samedi 2 avril 2016

SUBSTANCE DU LABYRINTHE XX








Ça fait du bien d'avoir des autres
Quand la roulotte se fait petite
De dire mais passez au salon
Le peu de nous est par ici
Prenez donc par le labyrinthe

Enigme ne va qu'en silence
Au pas du vacarme des mouettes
Avec tes petits pieds la mer
Conduis messieurs après leur mort
Ils n'auront cuisses ni les tiennes ni 
                  les nommées néant

Un nom jouait au tien
Une nonne le lui vola
Que voulez-vous qu'il arrivât
Quelque silence immense
Une émotion de quand on dit








SUBSTANCE DU LABYRINTHE XIX

Car ton pays se meut.
Tu vois quelques jonquilles
Installer tel ou tel printemps ?
Les filles sont ces malheureux toi
Egarées toi tel ton alcool

Une peau inaccessible
Elle sent ses yeux vois-tu
Entre les cuisses attend le sang
Près de la bouche il y a ces cris
Et tous ces bras ! Qui tentent l'Un.




Extrêmes, à qui équivaloir ?
Egarer mon dédale
Epuiser un monstre le même
Saisir la première main qui danse
Sourire en larmes du cosmos









SUBSTANCE DU LABYRINTHE XVIII



Son nom joue encore à son nom
Je ne se sais pas tu n'as qu'à surveiller
Les nôtres les pauvres des nôtres
Notre navire emportant le poème
Pas le silence le mot est plein

L'intérieur d'une mariée
C'est fait pour s'envoler
Avec le vent l'éclat de rire
Et la photo n'est là que pour cela
Elle amuse l'ancien temps du temps

Ton nom arrête avec ton nom
Oh mot dans les vents dangereux
Fais-moi mieux ce sourire
On se promène très bien
Au bras des gens de la saison