vendredi 29 décembre 2017

DICTA


Tous vous tendent leurs pièges, savants, politiciens, banquiers ; les pièges où eux-mêmes sont pris. Le poète vous tend sa bouée, et s’il le peut, sa main.



Armel Guerne, Novalis ou la vocation d’éternité, in Les Disciples à Saïs, Novalis, éd. Gallimard, coll. « Poésie », 1980, p. 32

jeudi 21 décembre 2017

SENTENTIA


SENTENTIA


L'ennui avec les Fêtes, c'est qu'on les travaille.


Enfin de nos jours.
A vous je les souhaite vraiment joyeuses !




DICTA


Il faut s'y faire, nous vivons maintenant dans un temps différent (...)
Même la réalité devient une anecdote encombrante. 

(Depardieu, Monstre, le cherche midi 2017)




vendredi 8 décembre 2017

CHANTIER




Et toi ai-je accès à mon cœur
Chien fatal écrasé des rues
Belle à quoi te servent tes rêves
Tu habites quatre au ras des nues
Tiens un héron qui me distrait
Pardon car tu n'habites rien
Puis silence puis bonjour théâtre



Viens je connais tout l'inutile
Et à quel point la langue est pure
Où la forme forme la main
Où gît l'écume de tout poème
Car l'écume gît comme tout le reste
Où habites-tu ratte adorable
Et le dodo dort disparu

 

Et/ou te di(sen)t quoi en syllabes
Espèce de luth abandonné
Et où se cancérisent les monstres
Le vent qui est le vent n'est pas
Dire une couleur au hasard jaune
Trembler est transcrire en musique
J'ai froid je rentre dans mon chat


 
Où es-tu ratte amour aveugle
Non le passé n'a pas de pattes
Si j'habite cette rue au hasard
Te poseras-tu héron futur
Aux cendres de mes descendants
Le transcrire en ronron mon être
Est difficile ô mon histoire
Pauvre couleur en écolière




Où le vent va fait de musique
Je cherche bien dans mes poètes
La pluie ne retombe qu'à chaque pluie
Le rire éclate et cetera
C'est la neutralité terrible
Amour tu t'occuperas hein
Du nouveau-né nommé sourire
Un jour de la réalité




Fenêtre n'est que l'océan
Jeune absente je vérifierai
S'il manque un violon au violon
Sous ce cou de mort qui s'égorge
Appelle-le d'un seul coup d'un cil
Ou le hasard serait une chose
Vertige d'avoir une seule épaule 
Tremblons tant qu'il fait froid ensemble 



Le cœur pèse un si vieux violon
Que le miroir jaunit de soi  
Passant je hasarde ton chien
Et voici qu'une brume m'envahit
Pourquoi s'habitue-t'on soudain ?
Pour mieux meurtrir ce qui a lieu ?
Tout à fait à la place du cœur
Ô lac ô héron du milieu



Monsieur tu ne m'emportes pas
Je m'appelle une petite sauvage
Au hasard d'un lieu contre un mur
Un peu une habitante d'énigmes
Plus tu le tais plus je le dis
Que tes astres restent les tiens
Voici mes chats et ils résident
Au plus secret de mes cent cuisses



Soudaine habitante de la langue
Asseyons-nous sage au spectacle
Une main rangée dans le cerveau
L'océan est un maladroit
Pardonne je t'en prie aux énigmes
Entre violons nous sommes tous faux
Tant le pianiste reste seul
Les yeux vivaient seuls au soleil


 
Glacée et puis tes cuisses frissonnent
Elles qui pourraient être les miennes
Un jour je sais je te lirai
Cette vieille histoire pour m'endormir
Comme si ce piano d'un passant
Grisait soudain toute ma sagesse
Pour m'embarquer dans l'immobile
L'un froisse l'autre héron héron


 
Parlant de la corneille, change d'angle
Voilà c'est bien lui mort en brave
Et elle assise dans son désastre
Mais non, moins d'aigle dans ton cadre
Nous parlions d'une corneille précise
A un rendez-vous disparu
Et puis voici que mon amour
S'en reviendra de cette épaule


 
Oui le pianiste reste mort
Guitariste garde tes yeux
Presque restés des esclaves verts
Et reviens l'océan te perd 
Je t'aime au hasard du désastre
Mais sourions voici ma mère
Que dire passent plein de hérissons
Car une mère n'a aucun ancêtre


 
Un peu habitante des déserts
Donc presque muette ou quoi
Tuée au milieu du silence



 



 
Ceci est sombre mais un lac
Un seul soleil passe comme il vente
Et comme je sais que je vous ai
Maître raté par ses esclaves
Je pleure de ne rien voir aux formes
Haussant les épaules du lointain
Tel que parfois la terre se froisse
L'hiver quand s'y pose une corneille



Souvent allant hors du vertige
Celle qui s'aventurait vraiment
Qui était tantôt morte ou non
Je m'en débarrassais d'une fleur
Ou d'une chose mais imaginaire
Tout à fait rien de ces nuits-là          
Non le désert me l'aurait dit
Mais féminine comme autre chose



Ainsi doucement augmente le froid
D'abord l'idée de la campagne
Meubles abandonnés qui grincent
Et puis un prénom d'une personne
Jour ajouté à la sagesse


Le jour de la réalité
Il y aura toi et l'orage
Toute débarrassée de tes cuisses
Te faufilant mon souvenir
Ici et là dans le silence
O belle habileté à dire
Rien ne traîne à part la parole





Les chats actuels sont avec nous
Je revois l'autre et il sourit
Et je désire chaque galaxie
Mais je sais que ton chien viendra
Que chaque marée est une terrible
J'aime les platanes quand ils sont calmes

Ainsi se  
Ça devenait trop de théâtre
Un piano réside dans le moi
Très loin un pauvre me promène
Mais vois venir l'éternité
Être rocher est attitude
Et puis sourire n'est pas un clone
Si je débarrasse le vertige
Nous nous nommons main dans la main







Mon luth peu à peu se fait harpe
Ou arbre au bras d'une fille très longue
Dont les cheveux aux doigts du temps
Se rêvent dans la langue de nous deux
Triant les trains des autres trains
Et le sourire et le miroir aussi
Où immobile tout est en place
Vieillesse installée dans la ronde





Grande fille je te trouve trop assise
Jolie sur le grand puits du vide
Paralysée par autre chose
Tu t'aventures hors du vertige
Autre côté du souvenir
Vois la sagesse s'avance violente
Prénom décidé sans nous deux
Pour les vagues vagues de l'avenir


 

Tu habites quatre aux rattes du pur
Silence que tu serres solitaire
Encore plus têtue qu'un miroir
Souvenir au bras du chemin
Ou sourire du côté qui brûle
Au pavillon sombre des langues
Dites-moi des nouvelles de vos autres
Esclaves promenant vos esclaves





La langue du chien pend du jardin
On est presque à l'éternité
Un réfugié parmi mes cuisses
S'appelle soudain monsieur le Froid
J'avais connu jadis mais non
Ma galaxie n'est qu'origine
Beau rossignol mon moi chantant
Silence est un mot ridicule





Fillette violée par chaque instant
Tu te rends compte de ces rochers
Qui m'aurait dit que la sagesse
Un sapin solennel arrive
Cheveux comptés des trépassés
On ne m'aurait qu'avoué la pluie
Tout gît parmi le cœur grillé
On ajoutera une fleur à tout




Je revois l'autre qui maigrit
Je l'appelais prénom d'un mot
Qui devenait trop de théâtre
Voici ma mère ma chatte mourait
Elle l'habitante d'un chêne du clan
À Edimbourg a ses cinq doigts
Desquels je dirais chacun l'autre
On se promenait entre chemins





Mais au prénom de qui être autre ?
La harpe est doucement la harpe
C'est par simple violence un rêve
Cette cuisse a pour nom pauvreté
Moi j'existe au monde du moineau
Et toi d'être si désirable
Où iras-tu pondre ton nom
L'Amérique s'appellerait mourir





Oh vent du rocher inconnu
Tu gifles un visage terminé
Viens déménageons le jasmin
Tout au bord du désert des vies
Quand nous nous parlions en silence
Comme je serrais la main d'un rien
Le tout aux pluies de mon oreille
Tu sais j'irai avec prénom


 
Vieillesse instantanée d'enfance
Réside ici par une jeune fille
Donner son bras au cou du vent
Est une chose mais les choses des choses
Tous les mots augmentent en douceur
Tu te questionnes bien sur le froid
A propos de l'instant suivant
Mais le sourire existe-t'il


 
Heureux les chats fixant le monde
Au hasard du froid mes épaules
On pense à une sonate l'automne
Heureux le hêtre étant mon moi
La mousse et l'écume se connaissent
Toi tes bisous aux joues que j'ai
Ça finit en prénom d'un autre
Gifle ta rue si elle revient





Du silence c'est pour prononcer
Comme un tourbillon d'écureuil
Attends attends que l'arbre vienne
Comme ignorer est en prière
J'ai connu un prénom si fort
Qu'il était d'une noblesse sans nom
Avec la précaution secrète
De se promener pieds nus dans l'être





La puce délicate est ma peste
Comme Venise sait traîner Venise
Et je rôde au hasard du rat
Parmi la richesse de mon corps
Ainsi que font tous les volcans
Comme le rocher doté du nom
Au plaisir de tant s'ennuyer
Quand ne se passe aucune enfance





J'exige encore de vous donner
Tu es toute nue c'est la terrasse
On jardine au hasard rosiers !
Silence bruit de piscine d'un bras 
Hiver s'appelle se serrer mieux
Heureux les rats pendant qu'ils crèvent
Le sapin solennel attend
L'avant-bras s'appelle chaleureux




C'est tout l'hiver de s'appeler
Un pauvre habitait tellement l'être
Cheveux pluies comptés un par un
Le chat fixe fidèle énigme
Agitation de l'origine
Il s'avance la nuit l'échine pure
Il m'aime mais je m'appelle mon nom
C'est bien frissonnant l'ignorance 





Un peu d'impur parmi la harpe
Comme s'en vont les violons parfois
Hasardons l'épaule de l'oiseau
Entre ses saisons délicates
Alors nous disparaîtrons bien
Invitons notre nom chez nous
La couleur de notre écureuil
Distribuons beaucoup mieux nos lèvres





Voulant être trop respecté
Je passais ainsi parmi d'autres
Moi comme un rocher de saison
C'est tout son nom s'appeler comme ça
J'aimais trop pour m'être fidèle
Mon cœur convenait à la mer
Je me connais, rien à manger
Mon cœur s'éloignait s'éloignait




Écrire, au prix de dépenser,
Se faire soudain se promener,
Soulever virgule face à la phrase
Achever ce qu'on a été,
Est oublier de se moquer,
Au prix de ne plus rire de soi,
S'appeler t'appeler t'aimer
Mais le héron est le milieu du lac




Est-ce une forêt ou La forêt
C'est parce que tu es sauvage
Toi que nous n'apprendrons jamais
Le nom s'appelle un dernier cri
Détour de tous les étourneaux
Une seule harpe tant de cascades
La brodeuse hurle décousue
Chat ! Marche encore dans ce silence




Ceci est tant de hérissons
Ô habitante de ta fatigue
Oublie cette route qui est mobile
Car j'ai croisé des mots si purs
Noble héron atterrissant
C'est bouleversé par le bouvreuil
Mais le voilà ce mot qui manque
Non une mésange mêlée à elle




Un seul soleil ou un câlin
Des doigts je dis les uns les autres
Avion seul avion dans le ciel
Une seule couleur est une ratée
Où est le prénom du silence ?
Au concert qui pense au concert ?
L'hiver respire boit à mes seins
Les tiens ce sont les univers





Poupée finie d'être jolie
Un océan t'encombre enfance    
Le hérisson fuit par ici
Tu dis que tu es si sauvage
Défilé des handicapés
Tout redevient tant de théâtre
A l'adresse chez le vent là-bas
Mes doigts tant de petites harpes





Mais toi mon cousin le lointain
Tu habites où urgence de dire ?
Silence on révise ce silence
Parmi plisser les yeux d'un arc
La grotte se réfugie toute seule
Eh l'escargot tu meurs encore
Toute spirale s'appelle la sagesse
D'une prunelle un chat applaudit




Tu sais une araignée s'appelle
Beaucoup d'autres peuples des crabes
Tiens voici le ciel aujourd'hui
Je t'aime ancien nom de la rue
Et un héron nommé l'étang
On tague sur le lot à construire
Il est injuste de se taire
Nous nous aimons bien plus que nous


L'étang a pour nom élégance
Et il habite le vide parfait
Pas d'arabesques dans un nom
Je te connaissais sans tes cuisses
Soudain mon silence m'arrive nu
Chez les morts voici le passé
J'ai couru un ruisseau naïf
Jusqu'au bout de mon beau sourire



Et c'est à propos du violon
Que vient le jeu d'une épaule pure
Sans un prénom la vie s'avance
Maître nous n'apprendrons jamais
Je sais le temps s'appelle la pluie
Un jour j'avais treize ans anciens
Tu existas dans une jupe nue
Immobile un buste progresse

FAUTEUIL 12

Eh, Jean d'O, Monsieur d'Ormesson !

Peu importe qui lira ceci, ça n'a rien d'un testament. Tes yeux me sont énigme. A mon âge je ne peux pas me prétendre homosexuel, à ma politique je ne peux pas me réclamer de la moindre droite, à ma religion je suis chrétien fort peu catholique. Mais toi voilà, on la ferme. Je suppose que tu as eu tous les gars, toutes les filles, tout Chateaubriand. Que tu as fait toutes tes prières pour nous relayer ce que tu représentes avec force. Repose, frère enfin mon frère, en ta paisible agitation. Et fiche-nous la paix espèce de paradoxe ! Espèce de réconciliation d'avant les guerres à venir, espèce de civilisé ! Oui, toi voilà, même les pauvres on la ferme. Trop beau. Vaincu le Lynx. A bientôt dans la fosse de la Commune

jeudi 7 décembre 2017

SENTENTIA







Le mot à venir n'est pas une distraction.

ALCOOL

Pour mes frères et sœurs en alcool. Et après seulement pour les miens, afin de mieux les étonner.



A gauche de l'ordinateur une bouteille. Pas d'association d'idées s'il vous plaît. Ce n'est pas toujours. Mais c'est aujourd'hui et je suis donc en retard sur ma vie comme dirait René Char. Alcool. Avec ce mot curieusement arabe, au moins l'islam a compris. Le christianisme historique lui, le recommande et il faut bien avouer que ça part dans les gènes. Il y a, dans notre histoire, une assimilation qu'on peut comprendre à tous points de vue entre l'alcool et le sang. Le sang qu'il faut verser ou tirer. "Le vin est tiré il faut le boire" n'est-il pas une expression ? Un peu vieillotte certes et c'est tant mieux. Dans les gènes. J'exagère à peine, sans doute, si je dis que l'Europe a été la première, peut-être grâce à l'alcool, qui sait ? au concours de qui arrive en premier à l'autre continent. Je pense ici, bien sûr tout seul et voulant croire ne pas l'être, à L'EAU DE FEU et aux Indiens d'Amérique. Ça va ? On peut continuer ? 

Et voilà, j'ai fait comme ça, et je suis fatigué.

Eh bien non. Ne pas continuer. Ni bouteille ni mots mais comment ? Réponse plus tard. Et c'est en live, équivalent minable d'un chat porno.

Conduis, toi ! Mais ne vois pas je t'en pris la grosse bouteille de J&B à gauche, ni l'abbaye dans l'Affligem à droite. C'est un piège doucement plus vite mortel.

Juste un mot encore ici. 

Je suis homme de mots. C'est avec eux que je combats. Mais... alerte, mot traître ! Voir double est innocent sauf au volant. Mais parler double...

Dans un hôpital, il y avait aux deux bouts d'un parc un service pour les addictions et une maison de vieux. Je me rappelle cette vieille dame. Je rêve ici. Les vieilles dames sont soit délicieuses soit tyranniques. J'arrête de rêver. Eh bien cette vieille dame, elle faisait tout le parc pour être avec nous parce que son vieux mari ne venait même pas la voir. Pardon du misérabilisme mais le -isme est trop facile à moi il dicte misère misère et encore misère. Elle était plutôt distinguée. Nous étions divers. Et elle disait toujours : " Ah j'ai fait quelques pas pour draguer les alcoolos, parce qu'au moins vous vous êtes marrants". Oui, elle faisait tout le parc. Pour venir nous voir. Et comme on l'aimait ! Pas de contact plus vrai que celui-là. Et puis si on creuse, et j'en parlais à mon voisin de chambre, nous étions fiers de plaire à une mourante. Mais... à nous sentir fiers : eh bien tentation. Etre fier, c'est comme avoir honte, c'est pareil. 

On peut catégoriser les émotions. Inutile. L'intérêt est ailleurs. Où en suis-je ? A tous points de vue et quand je dis à tous points de vue ce n'est pas un coup de balai. Le mot à venir n'est pas une distraction.

Stop, à +


Car tels sont

 

Grande amitié 

mercredi 6 décembre 2017

SENTENTIA





J'ai horreur de la pureté, ça sent la race.

RESCRIT

On vient de me dire que j'étais un puriste. A cause de mon post sur "l'orthographe inclusive". Excusez-moi je viens de perdre une dent... mais oui, à force de prononcer cette foutue expression... Donc oui, à cause de ce post.

A quoi je réponds ce qui suit.


NON. 

J'AI HORREUR DE LA PURETÉ, ÇA ME FAIT PENSER À LA RACE.

ET MÊME DIRAIS-JE, LE MOT PURISME CRAINT VRAIMENT : IL SIGNIFIE DU PUR IMPUR PUISQU'IL ESQUISSE UN MOUVEMENT DE LA PENSÉE (ouais, le "-isme") DE CE QUI EST PUR VERS CE QUI VA DEVENIR PUR SI JE M'IMPLIQUE. TORDU ET DANGEREUX MES ENFANTS. 


Ne croyez pas que je m'énerve plus, ou moins, si je fais des grosses lettres grasses en tapant deux touches en même temps. C'est le message que je transmets qui est un panneau "danger".  Je pourrais d'ailleurs m'étendre à ce sujet mais le peu de vous qui me lit risque d'arrêter alors j'arrête aussi.

SALAH STETIE

De mes maîtres le dernier, au hasard des pages. Avec lui, pour faire bref, nous voilà sommés entre isoler un mot, deux mots, un vers, un poème, tout. La plupart du temps je ne fais qu'être proche de lui. Mais différent aussi, à cause de Bonnefoy, Jaccottet, Peuchmaurd, Villon, Baudelaire, moi peut-être, aucune importance. Pas de Wagner sans Beethoven sans Mozart sans Bach etc. Haendel est le Bach-Vivaldi de Londres.

Ici  tournant les pages, j'isolerai des vers. C'est tricher avec ce grand poète, d'isoler ainsi. Si la chose vous tente, il faut entrer dans l'arabesque.

Vraiment au hasard des pages de Colombe aquiline (éd. Gallimard, 1983). Parmi mille et une. A la manière d'une bande-annonce.





Tendre théâtre de nos larmes, toute pluie



Les violons d'une rosée Tes cils



Fatigue inouïe de l'être inouïe parole



Une colombe gémit, elle est impure



Une femme s'est mise à nu par poésie
Elle va blanche aux linges de sa mort
Le sexe enténébré de solitude



Son verre enfin pulvérisé par songe



Avec ses doigts elle durcit sa lampe
Et quel jour à ses joues la dénonce ?



Sur la fragilité des arbres à colombes



Un autre pas se fit : chemin d'aveugle



Et toute cruche est idée suspendue
Avant sa forme de poussière, dans l'attente
D'une colombe de silence (...)



Et l'Etre avec bonté se retourne
- Et nous regarde mourir. Les violettes (...)



L'amour défait ses vieux cheveux. L'Être tremble.
Une étoile de pluie rompt l'horizon.




SENTENTIA

Parfois c'est dans l'urgence qu'il faut jouer la montre. 

Avec la montre ? Devenir urgent.


lundi 4 décembre 2017

ORTHOGRAPHE INCLUSIVE

LU chaise et LU fauteuil. Voilà, j'ai inventé un nouvel article. Au nom de la parité. 

Ce n'est pas tout : si vous lui voyez la queue, dites UN GIRAF. 

Etc.

Etudiant(e). Dans cinq ans on je trouverai humiliant pour elle de mettre la femme entre parenthèses, de la rendre éventuelle. Et de mettre le féminin après le masculin. J'écrirai donc au choix - non, pas au choix, une fois sur deux ou après tirage au sort - "étudiant(e)" ou "étudiane(t)."

Etc.

Bien sûr, après chacun de nos décrets, la francophonie mondiale devra suivre immédiatement.

Etc.

Entre grasses parenthèses ça ne règle pas la question de la parité des salaires.

Etc.

Mais c'est encore plus grave. Fatigué. Un jour je vous expliquerai, enfants, comment se porte notre dictature, à quels signes on la repère. Mais pas aujourd'hui.

Ah, oui, c'est complètement hors-sujet, mais les Hauts de France ! Si on confond le haut et le nord, va falloir inverser le Haut et le Bas Rhin, et plein d'autres choses.

A propos d'Allemagne (non je rigole Alsaço-campardenno-lorrains), et pour revenir au sujet, 

"fille" en allemand ("Mädchen") signifie littéralement "petite servante", et c'est du genre neutre ! C'est mal parti là-bas. Toujours à la traîne ceux-là.

Etc.

Comment ? La Nouvelle Aquitaine ? Je ne sais pas, une île, au bout du monde. Non seulement on y écrit l'inclusif, mais on le parle (... vous allez voir que ça va venir).

Oh, je reviendrais à tout ça, de manière plus construite, plus argumentée,

si je n'avais pas assez à faire avec la défense avec la biodiversité en général et le lynx en particulier.

jeudi 23 novembre 2017

PARDON BRETON AU MENHIR DE KERLOAS II

Au nom de quoi ne pas répéter, presque ?








                             Pour Noémie, Juliette, Valérie, Hermione, Claude, Marian Mac Kay, d'autres, et Enora 





C'est de quelle furieuse solitude
Que ce chat vient dans la maison

Que les mots se disent entre oiseaux

Le néant claquant d'autres dents
Que le puits qui se creuse depuis

La ronde toutes ces couleurs des fleurs

Se danse à petits vices d'enfance
Parmi toi l'étrangère normale


*


Ceci se danse dans l'absolu

Tu crois à de nombreux néants ?
Moi à ta main dans un parc seul

Où reviendraient autour de nous

Silence et millénaires des arbres
Autour du coucou du coucou de nous

Où même s'endormirait l'hiver


*


Je connais le menton de l'étrangère
Qui ne prononce jamais son nom

Tu n'en soulèves qu'une larme

Et ce qui claque du reste d'entre nous
Parmi ce sable fait d'oiseaux

Centre d'horizons alignés

N'est que la sagesse de cela
Syllabe volée aux papillons


*


Alors le gros rocher approche

Et il encombre encore cet être
A force de vivre fillette

Car tu es unique à tes larmes

Insecte resté de l'éternité
Excuse qui vit encore 

Aux lois de moi j'ai rendez-vous


*


Que vienne ou que vienne la marée

Mes yeux fermés par le murmure
D'ici que je pleure de cela

Tes yeux signeront le granite

Bien sûr chez nous dire son prénom
Est claquer de ses dents restantes

Vivante poignée de ce néant


*


Ai-je peu vécu comme toi amie
Mais quoi la pierre est Pierre

Papillon tu es pleur ou pur ?

Au parc à cette main étrangère
Fillette qui t'appelles c'est par là

C'est l'horizon qui serre le vent  

Juste un silence a ton prénom
Dans le cristal de tous tes actes


*


Plus tard si je dis Finistère

Sera cette approche entre nous
Moi rocher toi la fille étrange

Qui t'appelleras toujours la mer

Le chat et la sagesse naviguent
Cette syllabe tremblante étant toi ?

Je suis mon nom assis si oublié 

  



mardi 21 novembre 2017

SENTENTIA ETIAM LONGONQUIOR

Pour Tacite. (Mais non pas toi, le vrai, enfin c'est quand même dingue que peut-être le plus grand écrivain romain soit "surnommé" "celui qui ne dit rien". Quand les choses ne s'inventent pas, mieux vaut se rendre digne d'elles)








Avec les Allemands qui n'ont rien à faire d'être nos ennemis, nous avons toujours entretenu un rapport d'ignorance. 

Avec les Anglais qui n'ont rien à faire d'être nos amis, nous avons toujours entretenu un rapport de fascination. 

Ce qui a mis le feu au monde.

Nous ? Pas du nationalisme, pas de l'internationalisme. 

Non.

Une jolie langue si je la parle.

Pas forcément plus belle que les autres non plus. Faut pas exagérer.

Du latin pourri plus que l'italien, du germanique évasif, du résidu de celtique, tout ça pour des raisons géopolitiques, parce que nous ne sommes ni péninsule, ni île, ni molle frontière de fleuve ? 

Réglée comme une fille dans le rêve des concernées.

Chiante, la lune. 

Je laisse résonner parce que c'est beau. Puis viendra la phrase à suivre. 

La lune, c'est le cul ou l'espace ?

Que dire, Français, de vous-mêmes, avant de croire donner des leçons, de croire en recevoir, sans déni de cette ambiguïté territoriale, 

de cette volonté toujours panique et violente qui a fabriqué cette langue, si douce entre les deux mères, la mer et la terre

sans non plus afficher des drapeaux partout à l'américaine juste parce que vous prononcez juste un truc ?

Mais remettez-vous, c'est la langue qui l'ordonne. Vraiment remettez-vous.

Quelle chance, sa façon de dire océan vous inspire, de dire Alpes vous retient,

Elle est exactement adaptée. A elle-même, aux volcans mal éteints de votre complexe d'Auvergne qui est votre plexus.

Vous n'avez qu'à retenir cette orthographe qui certes n'est qu'une vieille coquille coquine,

Et vous serez français. Pas à la vilaine manière de l'être. Et merde à Robespierre Napoléon et Jules Ferry.

Avec quelques énigmes t'articules, t'es obligé. Devant moi mon gars, ma fille, jamais l'accent sur la première syllabe s'il y en a deux.

Finie la casquette et depuis trente ans, pour non te protéger les yeux. Et ainsi que la cigarette.

Et puis que la canette. C'est moi, eh, tu me reconnais, je m'appelle ta langue !   

Au cœur il y a deux lettres qui en font un.

A la Loire ? Que de sables y dorment, de loirs aussi, que de châteaux, non bombardés que je sache.

Vous le voyez, que dans "la bombe" il y a la bombe ? Ah, et la douceur de "la douceur"...

Et quant à l'Aquitaine, je sais me dessaisir des sons, et quitter Garonne en Gironde,

Puis revenir très bien d'une imitation de musique à une sorte de spéculation qui m'est assez propre. 

Je m'amadoue ma langue, Amadou. Ne puis m'empêcher de te faire honneur, ô cher collègue.

Car en 89 je suis royaliste, il dit va-t'en au comte d'Artois, et au prince d'Orléans, 

J'aime trop mon cher Louis XVI, comme tout français que je suis, que me Vienne ma mariée martyre

Mais la fiancée de l'Eglise, pour un grand Franc qui aide un pape contre un Lombard donc une Longue-Lance 

Ma France s'arrête. 

Avant et après la tribu. Elle n'est ni soi ni soi. Ni autre.

Et c'est ce que dit sa langue. Qui se tire d'elle.

Comme elle peut.

Sa langue. Au Girondin. Que je suis peu après 93. A la mort de mon roi.

Et républicain que je ne peux qu'être. Etant donné 14. Avec la jeune voix de mon pépé qui ne s'appelait pas Maurice, mais Jeune Voix,  ça s'apprend ces choses. 

Tu vois le temps traîne, dès qu'on dit ça : " Ces choses ".

Même qu'il s'arrête. 

Pas tout à fait d'ailleurs. S'il vous plaît ? Un peu trop haut l'accent circonflexe sur mon "même ". 

Et c'est la langue elle-même qui parle, encore à cet instant

Et cetera





 



  


lundi 20 novembre 2017

CONSIGNE

Alors pour mercredi, sois attentif. Relis Alen chloé 2, ou II,  avec le commentaire. Ça n'a pas tellement changé.

Je signe quoi ? Le prof éternel ? Et où ?

DICTA

Tu connais la différence entre le névrosé et le psychotique ?

Pour le psychotique 2 et 2 font 5, c'est normal.
Pour le névrosé 2 et 2 font 4 et ça le rend malade.

SAIN DE CORPS ET D'ESPRIT ? III




Pour revenir en arrière, oui, ça y est, lundi est passé. Et je parle au présent. Sans promesse. Lundi est passé, pas de mystère non plus, j'ai serré la main de mon frère dont j'ai toujours entendu parler, à mon âge pour la première fois. Et touchant un héritage comme on touche le clavecin, alors qu'on joue du piano. J'ai encore un sexe, je vis, j'existe, les miens m'ont encore, mes bras ne savent que les embrasser. Et ma sœur, vous imaginez ? Moi, dire ma sœur. Incinérant ma mère plus chaudement. Pardonnant tout à mon père. Tout. Conservant cousins et cousines, toute la famille, ceux qui, relativité aidant, s'appellent frères et sœurs. Gardant la maison puisqu'elle ne veut pas s'en aller, et la chassant, car Dieu merci ma famille et ma maison sont celles que j'ai faites, avec l'aide de celles que j'ai subies, sans plus. Mais certain jour il faut dire ça, ni le retenir ni le lâcher, comme on fait des chiens ou des oiseaux de chasse. En toute noble familiarité, le dire en simplicité. Simple est le contraire de complexe, pas de compliqué. Et c'est juste complexe, donc la simplicité a le droit avec elle. J'ai triché, vous ai parlé de blog en travaux, d'absence de poésie, menaçant même de toutes mes foudres, aussitôt pour livrer sur ce site un poème, en hexa octo surtout déca syllabes, mon pèlerinage au plus haut menhir de Bretagne, à côté de chez moi. Un peu désordonné tout ça, avec ordre profond mais qu'est-ce qui le prouve ?

Je sursigné Pierre Guinot, sain de corps et d'esprit, sous-nommé Alen Leoz. Dans le jeu il y a la règle et ce qui joue. Erection océan. A jamais jamais, oncque

ALCOOLS SENTENTIA


SENTENTIA


Quand la solution devient le problème, ce n'est une solution pour personne.

"Enivrez-vous, de vin, de vertu, de poésie à votre guise, mais enivrez-vous" (suis-je dans le bon ordre, de mémoire ?), il arrive à nos poètes préférés de dire des conneries au moins aussi grandes que leurs poèmes.
 

dimanche 19 novembre 2017

DICTA DOMINIQUE AUTIE




L'Etre n'exulte qu'à l'épreuve de l'Autre.



Fragment et autre, éd. Commune mesure

samedi 18 novembre 2017

PARDON BRETON AU MENHIR DE KERLOAS







                             Pour Noémie, Juliette, Valérie, Hermione, Claude, Marian Mac Kay, d'autres, et Enora 





C'est de quelle furieuse solitude
Que ce chat vient dans la maison

Que les mots se disent entre oiseaux

Le néant claquant d'autres dents
Que le puits qui se creuse depuis

La ronde toutes ces couleurs des fleurs

Se danse à petits vices d'enfance
Parmi toi l'étrangère normale


*


Ceci se danse dans l'absolu

Tu crois à de nombreux néants ?
Moi à ta main dans un parc seul

Où reviendraient autour de nous

Silence et millénaires des arbres
Autour du coucou du coucou de nous

Où même s'endormirait l'hiver


*


Je connais le menton de l'étrangère
Qui ne prononce jamais son nom

Tu n'en soulèves qu'une larme

Et ce qui claque du reste d'entre nous
Parmi ce sable fait d'oiseaux

Centre d'horizons alignés

N'est que la sagesse de cela
Syllabe volée aux papillons


*


Alors le gros rocher approche

Et il encombre encore cet être
A force de vivre fillette

Car tu es unique à tes larmes

Insecte resté de l'éternité
Excuse qui vit encore 

Aux lois de moi j'ai rendez-vous


*


Que vienne ou que vienne la marée

Mes yeux seront fermés
D'ici que je pleure de cela

Tes yeux signeront le granite

Bien sûr chez nous dire son prénom
Est claquer de ses dents restantes

Vivante poignée de ce néant


*


Ai-je peu vécu comme toi amie
Mais quoi la pierre est Pierre

Papillon tu as pleur ou pur ?

Au parc à cette main étrangère
Fillette qui t'appelles c'est par là

C'est l'horizon qui serre le vent  

Juste un silence a ton prénom
Dans le cristal de tous tes actes


*


Plus tard si je dis Finistère

Sera cette approche entre nous
Moi rocher toi la fille étrange

Qui t'appelleras toujours la mer

Le chat et la sagesse naviguent
Cette syllabe tremblante étant toi ?

Je suis mon nom assis si oublié 

  



 




SENTENTIA



D'ici lundi, de toutes façons, je ne pourrai pas faire grand-chose d'autre que ça ou autre chose.


(instance d'examen, d'opération, de montée sur scène, de devoir sur table, de match, d'entretien d'embauche, de rencontre, de procès, de duel, de longue saison de labourer... voyez ce qui vous concerne, mais "instance" me paraît un mot juste pour introduire et conclure cette SENTENTIA) 


SAIN DE CORPS ET D'ESPRIT ? II

J'aimais cette formule qui avait une autorité juridique et vertigineuse. J'avais connu une dame qui remettait chaque jour à jour son testament. Les dispositions changeaient. Le dernier jour disposa, et non. A chaque héritier de subtiliser en toute immoralité telle version qui avait été un jour, un état d'âme, un support : attends, ça pouvait être le frigo, au feutre. Mais invariablement, "je soussignée, saine de corps et d'esprit". Pour le corps, c'étaient souvent les plus abimés qui traçaient ces mots justement parce qu'ils étaient malades. Pour l'esprit, allais savoir ! En fait elle était lucide, dire qu'on la croyait folle ! En fait elle avait l'air comme ça mais elle était cinglée, on le sait vous êtes d'accord ! C'était donc, finalement, cette formule un peu grandiloquente que le moins informé du droit savait, qui apprenait à beaucoup à envisager le temps après sa mort, par devoir, amour, haine, jalousie, paresse à l'égard des ayants droit. Et il en allait ainsi de l'ouvrier fatigué au roi Louis XIV fatigué, avec avantage à l'ouvrier : il savait peut-être moins bien écrire que le roi mais son testament olographe serait  mieux respecté parce qu'il y avait moins à prendre. Les testaments des rois, on les cassait tels qu'ils étaient, devant tout le monde, après ouverture, impudiquement, tels que la naissance, le dépucelage et la mort du roi avaient été obscènes. Un roi n'avait vécu que jamais ou trop.

vendredi 17 novembre 2017

SAIN DE CORPS ET D'ESPRIT ?



Je ne pouvais pas honnêtement donner ce texte sans livrer un minimum de circonstances privées. Soit tu bâillais déjà, va, soit nous poursuivions le jeu. Le ludisme. Je prenais ici l'initiative, mais les initiatives autres tâchaient d'être égales à celle-ci. Lundi, j'allais me déplacer et apposer ma signature. J'en étais malade, pourquoi ? Il s'agissait de choses heureuses : accepter les termes d'un héritage et du coup avoir les moyens d'acheter une petite belle maison dans un endroit béni que m'avait fait découvrir la femme que j'aimais depuis trente-cinq ans, non vingt-cinq j'exagérais (l'endroit et la femme, oui, ambiguïté). Etais-je en retard sur ma vie comme disait René Char, ou, à sa manière cherokee traduite en envahisseur, un proverbe : "Don't let yesterday use up too much of today" ? Ou au contraire avais-je jeté des voiles paniques de survie sur un passé insoutenable pour vivre toujours, toujours encore le présent et aller ? Vous compreniez donc, espérais-je, que mon utilisation ici et là du temps imparfait était chez moi encore une vérité et pas une manière. Après on pouvait continuer avec d'autres choses que mon marquage propre. Pourquoi à l'école de ma fille pour un repas de Noël, quand c'était son thème (gréco-arménien) qui avait été retenu, une minorité de végétariens, même si je militais pour la condition animale et le ralentissement de ce satané réchauffement, avait fait en sorte que les boulettes de viande fussent interdites à tout le monde, quand quelques-uns avec leurs quatre canines génétiquement restantes ne demandaient qu'à rester encore un peu omnivores ? Ou. Oui, ou. Et, et. (Que l'expression "et/ou" s'écrivât soudainement et ait été lente à apparaître, et non encore parlée à ce jour, était chose qui interrogeait mon intelligence des choses. D'où encore une fois cet imparfait comme une modalité musicale au sens où le tempérament baroque ressentait ces dièzes et ces bémols. Et je refermais ce tiroir-là). Ou. Et, donc. Pensions aussi au féminisme, à on ne savait plus comment on se mettait (je parlais des gars aussi), soit c'était ras-le-bonbon à treize ans avec résilles et talons, soit à cinquante on se promenait encore dans un sac comme si on avait été un jour belle, enfermée que nous étions encore, l'une et l'autre, par les hommes d'abord, puis par notre propre retard ou avance, sur nous. Se trouvait que je m'arrêtais là pour maintenant. Pardonniez, si c'était décousu. Ah oui, sain de corps et d'esprit. C'était le titre quand même. Donc malgré je l'espérais une suffisante cohérence, reconnaissions la dose de décousu chez nous. Eh bien, je souhaite à nous tous, avec un beau présent, de l'être demain : sain, de corps, d'esprit.            

Non je ne relis pas. J'envoie ou j'envoie pas. C'est une discipline. La poésie, pas d'italiques, pas d'imparfait s'il n'en faut pas, mais la poésie je relis en général.  Ça, pas besoin. Déjà à vous.

mercredi 15 novembre 2017

DICTA

Petit dialogue zen ?

- Quelle différence entre une autruche ?
- Elle ne sait ni voler. 

jeudi 9 novembre 2017

SENTENTIA

Il faut s'organiser. Sinon on serait libre, ça va pas non ?


On apprend à tout âge, mais c'est avec l'âge qu'on l'apprend.

mercredi 8 novembre 2017

BLOG EN TRAVAUX



Quelle nécessité virtuelle exigeait de moi que je vous fisse un signe ? C'était forcément pour rassurer. Rassurer vous ou moi, vous et moi, je n'en savais rien. Le blog était en travaux, pouvions-nous dire. Ça allait s'arrêter ou mieux s'organiser, mais pas durer en l'état. Je m'interrogeais quand même beaucoup sur la logosphère mondiale, aussi chauffée à blanc depuis quelques années que l'atmosphère et l'aquasphère. J'aimais de plus en plus la poésie, je me confiais à elle : les mots par les mots, le mal par le mal ; homéopathie ou vaccin, chacun sa dose, mais poésie, vie poétique, tout poétique. Blog était chose curieuse. Je venais d'apprendre que sur le plus important réseau social, Facebook, nous approchions du moment où le plus grand nombre d'abonnés étaient défunts. Leurs proches recevaient notifications d'anniversaire etc., ce qui posait problème, quand même. Tout le monde ne savait pas fermer un compte Facebook. Ainsi, nous exprimant sur Facebook, nous allions de moins en moins communiquer - pour peu qu'on le fît vraiment - et adresser des clichés et des mots à de moins en moins de monde depuis un charnier virtuel. Le blog, dans ses principes, était à mi-chemin entre ces réseaux et le livre, enfin une envie de livre. C'était insatisfaisant. Il  fallait me contenter de cette ambiguïté, me réservant ma propre loi qui me défendait tout "lien", se méfiait de l'hypertexte. Il me fallait admettre le virtuel mais le consigner dans son cantonnement, continuer à vous parler et à vous lire, à vous recommander aujourd'hui ou demain le blog de Dominique Autié mort en 2008, par exemple, mais ne dresser aucune liste de sites connexes ; et, toujours peu ou pas d'images ; c'est-à-dire tricher je l'avouais avec les règles du genre. Mais, si ce blog-ci subsistait, il allait se doter de libellés, donc revoir tous ses titres. Ah, accepter que le temps ne fût pas qu'une barque promenée par la mer, mais qu'un JE tînt enfin le cap !  Il était temps : je me saisissais de ma retraite (ouais, depuis le 1er novembre dernier). Jamais je n'avais été aussi libre qu'avant l'école maternelle, ou, mieux, que depuis que j'avais "fait ma maîtrise", mon master quoi pour traduire en français moderne, en deux ans... avec deux mois pour la rédiger effectivement ! L'organisation, donc, est à l'ordre du jour.



On peut se parler pendant les travaux, mais c'est plus lent, y a qu'une file. 

      

samedi 21 octobre 2017

PAUVRE VILLON

Eh, ami virtuel,

je voulais écrire. Et puis j'ai lu. A voix haute et aussi avec les yeux (le par cœur c'était avant, déjà un sudoku...) En plus je crois que je suis convié à lire. J'espère en être digne. Il y aura les quatre notes. Mais oui, tu te souviens pas, The Cure, 1980 ? Enfin quand même. The Forest ! (dans toutes les versions disponibles, avec tous les sons que tu veux live, démo, officiel etc.)

Ouais j'allais écrire une fois de plus.

Tu connais l'engin. Genre octosyllabe qui ne veut rien dire pour soudain vouloir. Enfin tu connais, fidèle virtuel.

Ben là, je lis François, tantôt je traduis tantôt je laisse, je prends le temps, c'est Barbara là, ce n'est plus Robert Smith, autre voix de la limite humaine.

Tu vois, je voulais écrire. Ben je t'écris que j'écris pas.

Enfin tu me connais. 


SENTENTIA






Pourquoi c'est le chat qui tremble bêtement avant de sauter sur la souris ? Pourquoi c'est, bon disons le lapin, qui ne bouge plus tellement il sait courir, quand le fauve approche ? C'est la dure loi de la vie ? Ouais... encore un seul mot dans une seule phrase, qui sont deux donc. Au moins le serpent l'araignée (qui n' ont trop ou pas assez, eh, des seins, des couilles, deux mains) sont gens magnifiques. Ils promènent certains leurs couleurs, certaines leur métier (à tisser). Je m'avoue mammifère. A trembler devant ce que je veux, à me me paralyser devant ce que je ne veux pas.

(cf Les hémisphères, les hippocampes, le corps calleux, ces choses qu'on voit maintenant)

Bénissons les grands, ceux de l'intuition : Hugo, Darwin, Niezsche, Freud, Marx... Ces belles contreparties à leur siècle bizarre. Bénissons Herr Doktor Steiner.

En Allemagne on s'appelle plus vite qu'ici Herr Doktor.

De même que dans Dostoievski, je crois que c'est dans Le Joueur, il y a ça :

DICTA : "Là-dessus arrive un comte polonais, est-ce de Mazurie ou des Alpes ? Son nom, en fait à cet instant, m' était parfaitement inconnu. De toutes façons tous les Polonais sont comtes".  

Mon cher Dosto, on le dirait pas comme ça, mais son humour vaut parfois les Marx Brothers.

vendredi 20 octobre 2017

OH VOUS SAVEZ ?

Peut-être ne s'agit-il que de la langue elle-même.

Ma femme est à 6000 km avec des élèves, ce qui n'est pas raisonnable de nos jours. Mais elle est merveilleuse.

Et mes enfants deviennent.

Là-dessus, j'ai promis. Pas de poèmes.

Ouais, va falloir.

Une maladie ? Non, pas nerveuse quand on est un "grand nerveux". Et puis à mon âge, ce serait indécent de ne vous confier ce qui va mal quand tout va bien. Un cas d'enfance. Et même, l'enfance fait dire.

N'importe quoi. C'est elle qui parle, l'enfance, quand elle est l'enfance. Eh, gaffe, pas la mienne. Ah comment affirmer l'enfance ? (Si tu veux du neuro-cognitif, ça va casse-toi ailleurs).

Mais enfin dites-moi, mes amis qui n'êtes pas physiques, faut-il fermer le virtuel ?

Vous savez, moi le primate qui drague avec le canin de ma femme que j'aime qui est à 6000 km inutiles, mais avec son chien qui ne sait même pas faire une grimace (cf un dernier message), qui drague, dis-je, oh la boulangère et ça marche au poil avec les mots (elles sont deux, d'où la jalousie tout de suite, évidemment c'est plaisant, mais faire le plus vieux monsieur que je suis, ça gâche la cuisson)

Non, non, rien.

(Je fais ma fille. Non pas la mienne)

Non non, rien.

En plus il manque du beurre. Sans sel,

donc la lagnue vous abandonne.

Pas le tps de relire, tu me dis s'il y a des fautes ?

jeudi 19 octobre 2017

SENTENTIA

J'ai trouvé : les félins grimacent ! Va voir la grimace d'un chien ! 

Mais ça va, j'aime tout le monde à part lui. Enfin Trump. Ah,  j'ai trouvé, je suis content.

SENTENTIA

Tenez vous en aurez deux.

HUM. SENTENTIA

Seuls deux métiers sont qualifiés.



(Patience, passe encore une ligne).



Ah pardon j'avais dit une (ligne, et deux sententias, eh oui je sais, de lire votre serviteur, est un exercice ardu auquel nul n'est contraint) .

Je veux dire par des adjectifs. Cherche bien, y en a que deux. Mais non pas le cordonnier, il est mal chaussé, on le sait. Mais non pas le médecin qui t'annonce que tu vas mourir quand tu vas pas le faire. Non, rien de tout ça. Sans parler du météorologue de l'Aber Ildut, tellement ses cheveux étaient déjà blancs qu'une bonne brise les a emportés. (Chut, c'est secret, fait tellement beau parfois qu'il n'y a enfin personne - n'y va pas c'est secret !).

C'est en forgeant qu'on devient forgeron. Forçant-forçat, pareil. Moi je dis : c'est en bossant qu'on devient Beauceron. Ouais c'est de moi. Trop fastoche ? Attends je cherche...

Non. Rien.

Rien ne me vient, là tout de suite.

A part qu'en Beauce il y eut une terrible forêt, puis des brigands, puis des cultivateurs cruels, puis, aujourd'hui, même pas un moustique et un papillon tellement ils sont cons et riches. Ah c'est eux qui amènent les tracteurs sur les Champs-Elysées, en défendant la bonne cause pour les Parisiens béats qui ne bouffent que du bio de Drôme ou de Corrèze. Eux, les vieux Parigots à souvenirs, ils croient même que le Larzac c'est un département. Ben non, justement, c'est un souvenir.

Attends. T'imagines quand même pas qu'avec ton petit tracteur tu descends des Millevaches ( = mille batz = mille sources) pour monter à Paris du jour au lendemain sur le mot d'ordre de la Fédé Nat et tralala.

Non non, je te crois pas, c'est de la mauvaise foi.

Bon je me calme. Quelqu'un ou un doigt de ma main sont exigeants.

Bref,




SENTENTIA

Seuls deux métiers sont qualifiés. Le plus vieux et le plus beau. Ils sont vieux et beaux l'un et l'autre en fait. Va savoir lequel m'a, un jour de pauvreté et de richesse, m'a enseigné l'autre, tout fait de ma pauvreté et de ma richesse.