jeudi 24 novembre 2016

LE JOURNAL DE LA VEILLE ET DES LENDEMAINS

I. JOURNAL DE LA VEILLE.
(texte enregistré le 9 novembre 2016, que je vous livre aujourd'hui 24)  

Demain nous allions savoir si l'Esprit de Division qui soufflait alors sur le monde avancerait un pion en donnant le souffle à sa marionnette pour savoir si cette horrible effigie allait devenir le chef des sous, le chef des armes, le chef de la culture, et avant tout le chef de la chaleur parce que quand même, il a beau dire, ça chauffe. 

Si Mr Trump était élu, des fois ?

9 novembre 2016. Pour nous Français, dans deux jours le 11. Le 11 novembre, c'est-à-dire merci les chars Renault mais pas les usines Renault, merci les Américains oui (merci devant eux les colonnes de nos colonisés), merci M. Clemenceau et l'Armistice mais pas merci M. Clemenceau et le traité de Versailles.

La guerre était la maman de la guerre. Extra muros (Bush) ou apparemment intra muros (Trump par exemple), la guerre,"'injustifiable Nécessité" de l'espèce humaine.

Mais cette fois, mais à force, le Climat vaincrait. D'ailleurs à l'aide d'elles, nos guerres, qu'il ranimerait en moins de deux, il vaincrait, oui. Enfin, parlant d'esprit de division,






rappelions-nous que le suricate est le champion hors-catégorie des mammifères qui se livrent des guerres intra-spécifiques.

A cause de celui du milieu sur la photo.

Vous étiez un mammifère omnivore Monsieur Trump. Plus omnivore que mammifère peut-être mais vous aviez sur les seins deux tétons de dame qui comme chez tous les mâles bandaient sous la caresse, pour parler votre langage.


II. JOURNAL DE DEMAIN.
(texte enregistré aujourd'hui 24 novembre 2016, que je vous livre aussi)

Français, voudrez-vous souffrir ? Voterez Fillon. Qui aura aussi sûrement des tétons. "Foncerez !" comme il dit, à reculons. "Nos ancêtres ont fait les barricades", comme il dit. Qui ? Les siens s'ils lui ressemblent ? Dans la Sarthe ?

(J'aime la Sarthe) 

Enfin c'est la politique. Je ne m'en mêlais que rarement vous saviez. Je ne m'en mêlerais plus du tout si je n'avais pas d'enfants.


jeudi 10 novembre 2016

SENTENTIA

Le vrai rock n'est pas une musique de vrai drogué, je suis vraiment né la même vraie année que vraiment le rock. C'est un vrai fil vraiment électrique et vraiment jamais électronique. Avec vraiment Trump... non non non, c'est vraiment... sport.

SENTENTIA

Dans les réceptions, il faut s'inviter. Sinon aucun intérêt.

mercredi 9 novembre 2016

CRUCHE EST VERSER








Mais le tonnerre ma petite mais le tonnerre, t'imagines ?


On prend le tonnerre par la racine sinon il reste le tonnerre, et le mot, là, n'existe plus


Et puis, s'arracher au mot suivant

Au pauvre qui traîne sa vie comme le pauvre mot suivant




Alors moi le matin c'est le jardin aussi  sans le reste de la Terre

Juste un petit matin avec un petit vivant mais je n'ai pas de jardin 

Alors j'ai des médicaments et j'ai et tu as notre violence


*


Exercice de cœur cousu.

Les mêmes femmes entre les deux mêmes guerres lavent le même linge au même lavoir 

Alors n'oublie pas entre deux mots c'est deux déserts n'oublie pas

C'est deux déserts, 

donc

T'entraîner à la bouche bée


*

Même l'avion on n'est même pas mort. N'importe où on n'est même pas mort. C'est n'importe où. Les portes peu importe et les ports on est même partout. Bref mais on vous infeste, eh la bande des microbes !


*
 
Enfant nue à la vitre enfant qui ne manges pas, même sans genoux maintenant, que puis-je faire ? Une cuillérée d'étoiles ? Que puis-je faire ?


*


Vous, d'autres questions, la vie y répond lentement. Etre un torrent et un détour vous comprenez ? Non ? Et maintenant vous comprenez ?


*

Un, 

rue vide avec un chat noir. 

Deux, 

rue vide. 

Merci  le chat pour ce temps tout entier. 

Trois, 

dire "vide". 


Impossible ?

Alors s'arracher de se le dire



N'est-ce pas, le chat ?

                                        
*


Ni mots ni rien pour retourner avant les arbres
avant le vent à mon extrême naissance ô nid doux mot barbare

Ni mots,           rien,

Rien


*

Rare est l'oiseau, oui il chante, c'est presque ce n'est rien

A la porte rare est le chien qui tire la langue du jardin

Rare est l'oiseau oui il chante c'est presque ce n'est rien

L'avion à 10000 mètres rare il est l'histoire des gens et presque c'est crashé et ce n'est rien 



*

Les promeneuses sont souvent elles, alors comment les promener ? Des fois c'est l'automne, des fois l'existence


SOLITUDE. Alors c'est l'inconnu. D'abord j'y reste. Après je l'appelle autrement. Et puis elle me devient



*



Un peu d'horreur n'existe pas.  L'Araignée ne consent à dévorer que Tout.



*


Non je ne me rappelle rien d'absolu, peut-être un arbre, ou un autre arbre. 

A la chasse au silence, c'est le temps qui



*


Saisir l'instant en faire un aigle lâcher l'aigle en faire un ciel lâcher le ciel



*

C'est pleuvoir désert. Nu pied d'une jeune fille éternelle 

qui va d'elle-même 

Chassant les passés chassant soulevant les sables

Oasis du cœur oasis du sexe ô vieille vieillesse approche-toi,

Viens me dire me redire

Pas que je suis née, non

Plutôt qu'enfin je naisse. Afin que je remeure



*



Tais-toi quand tu verses parce que verser c'est du silence

Surtout parce que tu es toi,

et intraduisible en Silence