jeudi 23 novembre 2017

PARDON BRETON AU MENHIR DE KERLOAS II

Au nom de quoi ne pas répéter, presque ? Dans une instance où le dépôt légal et la réédition, voire format, illustration, maison d'édition, pauvres gens d'argent, se repassaient ce qu'à eux-mêmes ils se semblaient, eux dont moi ? Et tous, ayant vécu les toutes autres choses que nous avions vécu,  séparément et en même temps.










                             Pour Noémie, Juliette, Valérie, Hermione, Claude, Marian Mac Kay, d'autres, et Enora 





C'est de quelle furieuse solitude
Que ce chat vient dans la maison

Que les mots se disent entre oiseaux

Le néant claquant d'autres dents
Que le puits qui se creuse depuis

La ronde toutes ces couleurs des fleurs

Se danse à petits vices d'enfance
Parmi toi l'étrangère normale


*


Ceci se danse dans l'absolu

Tu crois à de nombreux néants ?
Moi à ta main dans un parc seul

Où reviendraient autour de nous

Silence et millénaires des arbres
Autour du coucou du coucou de nous

Où même s'endormirait l'hiver


*


Je connais le menton de l'étrangère
Qui ne prononce jamais son nom

Tu n'en soulèves qu'une larme

Et ce qui claque du reste d'entre nous
Parmi ce sable fait d'oiseaux

Centre d'horizons alignés

N'est que la sagesse de cela
Syllabe volée aux papillons


*


Alors le gros rocher approche

Et il encombre encore cet être
A force de vivre fillette

Car tu es unique à tes larmes

Insecte resté de l'éternité
Excuse qui vit encore 

Aux lois de moi j'ai rendez-vous


*


Que vienne ou que vienne la marée

Mes yeux seront fermés
D'ici que je pleure de cela

Tes yeux signeront le granite

Bien sûr chez nous dire son prénom
Est claquer de ses dents restantes

Vivante poignée de ce néant


*


Ai-je peu vécu comme toi amie
Mais quoi la pierre est Pierre

Papillon tu as pleur ou pur ?

Au parc à cette main étrangère
Fillette qui t'appelles c'est par là

C'est l'horizon qui serre le vent  

Juste un silence a ton prénom
Dans le cristal de tous tes actes


*


Plus tard si je dis Finistère

Sera cette approche entre nous
Moi rocher toi la fille étrange

Qui t'appelleras toujours la mer

Le chat et la sagesse naviguent
Cette syllabe tremblante étant toi ?

Je suis mon nom assis si oublié 

  



mardi 21 novembre 2017

SENTENTIA ETIAM LONGONQUIOR

Pour Tacite. (Mais non pas toi, le vrai, enfin c'est quand même dingue que peut-être le plus grand écrivain romain soit "surnommé" "celui qui ne dit rien". Quand les choses ne s'inventent pas, mieux vaut se rendre digne d'elles)








Avec les Allemands qui n'ont rien à faire d'être nos ennemis, nous avons toujours entretenu un rapport d'ignorance. 

Avec les Anglais qui n'ont rien à faire d'être nos amis, nous avons toujours entretenu un rapport de fascination. 

Ce qui a mis le feu au monde.

Nous ? Pas du nationalisme, pas de l'internationalisme. 

Non.

Une jolie langue si je la parle.

Pas forcément plus belle que les autres non plus. Faut pas exagérer.

Du latin pourri plus que l'italien, du germanique évasif, du résidu de celtique, tout ça pour des raisons géopolitiques, parce que nous ne sommes ni péninsule, ni île, ni molle frontière de fleuve ? 

Réglée comme une fille dans le rêve des concernées.

Chiante, la lune. 

Je laisse résonner parce que c'est beau. Puis viendra la phrase à suivre. 

La lune, c'est le cul ou l'espace ?

Que dire, Français, de vous-mêmes, avant de croire donner des leçons, de croire en recevoir, sans déni de cette ambiguïté territoriale, 

de cette volonté toujours panique et violente qui a fabriqué cette langue, si douce entre les deux mères, la mer et la terre

sans non plus afficher des drapeaux partout à l'américaine juste parce que vous prononcez juste un truc ?

Mais remettez-vous, c'est la langue qui l'ordonne. Vraiment remettez-vous.

Quelle chance, sa façon de dire océan vous inspire, de dire Alpes vous retient,

Elle est exactement adaptée. A elle-même, aux volcans mal éteints de votre complexe d'Auvergne qui est votre plexus.

Vous n'avez qu'à retenir cette orthographe qui certes n'est qu'une vieille coquille coquine,

Et vous serez français. Pas à la vilaine manière de l'être. Et merde à Robespierre Napoléon et Jules Ferry.

Avec quelques énigmes t'articules, t'es obligé. Devant moi mon gars, ma fille, jamais l'accent sur la première syllabe s'il y en a deux.

Finie la casquette et depuis trente ans, pour non te protéger les yeux. Et ainsi que la cigarette.

Et puis que la canette. C'est moi, eh, tu me reconnais, je m'appelle ta langue !   

Au cœur il y a deux lettres qui en font un.

A la Loire ? Que de sables y dorment, de loirs aussi, que de châteaux, non bombardés que je sache.

Vous le voyez, que dans la bombe il y a la bombe ?

Et quant à l'Aquitaine, je sais me dessaisir des sons, et quitter Garonne en Gironde,

Puis revenir très bien d'une imitation de musique à une sorte de spéculation qui m'est assez propre. 

Je m'amadoue ma langue, Amadou. Ne puis m'empêcher de te faire honneur, ô cher collègue.

Car en 89 je suis royaliste, il dit va-t'en au comte d'Artois, et au prince d'Orléans, 

J'aime trop mon cher Louis XVI, comme tout français que je suis, que me Vienne ma mariée martyre

Mais la fiancée de l'Eglise, pour un grand Franc qui aide un pape contre un Lombard donc une Longue-Lance 

Ma France s'arrête. 

Avant et après la tribu. Elle n'est ni soi ni soi. Ni autre.

Et c'est ce que dit sa langue. Qui se tire d'elle.

Comme elle peut.

Sa langue. Au Girondin. Que je suis peu après 93. A la mort de mon roi.

Et républicain que je ne peux qu'être. Etant donné 14. Avec la jeune voix de mon pépé qui ne s'appelait pas Maurice, mais Jeune Voix,  ça s'apprend ces choses. 

Tu vois le temps traîne, dès qu'on dit ça : " Ces choses ".

Même qu'il s'arrête. 

Pas tout à fait d'ailleurs. S'il vous plaît ? Un peu trop haut l'accent circonflexe sur mon "même ". 

Et c'est la langue elle-même qui parle, encore à cet instant

Et cetera





 



  


lundi 20 novembre 2017

CONSIGNE

Alors pour mercredi, sois attentif. Relis Alen chloé 2, ou II,  avec le commentaire. Ça n'a pas tellement changé.

Je signe quoi ? Le prof éternel ? Et où ?

DICTA

Tu connais la différence entre le névrosé et le psychotique ?

Pour le psychotique 2 et 2 font 5, c'est normal.
Pour le névrosé 2 et 2 font 4 et ça le rend malade.

SAIN DE CORPS ET D'ESPRIT ? III




Pour revenir en arrière, oui, ça y est, lundi est passé. Et je parle au présent. Sans promesse. Lundi est passé, pas de mystère non plus, j'ai serré la main de mon frère dont j'ai toujours entendu parler, à mon âge pour la première fois. Et touchant un héritage comme on touche le clavecin, alors qu'on joue du piano. J'ai encore un sexe, je vis, j'existe, les miens m'ont encore, mes bras ne savent que les embrasser. Et ma sœur, vous imaginez ? Moi, dire ma sœur. Incinérant ma mère plus chaudement. Pardonnant tout à mon père. Tout. Conservant cousins et cousines, toute la famille, ceux qui, relativité aidant, s'appellent frères et sœurs. Gardant la maison puisqu'elle ne veut pas s'en aller, et la chassant, car Dieu merci ma famille et ma maison sont celles que j'ai faites, avec l'aide de celles que j'ai subies, sans plus. Mais certain jour il faut dire ça, ni le retenir ni le lâcher, comme on fait des chiens ou des oiseaux de chasse. En toute noble familiarité, le dire en simplicité. Simple est le contraire de complexe, pas de compliqué. Et c'est juste complexe, donc la simplicité a le droit avec elle. J'ai triché, vous ai parlé de blog en travaux, d'absence de poésie, menaçant même de toutes mes foudres, aussitôt pour livrer sur ce site un poème, en hexa octo surtout déca syllabes, mon pèlerinage au plus haut menhir de Bretagne, à côté de chez moi. Un peu désordonné tout ça, avec ordre profond mais qu'est-ce qui le prouve ?

Je sursigné Pierre Guinot, sain de corps et d'esprit, sous-nommé Alen Leoz. Dans le jeu il y a la règle et ce qui joue. Erection océan. A jamais jamais, oncque

ALCOOLS SENTENTIA


SENTENTIA


Quand la solution devient le problème, ce n'est une solution pour personne.

"Enivrez-vous, de vin, de vertu, de poésie à votre guise, mais enivrez-vous" (suis-je dans le bon ordre, de mémoire ?), il arrive à nos poètes préférés de dire des conneries au moins aussi grandes que leurs poèmes.
 

dimanche 19 novembre 2017

DICTA DOMINIQUE AUTIE




L'Etre n'exulte qu'à l'épreuve de l'Autre.



Fragment et autre, éd. Commune mesure

samedi 18 novembre 2017

PARDON BRETON AU MENHIR DE KERLOAS







                             Pour Noémie, Juliette, Valérie, Hermione, Claude, Marian Mac Kay, d'autres, et Enora 





C'est de quelle furieuse solitude
Que ce chat vient dans la maison

Que les mots se disent entre oiseaux

Le néant claquant d'autres dents
Que le puits qui se creuse depuis

La ronde toutes ces couleurs des fleurs

Se danse à petits vices d'enfance
Parmi toi l'étrangère normale


*


Ceci se danse dans l'absolu

Tu crois à de nombreux néants ?
Moi à ta main dans un parc seul

Où reviendraient autour de nous

Silence et millénaires des arbres
Autour du coucou du coucou de nous

Où même s'endormirait l'hiver


*


Je connais le menton de l'étrangère
Qui ne prononce jamais son nom

Tu n'en soulèves qu'une larme

Et ce qui claque du reste d'entre nous
Parmi ce sable fait d'oiseaux

Centre d'horizons alignés

N'est que la sagesse de cela
Syllabe volée aux papillons


*


Alors le gros rocher approche

Et il encombre encore cet être
A force de vivre fillette

Car tu es unique à tes larmes

Insecte resté de l'éternité
Excuse qui vit encore 

Aux lois de moi j'ai rendez-vous


*


Que vienne ou que vienne la marée

Mes yeux seront fermés
D'ici que je pleure de cela

Tes yeux signeront le granite

Bien sûr chez nous dire son prénom
Est claquer de ses dents restantes

Vivante poignée de ce néant


*


Ai-je peu vécu comme toi amie
Mais quoi la pierre est Pierre

Papillon tu as pleur ou pur ?

Au parc à cette main étrangère
Fillette qui t'appelles c'est par là

C'est l'horizon qui serre le vent  

Juste un silence a ton prénom
Dans le cristal de tous tes actes


*


Plus tard si je dis Finistère

Sera cette approche entre nous
Moi rocher toi la fille étrange

Qui t'appelleras toujours la mer

Le chat et la sagesse naviguent
Cette syllabe tremblante étant toi ?

Je suis mon nom assis si oublié 

  



 




SENTENTIA



D'ici lundi, de toutes façons, je ne pourrai pas faire grand-chose d'autre que ça ou autre chose.


(instance d'examen, d'opération, de montée sur scène, de devoir sur table, de match, d'entretien d'embauche, de rencontre, de procès, de duel, de longue saison de labourer... voyez ce qui vous concerne, mais "instance" me paraît un mot juste pour introduire et conclure cette SENTENTIA) 


SAIN DE CORPS ET D'ESPRIT ? II

J'aimais cette formule qui avait une autorité juridique et vertigineuse. J'avais connu une dame qui remettait chaque jour à jour son testament. Les dispositions changeaient. Le dernier jour disposa, et non. A chaque héritier de subtiliser en toute immoralité telle version qui avait été un jour, un état d'âme, un support : attends, ça pouvait être le frigo, au feutre. Mais invariablement, "je soussignée, saine de corps et d'esprit". Pour le corps, c'étaient souvent les plus abimés qui traçaient ces mots justement parce qu'ils étaient malades. Pour l'esprit, allais savoir ! En fait elle était lucide, dire qu'on la croyait folle ! En fait elle avait l'air comme ça mais elle était cinglée, on le sait vous êtes d'accord ! C'était donc, finalement, cette formule un peu grandiloquente que le moins informé du droit savait, qui apprenait à beaucoup à envisager le temps après sa mort, par devoir, amour, haine, jalousie, paresse à l'égard des ayants droit. Et il en allait ainsi de l'ouvrier fatigué au roi Louis XIV fatigué, avec avantage à l'ouvrier : il savait peut-être moins bien écrire que le roi mais son testament olographe serait  mieux respecté parce qu'il y avait moins à prendre. Les testaments des rois, on les cassait tels qu'ils étaient, devant tout le monde, après ouverture, impudiquement, tels que la naissance, le dépucelage et la mort du roi avaient été obscènes. Un roi n'avait vécu que jamais ou trop.

vendredi 17 novembre 2017

SAIN DE CORPS ET D'ESPRIT ?



Je ne pouvais pas honnêtement donner ce texte sans livrer un minimum de circonstances privées. Soit tu bâillais déjà, va, soit nous poursuivions le jeu. Le ludisme. Je prenais ici l'initiative, mais les initiatives autres tâchaient d'être égales à celle-ci. Lundi, j'allais me déplacer et apposer ma signature. J'en étais malade, pourquoi ? Il s'agissait de choses heureuses : accepter les termes d'un héritage et du coup avoir les moyens d'acheter une petite belle maison dans un endroit béni que m'avait fait découvrir la femme que j'aimais depuis trente-cinq ans, non vingt-cinq j'exagérais (l'endroit et la femme, oui, ambiguïté). Etais-je en retard sur ma vie comme disait René Char, ou, à sa manière cherokee traduite en envahisseur, un proverbe : "Don't let yesterday use up too much of today" ? Ou au contraire avais-je jeté des voiles paniques de survie sur un passé insoutenable pour vivre toujours, toujours encore le présent et aller ? Vous compreniez donc, espérais-je, que mon utilisation ici et là du temps imparfait était chez moi encore une vérité et pas une manière. Après on pouvait continuer avec d'autres choses que mon marquage propre. Pourquoi à l'école de ma fille pour un repas de Noël, quand c'était son thème (gréco-arménien) qui avait été retenu, une minorité de végétariens, même si je militais pour la condition animale et le ralentissement de ce satané réchauffement, avait fait en sorte que les boulettes de viande fussent interdites à tout le monde, quand quelques-uns avec leurs quatre canines génétiquement restantes ne demandaient qu'à rester encore un peu omnivores ? Ou. Oui, ou. Et, et. (Que l'expression "et/ou" s'écrivât soudainement et ait été lente à apparaître, et non encore parlée à ce jour, était chose qui interrogeait mon intelligence des choses. D'où encore une fois cet imparfait comme une modalité musicale au sens où le tempérament baroque ressentait ces dièzes et ces bémols. Et je refermais ce tiroir-là). Ou. Et, donc. Pensions aussi au féminisme, à on ne savait plus comment on se mettait (je parlais des gars aussi), soit c'était ras-le-bonbon à treize ans avec résilles et talons, soit à cinquante on se promenait encore dans un sac comme si on avait été un jour belle, enfermée que nous étions encore, l'une et l'autre, par les hommes d'abord, puis par notre propre retard ou avance, sur nous. Se trouvait que je m'arrêtais là pour maintenant. Pardonniez, si c'était décousu. Ah oui, sain de corps et d'esprit. C'était le titre quand même. Donc malgré je l'espérais une suffisante cohérence, reconnaissions la dose de décousu chez nous. Eh bien, je souhaite à nous tous, avec un beau présent, de l'être demain : sain, de corps, d'esprit.            

Non je ne relis pas. J'envoie ou j'envoie pas. C'est une discipline. La poésie, pas d'italiques, pas d'imparfait s'il n'en faut pas, mais la poésie je relis en général.  Ça, pas besoin. Déjà à vous.

mercredi 15 novembre 2017

DICTA

Petit dialogue zen ?

- Quelle différence entre une autruche ?
- Elle ne sait ni voler. 

jeudi 9 novembre 2017

SENTENTIA

Il faut s'organiser. Sinon on serait libre, ça va pas non ?


On apprend à tout âge, mais c'est avec l'âge qu'on l'apprend.

mercredi 8 novembre 2017

BLOG EN TRAVAUX



Quelle nécessité virtuelle exigeait de moi que je vous fisse un signe ? C'était forcément pour rassurer. Rassurer vous ou moi, vous et moi, je n'en savais rien. Le blog était en travaux, pouvions-nous dire. Ça allait s'arrêter ou mieux s'organiser, mais pas durer en l'état. Je m'interrogeais quand même beaucoup sur la logosphère mondiale, aussi chauffée à blanc depuis quelques années que l'atmosphère et l'aquasphère. J'aimais de plus en plus la poésie, je me confiais à elle : les mots par les mots, le mal par le mal ; homéopathie ou vaccin, chacun sa dose, mais poésie, vie poétique, tout poétique. Blog était chose curieuse. Je venais d'apprendre que sur le plus important réseau social, Facebook, nous approchions du moment où le plus grand nombre d'abonnés étaient défunts. Leurs proches recevaient notifications d'anniversaire etc., ce qui posait problème, quand même. Tout le monde ne savait pas fermer un compte Facebook. Ainsi, nous exprimant sur Facebook, nous allions de moins en moins communiquer - pour peu qu'on le fît vraiment - et adresser des clichés et des mots à de moins en moins de monde depuis un charnier virtuel. Le blog, dans ses principes, était à mi-chemin entre ces réseaux et le livre, enfin une envie de livre. C'était insatisfaisant. Il  fallait me contenter de cette ambiguïté, me réservant ma propre loi qui me défendait tout "lien", se méfiait de l'hypertexte. Il me fallait admettre le virtuel mais le consigner dans son cantonnement, continuer à vous parler et à vous lire, à vous recommander aujourd'hui ou demain le blog de Dominique Autié mort en 2008, par exemple, mais ne dresser aucune liste de sites connexes ; et, toujours peu ou pas d'images ; c'est-à-dire tricher je l'avouais avec les règles du genre. Mais, si ce blog-ci subsistait, il allait se doter de libellés, donc revoir tous ses titres. Ah, accepter que le temps ne fût pas qu'une barque promenée par la mer, mais qu'un JE tînt enfin le cap !  Il était temps : je me saisissais de ma retraite (ouais, depuis le 1er novembre dernier). Jamais je n'avais été aussi libre qu'avant l'école maternelle, ou, mieux, que depuis que j'avais "fait ma maîtrise", mon master quoi pour traduire en français moderne, en deux ans... avec deux mois pour la rédiger effectivement ! L'organisation, donc, est à l'ordre du jour.



On peut se parler pendant les travaux, mais c'est plus lent, y a qu'une file. 

      

samedi 21 octobre 2017

PAUVRE VILLON

Eh, ami virtuel,

je voulais écrire. Et puis j'ai lu. A voix haute et aussi avec les yeux (le par cœur c'était avant, déjà un sudoku...) En plus je crois que je suis convié à lire. J'espère en être digne. Il y aura les quatre notes. Mais oui, tu te souviens pas, The Cure, 1980 ? Enfin quand même. The Forest ! (dans toutes les versions disponibles, avec tous les sons que tu veux live, démo, officiel etc.)

Ouais j'allais écrire une fois de plus.

Tu connais l'engin. Genre octosyllabe qui ne veut rien dire pour soudain vouloir. Enfin tu connais, fidèle virtuel.

Ben là, je lis François, tantôt je traduis tantôt je laisse, je prends le temps, c'est Barbara là, ce n'est plus Robert Smith, autre voix de la limite humaine.

Tu vois, je voulais écrire. Ben je t'écris que j'écris pas.

Enfin tu me connais. 


SENTENTIA






Pourquoi c'est le chat qui tremble bêtement avant de sauter sur la souris ? Pourquoi c'est, bon disons le lapin, qui ne bouge plus tellement il sait courir, quand le fauve approche ? C'est la dure loi de la vie ? Ouais... encore un seul mot dans une seule phrase, qui sont deux donc. Au moins le serpent l'araignée (qui n' ont trop ou pas assez, eh, des seins, des couilles, deux mains) sont gens magnifiques. Ils promènent certains leurs couleurs, certaines leur métier (à tisser). Je m'avoue mammifère. A trembler devant ce que je veux, à me me paralyser devant ce que je ne veux pas.

(cf Les hémisphères, les hippocampes, le corps calleux, ces choses qu'on voit maintenant)

Bénissons les grands, ceux de l'intuition : Hugo, Darwin, Niezsche, Freud, Marx... Ces belles contreparties à leur siècle bizarre. Bénissons Herr Doktor Steiner.

En Allemagne on s'appelle plus vite qu'ici Herr Doktor.

De même que dans Dostoievski, je crois que c'est dans Le Joueur, il y a ça :

DICTA : "Là-dessus arrive un comte polonais, est-ce de Mazurie ou des Alpes ? Son nom, en fait à cet instant, m' était parfaitement inconnu. De toutes façons tous les Polonais sont comtes".  

Mon cher Dosto, on le dirait pas comme ça, mais son humour vaut parfois les Marx Brothers.

vendredi 20 octobre 2017

OH VOUS SAVEZ ?

Peut-être ne s'agit-il que de la langue elle-même.

Ma femme est à 6000 km avec des élèves, ce qui n'est pas raisonnable de nos jours. Mais elle est merveilleuse.

Et mes enfants deviennent.

Là-dessus, j'ai promis. Pas de poèmes.

Ouais, va falloir.

Une maladie ? Non, pas nerveuse quand on est un "grand nerveux". Et puis à mon âge, ce serait indécent de ne vous confier ce qui va mal quand tout va bien. Un cas d'enfance. Et même, l'enfance fait dire.

N'importe quoi. C'est elle qui parle, l'enfance, quand elle est l'enfance. Eh, gaffe, pas la mienne. Ah comment affirmer l'enfance ? (Si tu veux du neuro-cognitif, ça va casse-toi ailleurs).

Mais enfin dites-moi, mes amis qui n'êtes pas physiques, faut-il fermer le virtuel ?

Vous savez, moi le primate qui drague avec le canin de ma femme que j'aime qui est à 6000 km inutiles, mais avec son chien qui ne sait même pas faire une grimace (cf un dernier message), qui drague, dis-je, oh la boulangère et ça marche au poil avec les mots (elles sont deux, d'où la jalousie tout de suite, évidemment c'est plaisant, mais faire le plus vieux monsieur que je suis, ça gâche la cuisson)

Non, non, rien.

(Je fais ma fille. Non pas la mienne)

Non non, rien.

En plus il manque du beurre. Sans sel,

donc la lagnue vous abandonne.

Pas le tps de relire, tu me dis s'il y a des fautes ?

jeudi 19 octobre 2017

SENTENTIA

J'ai trouvé : les félins grimacent ! Va voir la grimace d'un chien ! 

Mais ça va, j'aime tout le monde à part lui. Enfin Trump. Ah,  j'ai trouvé, je suis content.

SENTENTIA

Tenez vous en aurez deux.

HUM. SENTENTIA

Seuls deux métiers sont qualifiés.



(Patience, passe encore une ligne).



Ah pardon j'avais dit une (ligne, et deux sententias, eh oui je sais, de lire votre serviteur, est un exercice ardu auquel nul n'est contraint) .

Je veux dire par des adjectifs. Cherche bien, y en a que deux. Mais non pas le cordonnier, il est mal chaussé, on le sait. Mais non pas le médecin qui t'annonce que tu vas mourir quand tu vas pas le faire. Non, rien de tout ça. Sans parler du météorologue de l'Aber Ildut, tellement ses cheveux étaient déjà blancs qu'une bonne brise les a emportés. (Chut, c'est secret, fait tellement beau parfois qu'il n'y a enfin personne - n'y va pas c'est secret !).

C'est en forgeant qu'on devient forgeron. Forçant-forçat, pareil. Moi je dis : c'est en bossant qu'on devient Beauceron. Ouais c'est de moi. Trop fastoche ? Attends je cherche...

Non. Rien.

Rien ne me vient, là tout de suite.

A part qu'en Beauce il y eut une terrible forêt, puis des brigands, puis des cultivateurs cruels, puis, aujourd'hui, même pas un moustique et un papillon tellement ils sont cons et riches. Ah c'est eux qui amènent les tracteurs sur les Champs-Elysées, en défendant la bonne cause pour les Parisiens béats qui ne bouffent que du bio de Drôme ou de Corrèze. Eux, les vieux Parigots à souvenirs, ils croient même que le Larzac c'est un département. Ben non, justement, c'est un souvenir.

Attends. T'imagines quand même pas qu'avec ton petit tracteur tu descends des Millevaches ( = mille batz = mille sources) pour monter à Paris du jour au lendemain sur le mot d'ordre de la Fédé Nat et tralala.

Non non, je te crois pas, c'est de la mauvaise foi.

Bon je me calme. Quelqu'un ou un doigt de ma main sont exigeants.

Bref,




SENTENTIA

Seuls deux métiers sont qualifiés. Le plus vieux et le plus beau. Ils sont vieux et beaux l'un et l'autre en fait. Va savoir lequel m'a, un jour de pauvreté et de richesse, m'a enseigné l'autre, tout fait de ma pauvreté et de ma richesse.

mercredi 18 octobre 2017

MACRON AUDIARD

Ce mec, à le voir il a vieilli de cinq piges. Faut reconnaître que ça le présidentialise. Et encore je dirais quatre ans et demi, pour la remise de peine. Sauf connerie à l'international. Avec l'Allemagne et le Lichtenstein, sans parler de l'Iran. Les incendies géants, les cyclones ? Que Trump se les prenne dans lag... Alors lui c'est un sacré ! Ce qui est dommage, c'est qu'on n'ait pas la vitesse de la lumière. Oh pas pour s'exiler sur l'exoplanète adaptée

mardi 17 octobre 2017

NAÏF

J'en restais à me demander si, quand je piétinais sur un article, je pensais ici à Deutsche Seele, aucune alerte ne vous parvenait de la Toile, ou si - pardon - c'était vous ami lecteur qui pensiez avoir lu et ne souhaitiez pas y revenir. Les deux options nous en disaient autant sur notre façon, le temps, de jamais ne l'avoir, de ne jamais le prendre. Sur Deutsche Seele je travaillais en ligne, dans deux langues, sur plusieurs jours, mais à chaque fois en effaçant ce qui me paraissait brouillon. Et quand disais piétiner, je ne piétinais pas, j'avançais, mais à pas de loups, surpris parfois par moi-même, dans l'autobiographie, cette chose que l'on ne doit jamais à personne, sauf à ceux du passé. 

Pensiez à ma question initale, naïve : un article qui reste sous le même nom, sur la Toile, était-ce venir ou parfois revenir ? Allions donc, nous ne revenions jamais.


samedi 14 octobre 2017

DEUTSCHE SEELE

MÜTTERLICHE SPRACHE.

Für meine Mutter , Juliette, Deutschlehrerin.

Ich habe das Wort. Und halte es fest. Glüclicherweise gibt es keine "Vatersprache", sonst würde ich vielleicht ganz stumm geblieben. Als ich den Schok ertrug, war ich ein Baby, noch nicht ein Kind. So spreche ich eine Art von "Grossvatersprache", denn Grossvati, der dem ersten Weltkrieg teilgenommen hat, hat auch, schon krank, meine ersten Schritte begleitet. Aber es gab in meinem Herzen, weil nur meine Mutter so sprach und so allein und traurig war, an diesem so kleinem Alter, dass ich da  lebte,  keine Muttersprache, aber eine animalische Ursprache, die ich kaum ernennen kann, fast vergessen habe, vielleicht rieche.

Ich halte es fest. Das Wort.

Es heisst : "Mütterliche" Sprache.

(Eben hörte Ich den König von Thule von Christoph Pregardien und Andreas Staier gespielt).

Entschuldigen sie mich, wenn einige Fehler in meinem Text und in meinem Herzen bleiben.

  


AME ALLEMANDE
Pour ma mère, Juliette, professeur d'allemand

J'ai le mot, et je le tiens. Heureusement il n'y a pas de "langue paternelle", sinon je serais peut-être resté complètement muet. Quand j'ai subi le traumatisme, j'étais bébé, même pas encore enfant. Ma langue, disons-la "grand-paternelle", parce que c'est mon grand-père maternel, après avoir fait la Première Guerre Mondiale, déjà malade, qui a accompagné mes premiers pas. Mais il y a dans mon cœur une langue que j'ai dû entendre comme une autre langue, parce que seule ma mère la parlait, une langue si triste, si seule, aussi langue indéfiniment seule qu'une langue ancestrale, que je peux à peine nommer, forcément presque tout oubliée.

Le nom de cette langue : "mütterliche. " comment traduire en français ? Va pour "petite langue maternelle", faute de mieux.

La fin n'est plus une traduction, les deux versions se courent après l'une l'autre l'autre,

donc l'article n'est pas encore sur le marbre de l'imprimeur.

Mais chaque jour, tel qu'il se présente, modifie cet article.





PARDON, JE SUIS FATIGUE, JE VAIS DORMIR, JE MODIFIERAI SANS DOUTE DEMAIN.
BONNE NUIT AUX MERIDIENS PAS LOIN

vendredi 13 octobre 2017

CHRISTINE SAINT-GEOURS

Il existe une personne dont je ne citerai rien, dont je ne diffuserai aucune image, une magnifique personne, que la Toile nous offre il faut bien l'avouer - moi qui viens d'y claquer une porte mais pas toutes. Je vous prie de lui rendre visite. Puis, si nous nous entendons bien, de sentir ce pouvoir qui est le nôtre, à force de savoir dire nos blessures, de dire Tout. 

vendredi 6 octobre 2017

CLOTURE DU BLOG

De 2011 à 2017, bien des choses se sont passées, dont l'usage courant du smartphone.  Je dois l'initiation de ce blog à la mémoire de mon ami Dominique Autié, et à celle de mon grand-père Léon Peyrot qui a assez survécu aux tranchées de 1914 pour élever le petit garçon qui, devenu grand, écrit. Ma poésie reste à éditer sur du papier. A être lue par des lèvres.  Je n'ai rien à avancer, rien à perdre, ma liberté me précède.

Tout plagiat de tous mes écrits sur le site internet Ipsa Lingua, sur toute forme de communication, sauf citation explicite,  est bien sûr susceptible d'être soumis à la Justice.

Merci à vous tous qui avez lu et pouvez encore lire : le blog n'est pas à proprement parler clos, il me pèse.

Je ne clos que pour ce qui concerne la poésie. Je me réserve de parler du contingent, en temps et heure.

Merci, oui à vous qui m'avez fait le plaisir de passer par ici.

Il m'a suffi d'une jeune fille, d'une plus récente génération que moi, qui me demande de poursuivre notre correspondance amicale et intellectuelle par des lettres matérielles, confiées au service, la Poste, qui justement a fait sortir mon grand-père de sa campagne, pour que changeât la nécessité.

A bientôt ici pour l'actuel. Et puis, ça va me laisser le temps de vous lire davantage. Certains de vous.

Alen

LICORNE SANS TETE

III



Colombe ou absence de colombe
Je viens pleuvoir dans mon amour

Remplacer de pleurs l'oreiller

Savoir qu'on fuit les étrangères
Reviennent théâtre et océan

Etre être atroce ces mains d'écrire


                          *


Je dis que je m'accepte ailleurs
Vent ô rochers arrachés loin

Absolument tout c'est mentir
Sauf une mésange de mon passage

Message eût été trop facile

J'allume puis je protège une lampe
Que vienne le temps car je l'attends
De mes fines lèvres de paupières






LICORNE SANS TETE

II



Que la colombe se pose ailleurs
Est autre façon d'être pur

Sorte d'espace dans le mot même

Est autre griffe d'être griffe soi
Pauvreté ô dernière manière

Moi mon enfant qui suis passé

Les femmes qui furent mes pleurs
Habillées de leurs siècles d'or


                       *


Il fut le chat perdu entré

J'ai surgi à une puberté
Facile être perdu en mer

Papillon tu n'acceptes rien

Ceci le temps donc l'éternel
Passé le milieu de la pieuvre

Espèce d'énigme je t'accepte



jeudi 5 octobre 2017

Mais Elles sont Folles !

II. Je me félicitais de la question posée par la Catalogne à l'Europe entière. L'Ecosse, que je connaissais mieux pourtant, par son allégeance à la Couronne et après le Brexit, était un cas plus à part. C'était bien la question européenne : tous les cas étaient des cas. Tous les cas, mais qu'il fallait à la fin traiter. Puisque c'était bien l'Europe qui avait fait le monde à son image technologique, c'était bien l'Europe qui s'était auto-détruite et avait mis le feu au monde, par deux fois. En 1914 par de grands Etats-nations bloqués par leurs alliances, leurs intérêts mal pensés, leurs vraies ou fausses responsabilités, à cause d'esprits nationaux (ou "régionaux" poussés par l'idéologie du droit des peuples - mais qu'est-ce qu'un peuple sans le voisin ? "Régionaux" non mais non fédéralistes non plus, idéaux d'une maladroite Révolution française vite recouverte par celle de la Grande Nation... ) *. En 1939, qu'on pourrait d'aujourd'hui appeler le nouvel an 1920, avec de nouveaux faux prétextes, idéologiques cette fois, tournant à la folie. Je me demandais si la seule Europe à envisager n'était pas un multiple de la Suisse, une Suisse dotée d'armes peut-être, mais prête à être n'importe quelle "circonscription", multi-religieuse, pluri-ethnique, acceptant la profondeur humaine du soi et de la différence, c'est-à-dire de la confédération.  

* Me relisant, je précisais que j'avais pensé ici à la Serbie, parlant de 1914. Je pensais à ces tant d'années où la guerre avait failli, par exemple en 1911, où elle était crainte et désirée, et à cette tranquille semaine de fin juillet 1914 où l'on ne craignait rien, où les diplomates étaient en vacances, où une mécanique qui ne venait pas de nulle part avait tout déclenché, presque sans les hommes, presque sans mon grand-père par exemple, qui miraculeusement avait été là pour conduire son petit-fils à l'école en 1960. Guerre qui avait changé la guerre puisque la gloire en avait été enfin éteinte.    


vendredi 29 septembre 2017

LICORNE SANS TETE

I

Pour Hermione Bellaunay-Guinot



S'il pleut c'est qu'au cœur de la pluie
Un être soudain habite le silence

Quand mon amour pleuvrait encore
Tu irais habillée de ces paroles

Munie des deux jambes de beauté
Irais là où surgit ton nom

Où la tempête est inutile
Dans le rocher appelé vent



                    *



Mon amour est parfaite autrui
Portant partout mon autre nom

S'il pleut c'est qu'au cœur de la pluie
Elle ne s'appelle pas encore elle

Quand mon amour pleuvra 
Ma fille se nommera orpheline

J'ai connu les gouttes du silence
Pleuvoir n'est personne mais je t'aime








Mais Elles sont Folles !

I. Ah pas de danger sur la Toile avec un titre pareil ! Juste pour m'insurger juste sur le fait  que le pouvoir judiciaire s'emparait du sifflement. Oui, dans la rue, les mecs, aux filles habillées comme ça ou non, dans les quartiers, gaffe, ne siffliez plus !

Et vous aussi les les filles ! Arrêtiez de me siffler comme ça à tous les Carrefour et carrefours.

A force de comprendre la loi elle-même on comprenait qu'on amassait des violences. 

Convaincus que nous étions que la prochaine guerre entre certains Etats et non certains autres était toujours impossible mais certaine en même temps, 

nous nous contentions, oui, d'amasser, d'emmagasiner la brutalité, la simple gentillesse devenait une ride de plus sur notre visage, 

on ne pouvait plus envisager, le VOILE, de se voiler avec ou sans. 

De se voiler d'être violé voilà.  

La face. Oui oui oui on se voilait la face comme disait l'expression francophone.

Et une fois mis francophone, on se voilait la farce.

J'imaginais. Un écomusée où il y avait une meule de foin. Dedans une fille. Bref tout sentait bon. Eh c'était elle qui m'avait sifflé, nous étions jeunes, elle juste un peu plus ! C'était tout, M'sieur l'Juge.

Un quartier ou Le Quartier ? La cité ou Une cité ?

Bizarres les mots et leur emploi. O légèreté ô civilisation, ô Audiard et Saint-John Perse ! Mais exprimiez-vous donc gens du Livre à propos de la terre de l'air et de l'eau : c'était la seule actualité.

Ah je sifflais la récré parce que je sifflais le temps qui passait joliment, parce que je sifflais (si je savais siffler) telle fille dans la récré,

puisque seul le dernier souffle sifflait la fin. De...  ?

(Mais je comprenais aussi, oui, les filles, beaucoup de vous, à cause de mes atroces dissemblables)

samedi 9 septembre 2017

POUR FAIRE LA RONDE A LA MÊME FAÇON





Pas de caresses sans nuages...
Ce qui frôle est ennemi...
Pas de sosies des fautes
Ni de témoins des corps

Pas de sens au silence
Ni de preuve à l'oubli
Aucun cœur où ne traîne
Quelque reste de foudre

Amour et mort viendront
Des mots parmi les mots
On s'endort par violence
Avant d'être on se meurt

Pas de forêts de rêves
On entre dans la nuit
Mais sans l'ombre de soi
Pas de visages des anges

Sans exister ils volent
Et nul sourire aux cieux
La seule voix regrettée
C'est l'absence de paroles

jeudi 7 septembre 2017

DICTA

Le chemin se fait en marchant

Jamais je n’ai cherché la gloire
Ni voulu dans la mémoire
des hommes
Laisser mes chansons
Mais j’aime les mondes subtils
Aériens et délicats
Comme des bulles de savon.


                        Christine Saint-Geours

vendredi 16 juin 2017

SENTENTIA x

Etre anxieux est de pas pouvoir attendre de ne plus l'être.


SYLVIA PLATH



(IMPRIMEZ, IMPRIMEZ. SACHEZ QUE DU JOUR AU LENDEMAIN GOGOL VIRE VOTRE OEUVRE ! CHAQUE JOUR GOGOL VIRE GOGOL)







Poème traduit par un poème




Now I am a lake. A woman bends over me,
Searching my reaches for what she really is,
Then she turns to those liars, the candles or the moon.
I see her back, and reflect it faithfully.
She rewards me with tears and an agitation of hands.
I am important to her. She comes and goes. Each morning it is her face that replaces the darkness. In me has drowned a young girl, and in me an old woman
Rises towards her day after day, like a terrible fish.


Là je suis lac une femme se penche
Pour fouiller se connaître 
Et ne voit que l'étale

Et se tourne au mensonge
Aux chandelles de ses lunes
Que de dos je reflète fidèle

Oh récompense ses larmes
Oh soulagement ses mains
Ce va-et-vient de la vie

Je me sens important
Plus de nuit le matin
Son visage son visage remplace

C'est tous les jours un lac
Moi une jeune noyée
Une vieille monte à elle

Comme un horrible poisson 












mercredi 31 mai 2017

LA SAUTILLANTE TWEET TWEET

 (menuet en rondeau)





Je joue à un jeu. Non. Si. Personne ne sait lequel.

*


Trop de tweets on dit ça. Trop de mots depuis toujours, trop de feu. Depuis que je l'allume.

*

Le troisième poème n'a rien d'intelligent, il se mire dans un platane. Non dans un chêne ! Le platane c'est futile ça se plante ça pousse à toute allure ça se taille ça abrite tout de suite. Non non un chêne. Comme un mot, quoi.

*

Toute loterie est ainsi faite que l'œil humain se dilate. Avec ou sans. Avec ou sans alcool est le sens. Ah il faudrait en serrer un autre. Un autre mot. Pour dire "loterie".

*

Assez russe tout ça. Assez russe. Vois-y la Vendée, les bleus les blancs, un sentier qui mène en Chypre et en cyprine. Seulement eh bien oui tes yeux, le temps qui se délasse, le romantisme.

*  

Depuis que je t'allume c'est le troisième millénaire. Alors oui mais... je recule, je recule. Donc ? 

*

Heureusement j'ai un chêne sur l'écureuil. Je croise une dame de vieillesse avec nos vieux yeux jeunes. J'aime son bâton de marche alors je marche. Elle disparue je ris à moi. Bon signe.

*

J'avoue avouer. 
Silence. 
Mais avouer quoi ?

*

Le jeu consistait à bifurquer. Nous le fîmes. Certains se retrouvèrent. Dont moi. Nous attendîmes les autres. (Au lieu de "nous attendîmes" j'aurais pu dire "il y eut un silence"). Observons ce silence. Et puis quand même, après l'écureuil... amour moi et le temps nous n'avions plus le temps.

*

- Je suis prétentieux.
- Vous êtes prétentieux.
- Oui, mais je l'ai dit le premier.

*

Je joue, ouais, si tu veux. Mes poèmes sont des creux mais j'aime trop tout, ne t'inquiète pas. J'ai besoin d'eux j'ai besoin de dire comme Trakl "les petites filles mortes sont couchées contre le mur du jardin"et "c'est la vie"comme ils disent aux Amériques...

Et à ce que je dise ça tu vas condamner qui ? Ravel, Faulkner, Kafka, Léger, Stravinski, Klee, Breton, Borges, Pessoa, Beauvoir ?

Homme du XXIe siècle.

Horrible XXe comme tous les siècles, je te comprends bien. Mais, tes épouses ? Beauvoir, Pessoa, Breton, Lee, Stravinski, Armstrong (trompette lunaire), Pink Floyd, David Bowie, Gainsbourg, Ottis Redding, Ravi Shankar, Ravel, Prokofiev, Saint-John Perse, Faulkner, Rothko, De Staël, Delvaux, Calvino, Bonnefoy, Nabokov, Caillois, Garcia Marquez, The Cure gna gna gna Borges, Borges, Borges, Borges, Borges, 

(pas Proust parce que non il appartient au XIXe et que je me suis fixé des limites)   

*

... Et qui Tu mets dans la liste. Les noms cités ne sont pas des affirmations. Ne sont pas moi qui m'avance. Qui essaie d'avancer, déjà ça. Justement le XXe a trop affirmé, le XXIe se doit non seulement d'inventer mais d'inviter. D'où le sens d'un blog.

*

Eh écureuille, loto des châtaigniers, dis-leur. Tweet tweet, joli cri. Je ne sais pas quoi, je joue. Je joue à la tout le monde. (Même aux tritons contre Monsieur Pascal Bruckner dans le Point la semaine dernière). Je joue à la toutes choses. Plus j'y vais plus tu m'es belle, première fille, souvenir venir. Tweet tweet. Imprimée absence du passé, léchage demain avec l'air bête de quand on lèche. Innombrables oublis. 

*

Devant est plus obscène que derrière et c'est tant mieux. Comme tu es obscène, ne t'accorde qu'un instant de ta vie, puis choisis devant. C'est pas du XXe siècle ça ?

*

Qui m'a laissé jouer ? Tout le monde. Sauf un et une. Père et mère. Voilà où j'en suis comme beaucoup.

*

N'allume nul feu l'écureuil, n'apprends jamais. Va noisette. Le feu n'existe pas.  Ce sont... des feux. Alcools multiples preuves. Amours. Amours nommés amours, amours nommés vices. Des feux, des faux, je joue à un jeu. Tweet tweet chut, pas un mot de plus.

mardi 23 mai 2017

L'ANGOISSE

Elle était de ne plus dire soudain ce qu'on avait dit ce qu'on aurait dû dire entendre.

Elle était un atroce courage. l'angoisse.

Victoire sur elle : un mot, un mot, un

Un mot ? 

Ou un produit ?

Elle était de se passer d'elle mais au bon moment qui, sans déranger.

Elle est au fond ce qui vient de nous, et de non.

Un mot ? Un produit, un prochain ?

Une victoire, une défaite ? Mais non. 

Oui, bien sûr, soyons nous, mais tout guerrier dira vous qu'elle était autre chose que LUI.




samedi 20 mai 2017

LA NUIT SEMEE D'ENDROITS VII

L'aveugle il brûle le pourquoi du vent. Il tisonne dans ce que nous ne savons pas. Ni pleurer ni appeler souvenirs. Il est, lui, l'aveugle.

Toi je t'aime même à jamais. 

Après notre dispute j'ai eu une chance d'oiseaux, je te répète donc, comme moi. 

Ah cet avion ce vilain passage en haut, le temps. 

Il tisonne dans ce que nous ne savons pas, même nous. Silence. Il demande ce qu'il sait, écoutons :

Est-ce que la nuit est semée d'endroits ? 

Est-ce que les arbres sont arrivés les derniers ?

L'aveugle. A ça nous, les abandonnés, notre réponse se perd dans la cécité.

Est-ce qu'être abandonné c'est voir trop ?

Est-ce que le jour est plombé de jour ? O frisson solitude,

J'aime, même à jamais.

    

dimanche 14 mai 2017

SENTENTIA ET POEME





LE CHOIX était rapide ou lent. Uniquement humain et, à savoir divin.

Puisque les animaux n'avaient pas trop le... choix, être prédateur ou proie est être instant. 

Mais, lent ou rapide,  à chaque instant, LE CHOIX c'était notre affaire. 

Toujours, c'est à dire tout de suite. Tout de suite, là, toujours.


*



UN OU DEUX DEUILS 


Tu te brusques, dans l'amour. Non l'ange s'enfuit, il laisse ses cuisses peut-être mais tu brusques. 

Et soudain, dans la fleur fanée, aussi espérée que manquée, tu pleurerais un instant ? 




 

mardi 9 mai 2017

IRLANDAISE

Pour Hermione,



Pour toutes les futures années
mortes pour les mots qui sont
d'autres mots volés pour les
silences qui sont des mots
sans bouches pour les furieux
habitants de tous les coeurs



vagues ici mêlées d'océans
de choses géantes penchées
et d'écritures tel mon oubli



j'ai dit des flûtes face au vent
creusé mes joues troué le néant
avec les notes montré chacun
à chacune cherché dans des prénoms
superstitieux de bateaux
des copains pour l'Irlande et
je suis resté déjà mort 
déjà moins infini 
que mon enfance





prenons le bac de là à là
charbon de corbeaux
de Lilrush à Tarbert
fumées de pauvreté
ou fillettes de charbon
manœuvrant l'estuaire
chants riants vêtus
de leurs ancêtres de leurs
cheveux déjà mêlés
à leurs musiques rousses 

 
et chantant qu'un jour
dans leur chant 
le vent sera
les cheveux absolus




c'est tout ce que je veux
que mes mots ne soient
pas empoisonnés mais
enivrés par le bout du monde
c'est tout ce que je veux





à force d'être absent me voilà
pendant que se déchire toute
l'Irtande déchirée où est le
vent s'il n'est pas ajouté 
à l'absolu




si le vent n'est pas ajouté à
ta joue je le claque
  


herbe herbe fine quel est
ton nom est-ce le nom
serré entre les dents de
la terre quel est ton âge
est-ce l'âge du torrent
est-ce la moitié de
l'âge du torrent




 



jeudi 4 mai 2017

4 mai 2017

Non moi autour de notre feu
J'étais j'étais renarde et je rôdais
Loin mais non loin - de vous

De vous dont j'ignore nous
Mâle bâtard et haï
Touchant ce genou du flou

Ne le touchant à jamais

M'enfuyant parfois

Dans un métro où de nouveau
Une dame, puis ses jambes
Une dame, puis ses bas

lundi 24 avril 2017

DISONS, TROIS TANKAS

Couché dans l'herbe
Sous la glycine
Mon mal de reins
A même la terre

Où dois-je signer ?




*




Moi, aimer le vent ?

Même dans ces déserts
Des périphéries
Où flottent des drapeaux

Des drapeaux de rien



*



Oui j'ai vu deux dames
J'ai vu deux gens d'âmes
S'aimer sous un porche
Poème meurs de mouille

Pas de jeu de mots















 





jeudi 20 avril 2017

JEUDI 20 AVRIL 2017





Je veux dire par des mains
Très ratées par les miennes
Le blé qu'on effleure peu
Quand on court en chantant

Je veux dire par les miennes
Celles qui m'ont pris la main
Feu mon adolescence
Que je cours en mourant

Fille réussie des miennes
Qui va prendre tes mains ?
Je suis feu mon enfant
Que je meurs en courant

lundi 27 mars 2017

REMARQUE SUR LA POESIE

pour Guillaume Bur



(Encore une fois quand je parlais à l'imparfait, c'était pour devenir le plus lourd possible, le plus mental, chasser le poète. Et si je pouvais vous le montrer mieux, je le ferais. Une discipline, quoi.)

Distinguer l'intellect et... cette ambiguïté de la poésie puisque elle utilisait les mêmes mots que l'intellection. Les couleurs, les sons etc. ? Oui, mais à travers les mots, et depuis l'aube de l'humanité "un ours" ne voulait pas dire "le ciel"... 

Alors célébrer son prince ou sa belle (lyrisme), exprimer n'importe lequel de nos sentiments (regretter par exemple, élégie) chanter les exploits de son roi, s'engager politiquement, jouer avec les mots (Oulipo), faire une musique de mots, rythmer, associer par des images inédites (surréalisme, je m'en sentais proche), glorifier sa langue maternelle, aller vers le plastique, vers le théâtre, aller vers le quotidien, le mystique, vers les mystères et le sacré (je m'en sentais encore plus proche), simplement n'en plus pouvoir, se déchirer,

ce n'était pas la question.

La poésie était l'ambiguïté faite art.

Depuis mes quatorze ans je n'avais pas arrêté, c'était important, j'allais mourir sinon. C'était le meilleur de mon travail au milieu des autres travaux. Indépendant après vérification des facilités et difficultés de ma vie.

Je le continuais donc, sans prétention ni modestie. Je ne me moquais jamais de mon écrit. Je n'y mettais aucune autre ambition que de juger moi-même si c'était bon ou mauvais, achevé ou inachevé. 

Et j'y revenais. Ainsi, LA NUIT SEMEE D'ENDROITS V s'était modifié aujourd'hui, à la virgule près. Il y avait de l'artisanat simultané à l'art. Ça se modifiait comme ça restait, pour ne pas exclure le fini du non fini, ni l'inverse. C'était souple et affirmé sinon rigide.

Le blog était une banque de dépôt. Je m'étais mis récemment à imprimer soigneusement certains articles, parfois les commentaires. Car je n'avais aucune confiance en la fée électricité et encore moins au fragile numérique dont l'Homme ivre de sa découverte avait fait sa panacée.

Croyiez que ces quelques lignes m'étaient plus ardues qu'écrire "en poésie".



    

vendredi 24 mars 2017

LA NUIT SEMEE D'ENDROITS V






Tête aux tenailles de vent, chant muré dans des écoulements de visage, c'est la berceuse violente, et c'est la solitude très à l'étroit dans l'infini, mes poèmes prisonniers loin loin dans le cœur

Ma dune tes pas dansent légers devant toi tu m'aveugle tu me traînes aveugle

- vers un instant hors de question




*




Rien, entre les seins, avec des doigts très doux

Avec la pluie avec le toit pour faire le bruit de la pluie sur toi

Rien, entre les seins, avec des doigts très doux 



 







lundi 20 mars 2017

LA NUIT SEMEE D'ENDROITS IV (bis)







Sœur d'impossibles jardins, traceuse d'oiseaux manqués par la guerre dans le ciel rouge, dans le ciel noir. D'oiseaux manqués par mes gestes d'arbre. Et d'oiseaux dans pas un ciel, de beaux oiseaux tous échappés au peintre de l'invisible. Et qu'on met à crier là, pour toujours.






*





Nue encore dans mon corps, traînée dans des nuits oubliées, morte, en haillons de peau et de souvenirs. Nue chaudement dans mon cœur. Nue dans de la soie, dans le pollen de la lune, nue dans le centre du centre du monde.






*






Sois douce, il y a trop peu d'ombre au monde, trop peu de nuit pour baigner la foudre. Sois dans mes mots le mot enseveli, sois le mot orpheline, sois la fontaine des profondeurs du cœur.
 






jeudi 16 mars 2017

LA NUIT SEMEE D'ENDROITS IV







Sœur d'impossibles jardins, traceuse d'oiseaux manqués par la guerre dans le ciel rouge dans le ciel noir. D'oiseaux manqués par mes gestes d'arbre. Et d'oiseaux dans pas un ciel, de beaux oiseaux tous échappés au peintre de l'invisible. Et qu'on met à crier là, pour toujours.





*





Nue encore dans mon corps, traînée dans des nuits oubliées, morte, en haillons de peau et de souvenirs. Nue chaudement dans mon cœur. Nue dans de la soie, dans le pollen de la lune, nue dans le centre du centre du monde.





*





Sois douce, il y a trop peu d'ombre au monde, trop peu de nuit pour baigner la foudre. Sois dans mes mots le mot enseveli, sois le mot orpheline, sois la fontaine des profondeurs du cœur.