d'absolu, peut-être un arbre, ou un autre arbre. 

A la chasse au silence, c'est le temps qui



*


Saisir l'instant en faire un aigle lâcher l'aigle en faire un ciel lâcher le ciel



*

C'est pleuvoir désert. Nu pied d'une jeune fille éternelle 

qui va d'elle-même 

Chassant les passés chassant soulevant les sables

Oasis du cœur oasis du sexe ô vieille vieillesse approche-toi,

Viens me dire me redire

Pas que je suis née, non

Plutôt qu'enfin je naisse. Afin que je remeure



*



Tais-toi quand tu verses parce que verser c'est du silence

Surtout parce que tu es toi,

et intraduisible en Silence
















   






 

 

mercredi 26 octobre 2016

DESEFFACER


La dernière fois ma mère était déjà morte mais je l'avais moins compris. Le comprendrai-je ?

Je n'aime pas par exemple l'expression, pléonastique pour ce que j'en sais : LA QUESTION RESTE EN SUSPENS.

Le comprendrai-je ?

Si une question n'est pas en suspens, qu'est-elle ?

Surtout, s'il te plaît une réponse ou un beau ciel, bleu froid de silence. Mais pas l'aménagement d'une réponse parce qu'il y a eu une question.

La dernière fois il n'y avait pas eu l'horreur à la Fête de la République (et de la Fédération, ce que le 14 juillet commémore et non la prise de la Bastille) française.

La dernière fois mon fils n'était pas majeur, ma fille n'avait pas quitté le foyer pour si longtemps.

Mais qu'est-ce que je raconte, qu'ai-je à dire, moi qui ne suis pas aux portes d'Alep, de Mossoul, de Damas ?

Villes les premières villes du monde, villes MIGRANTES....
Pionnières de la SEDENTARITE !
Saleté d'Histoire.

C'est avec beaucoup de Syriens sous les armes que la division du Général Leclerc, remontant la Nationale 20, a abrégé la dernière insurrection parisienne à balles réelles. Le Café des Sports à Antony, sans le savoir, j'y déjeunais une fois par semaine quand j'ai appris un jour, de la bouche de la propriétaire des lieux, qu'elle y était petite quand c'était le QG allemand. 

Suggestion : pourquoi ne pas installer les migrants de Syrie (ex "mandat français" après la 1e Guerre Mondiale) et d'Afrique francophone (ex colonie) sur tout le trajet de la Division Leclerc ?

Ce serait symbolique. Oui. Fort.

Et pour les Sénégalais ou les Anglais, la Somme s'ils ont envie : il y a de bonnes terres et une baie à protéger. Et l'Anglais peut être un Paki, qu'en ai-je à foutre ?

La dernière fois je parlais peut-être à l'imparfait. Peut-être parce que je savais que ça arriverait des trucs comme ça, la mort de ma mère, l'Etat islamique. De jeunes catholiques qui iraient là-bas nier leur corps et se faire trier à l'arrivée comme une petite famille à Auschwitz.

Oh je n'aime pas ce qui divise.

Il y a dix ans encore on ne parlait que mondialisation,

et regarde aujourd'hui. LE MUR est tombé... pour faire ses petits : USA-Mexique, Jérusalem (des matériels ceux-là), Europe ici ou là, Hongrie, Vintimille, Calais etc.

Et le Mur liquide (eau et fric) qui noie combien de gens par jour en Mare Nostrum ?

La mondialisation c'est celle de la  Haute Finance (elle l'a prouvé), et qui nous fout dedans. Tout le reste c'est de l'identité, de l'identité  encore de l'identité.  Besoin, oui. Mais trop d'identité ça débouche sur Hitler alors on fait quoi ?

La Haute Finance est un pays.

La mondialisation, on a cru que c'était Internet,  rappelle-toi. Non c'est le pays de la Haute Finance. C'est Veau d'Or et Babel en même temps, pour ceux qui se rappellent Le Livre, enfin le premier imprimé.

Veau d'Or = Richessse. Babel = com, pub, spécul etc. démultipliés par ce pauvre Internet qui n'y est pour rien.

L'identité est égale à l'identité. Elle n'a pas besoin de se dire. C'est quand on est en manque d'identité qu'on devient nazi, c'est-à-dire djihadiste.

(Le mot "nazi" est entré dans le lexique, comme tout le monde je m'en m'en sers pour d'autres que les purs).

L'extrémisme de l'identité n'existe même pas,  le mot "identitaire" devrait être considéré comme non-sens.

Identité ! = non.

Identité = inutile de le dire.

Mot agressif pour prouver "moi".

Ou "eux". Parce que pour prouver "moi" il faut éprouver l'autre. D'accord ?

Pour que l'Empire romain se sente Empire romain, faut les Barbares.

C'est comme ça.

Les Barbares en question n'avaient rien contre l'Empire, au contraire, ils voulaient s'y faire accepter parce que derrière eux il y avait des barbares encore plus autres (par exemple les Germains étaient sédentaires et les Huns, non).

On croit en Odin ou à Chrestos tant qu'on bouffe. Si on les prie pour bouffer, pour avoir un moteur auxiliaire, prier les dieux n'est que frapper aux portes, c'est comme prier les autres hommes. (Je parle de la faim au sens de manger, et je parle de la Faim, de toutes les faims.)

Croire en. Croire à. On croit en Dieu, on croit au Christ.  On croit à rien.

Non ce n'est pas qu'on ne croit à rien mais il est inutile de croire. Ce qu'on appelle Dieu ne réclame pas ce qu'on appelle croire. 

Conserver comme progresser sont croyances, si ces deux beaux verbes ne s'épaulent pas. La preuve, ces verbes se sont fait deux camps en politique. Deux camps d'un autre âge aujourd'hui.

J'ai l'impression un peu vertigineuse que chaque chose que j'écris je l'ai déjà écrite ou qu'elle a déjà été écrite.

Maman, le comprendrai-je ?

Et au bout du compte, écrire c'est peut-être déseffacer.













vendredi 22 avril 2016

SENTENTIA



(retour timide)

Et si on laissait au temps le temps de savoir qu'il est le temps ?
Sinon autant naître et mourir à la fois.


n.b.  Pour approfondir, voyez Chateaubriand, Bergson, Einstein, Proust, mon papa aussi Bernard Guinot et tous les autres. 


La sagesse chinoise qui comme toutes les traditions et comme la biologie (nos cellules sont entièrement renouvelées tous les sept ans, à part neurones, yeux je crois ; les dents de lait, la puberté, souvent la majorité civile, après ça se voit moins mais ça continue quand même) stipule que nul ne peut devenir maître avant soixante-trois ans. Donc dans quelques mois il me restera le reste pour savoir vraiment que je ne serai jamais maître. Mais il se peut qu'il y ait un miracle d'ici là.

Décidément il ne suffit pas de "laisser le temps au temps", comme on dit et qui est une bonne première étape. J'ajoute ce que je dis ci-dessus. Le temps est l'espace d'apprendre. 

Et bizarrement, adjoindre au temps la conscience, qui est du temps qui a vécu, permet de répondre à l'urgence. Voire, de la susciter.

Voilà. Banal tout ça. Je le lance ? Allez, je le lance. Manière de vous retrouver après un peu de temps passé. A bientôt.

 

jeudi 7 avril 2016

KENTEL GENTAN D'A BREZHONEG NULLOS.

Encore une fois, lecteur, retourne en arrière. Il arrive que le passé devienne mieux que lui-même. Du nouveau ? Au nom de quoi ?

mercredi 6 avril 2016

EPITAPHE ROMAINE

AV LIEV DE BAISER J'AI DRAGVE
AV LIEV DE BAVARDER J'AI PARLE
PASSANT ARRETE DE PASSER
DEPECHE TOI OV TRAINE

mardi 5 avril 2016

SUBSTANCE DU LABIRYNTHE XXII




La pierre est la pierre de la pierre
Pyramide étonnée d'une nouvelle-née
Le désert se surprend d'une étoile
Quand dans la jungle on se rit d'un sourire
Nouveau-né dans la bande dessinée

Un nom un jour joue à son nom
En emportant plein le poème
A peine heureux de son écho
Promené dans la promenade
Croyant comme un croyant à son mystère

La pierre est la pierre de la pierre
Aussi pleur que le mot est gentil
Que ceci est passé par là
Promené par sa promenade
Et ne reviendra pas ne reviendra jamais


  

LE BRETON POUR LES NULS (révision)

Alors je vous conseille de retourner à l'article, c'est révisé, profitez-en, je ne suis pas sûr d'en faire autant avec l'Alsace. Encore que ça me vient, ça sort un peu du labyrinthe. Je vous remercie tous de me lire. J'ai parfois l'impression d'être aussi simplet que Satie et aussi compliqué que Boulez.  Mais pas génial. Merci pour ce jour à tous mes lecteurs. Ne perdez pas votre temps.

dimanche 3 avril 2016

SUBSTANCE DU LABYRINTHE XXI

L'âne ? La pluie c'est la pluie 
Est-ce à dire que je reste
Avec mon bonnet d'âme 
Que je reste où je ne suis pas
Reste où ne suis jamais

Je pourrais je ne pourrais pas
Etre question à vos réponses
Mon nom ? Ah ce qui tremble
Avec l'ensemble de ma voix
Qui parlait je crois de mon corps

L'âge ? Mais la pierre est la pierre
Le rire devient les dents
Un œil parle de l'autre 
Oui le temps c'était bon la pluie
Où faut-il que je signe












BREZHONEG D'A NULLOS, KENTEL NEVEZ

D'a Marco. Et  Jean bien sûr et Viviane. A la Bretagne. Comment se parler sans sabot sous le menton. Et pour rire, un tammig.


- L'ennui on meurt.
- Trémalodan ?
- Pas ça qui pas va.
- Ah, rapport aux landes ?
- T'es qui comme mec ?
- Bréhat tout.
- La Brière ?
- On fête la noce.
- Ouar Zazate et mourir !
- On s'en colle un petit sec ?
- Faut ben du vin.
- Non plou guère dans ton cas.
- Gwenn elle avait l'air quel air ?
- Au plume ? Ben à plus rien.
- Quoi ? Ah la déveine mon pote.
- Qu'est-ce t'en sais t'en sais rien.
- Y a la rumeur encore au Faou.
- L'a mal au sein, oui la chose est.
- Mal au sein mal au rein. 
- Les seins mords-les l'emballe.
- Non redonne y a madonne.  
- Quand j'dis c'est go et monte.
- Pas quand y pleut l'euro,
- Encore mourant t'es mac à re.
- Atout à Pâques.
- T'es trop lent tu m'arnaques.
- Le mien c'est plus si nul. 
- Et l'vin qui va avec ?
- Plus goût à rien elle meurt.
- L'avait son gode mais plou mainant.
- C'est la guerre tu t'effares pour rien.
- Maiz elle ? Une loque, tu dis ?
- L'an c'était y a longtemps.  
- Sûr, ta seur est ma sœur.
- Sûr sûr ? Une veine mais c'est laquelle ?
- On se bat à remords c'est vrai t'as l'air 
Un peu blanche mon hermine
- Ben c'est qu'y pleut un peu, dis, hein ?
- L'avait son gode mais plous maniant.
- Ça tu t'répète un peu.
- Pas d'veine mec mais dis l'quel.
- Une loque tu dis d'avant la guerre ?  
- Pas l'mien ni çui de ma mère.


- Les gars du glas sonnez la muse.

- Y sait l'drapeau quand c'est la guerre. 
- L'église ? Lise y vous mène.
- Gouines ? Elles sont l'âne et lisent.
- Lampe, Paul ! Un car mais t'es un c.
- Y a qu'un gant ? Merde y n'y en a qu'.
- Eh léon?
- Core nous ? Aïe. Sans le bol de Léon.
- Très gore.  
- Pour Vannes t'es ? Oh un temps...
- A pas sortir un banc de là-bas.
- Pour peu que ç't'as de Rennais...
- La dame a peu de dents de devant.
- Morse. Da virviken. Nann, d'an Itron, morse. 


    Non, mais là nion. Plus d'un museau. Cette loque, Ronan ! Sait-il ? Le Faouët, ouais, le faou ët iaxaquimarche (dit un Basque allemand de passage). Le Faouët Sans ? Mais non avec.  En gour un ? A la bourre ?
Hein ben c'est bon. Sûr sûr.

    J'erre, ne sais. Guère, ne sais.  J'osais, j'osais. Mais ç'a mal au... Non, guère les dents.
Et laisse le vin.
    Qu'un père encore en train. S'en venant  du néant. Belle île, tu Houates ? Groix-moi.
   Bon t'y vis. Très peu d'gars, nous...  
      Bé c'est d'âge.

   Pour bail, trie c'quelle...
 
  

samedi 2 avril 2016

SUBSTANCE DU LABYRINTHE XX








Ça fait du bien d'avoir des autres
Quand la roulotte se fait petite
De dire mais passez au salon
Le peu de nous est par ici
Prenez donc par le labyrinthe

Enigme ne va qu'en silence
Au pas du vacarme des mouettes
Avec tes petits pieds la mer
Conduis messieurs après leur mort
Ils n'auront cuisses ni les tiennes ni 
                  les nommées néant

Un nom jouait au tien
Une nonne le lui vola
Que voulez-vous qu'il arrivât
Quelque silence immense
Une émotion de quand on dit








SUBSTANCE DU LABYRINTHE XIX

Car ton pays se meut.
Tu vois quelques jonquilles
Installer tel ou tel printemps ?
Les filles sont ces malheureux toi
Egarées toi tel ton alcool

Une peau inaccessible
Elle sent ses yeux vois-tu
Entre les cuisses attend le sang
Près de la bouche il y a ces cris
Et tous ces bras ! Qui tentent l'Un.




Extrêmes, à qui équivaloir ?
Egarer mon dédale
Epuiser un monstre le même
Saisir la première main qui danse
Sourire en larmes du cosmos









SUBSTANCE DU LABYRINTHE XVIII



Son nom joue encore à son nom
Je ne se sais pas tu n'as qu'à surveiller
Les nôtres les pauvres des nôtres
Notre navire emportant le poème
Pas le silence le mot est plein

L'intérieur d'une mariée
C'est fait pour s'envoler
Avec le vent l'éclat de rire
Et la photo n'est là que pour cela
Elle amuse l'ancien temps du temps

Ton nom arrête avec ton nom
Oh mot dans les vents dangereux
Fais-moi mieux ce sourire
On se promène très bien
Au bras des gens de la saison





vendredi 1 avril 2016

RELACHE DU LABYRINTHE

Pardon à mes lecteurs d'une banale irruption de réseau social dans cette enceinte sacrée. Je parle de mon précédent article. Il prouve au passage que, ma fille aidant la technique, j'ai encore de l'avenir avec l'image. Ceux qui confondent ronron et labyrinthe ont vaincu et sont vaincus. Le labyrinthe n'est pas qu'un temps devenu affolant. Ni qu'une énigme. Ce qui fait peur, c'est qu'il est parfois une surprise qui n'en est déjà plus une. 

J'ai dit hier : "Ce sera tout pour aujourd'hui".

J'ai menti, puisque la preuve. 

Prescription est avenir et passé. Tiens, je vais soigner mon cancer. Tiens, ça ne va pas chauffer même si tu as sali la vie du fils de mon voisin il y a dix ans. Curieux mot quand même.

TRAP







Americans, you are players.  Trump is not your trump.

mercredi 30 mars 2016

SUBSTANCE DU LABYRINTHE XVII



Cuisses que voulez-vous
Si écartées de l'impossible
Au matin total du matin
A tout ce désordre de l'être
Ou se chuchote tout et oubli

Enigme ne va qu'en silence
Ne cherche pas ta sœur l'énigme
Son petit pied muet la mer
Vois son nom joue encore au nom 
La nuit la réponse restera

Moi à la main de mon chemin
J'irai par ici de la vie
Créer et décréer le labyrinthe
Me défaire devant la musique
Où le nom est centre mais cuisse


samedi 26 mars 2016

SENTENTIA

Du genre de la Bruyère.

Le problème du bavard ou de sa compagnie, est qu'il lui faut répéter beaucoup la même chose pour qu'on croie, que dis-je, entende enfin qu'il a quelque chose à dire, peu importe que ce soit important ou non, mais dit. On ne s'écoute qu'entre gens qui se taisent.  En fait, le problème du bavard est qu'il est le bègue de son existence.

vendredi 25 mars 2016

SUBSTANCE DU LABYRINTHE XVI



Oiseaux affolés dans le crime
Tes seins pointés en cormorans
Ignoré ignoré tout cela
Viens nos doigts sont entre eux
J'aurais ignoré - ignoré tout cela ?

Ta plaine est ton ventre éventré
Perdu par ses propres corbeaux ?
Printemps pinson coupé de cruauté
Ouvre tes seins aux grands vents d'ouest
J'embrasse de chaque langue ma barbare

Le dé c'est le dé des démons
Et demain le volcan géant
Ma charrue pèse le poids des astres
Mais  viens nos doigts seront entre eux
Qu'ils se desserrent je vous présente :

Monsieur le monstrueux Madame la monstrueuse 

SENTENTIA

A notre âge, au nom de quoi refuser ce beau mot : "Destin" ?

mardi 22 mars 2016

SUBSTANCE DU LABYRINTHE XIV




Ecoute rigidité de l'informe
O ciel découpé en pinsons cruels
Je tiens cette petite main de mon chemin
Jamais je ne la lâcherai jamais
Même quand nous serons mots

Ou autres morts moins oubliés
Assez ridicules face au nom
Des femmes sortent des tours
On a subtilisé la mariée
La jeune sœur invisible pouffe

Je regrette c'est la loi des cœurs 
Pauvre vieille devenue
Qui a regardé sans rien voir
Assimilé un satellite à une étoile  
Au plus proche du volcan sans mot









lundi 21 mars 2016

SUBSTANCE DU LABYRINTHE XIII

Bien sûr tu es de la fratrie
Malheureuse sœur toi l'inconnue
Et à la garde des Mystères
Abdeslam est à massacrer - toi,
Dont les yeux absents prouvent le sang

Tu dis, allez, ce qu'on t'a fait ?
Silence ô silence du silence
Tout a décidé de faire tout
Papyrus est brûlure brûlure totale
Ma meute décide de gronder en le nom 

Pardonnez à la meute la meute 
Cernée de mots sans sens 
Voici : il va mourir sans une vierge
Qu'il a tuée tuée encore
Mais par l'épée d'un autre labyrinthe







samedi 19 mars 2016

SENTENTIA

Surgissent parfois des êtres qui vous empêchent de rester des gros cons. Je pense en faire partie. Et des êtres, et des gros cons.

jeudi 17 mars 2016

SUBSTANCE DU LABYRINTHE XIII

`




On parle d'âme en une épée ou un violon
On y suit le même mot ou fil ou âme
On prétend brusque l'accident
Cessant sa vie durant de parler d'elle
Mon père malheureux minotaure

Pourquoi absente du labyrinthe
Seule sœur qui n'est jamais allée
Absolue promeneuse de l'absolu silence
Chantonnant le néant au centre
Cueilleuse de fleurs bien trop distraites

Curieuse de fleurs bien trop abstraites
Ma main n'est autre que ton sang
Tu la saisiras dans le vol des âmes
Petite béquille avant de naitre
Cessant ta vie durant d'être le soi