mercredi 11 janvier 2017

11 JANVIER 2017

Non je ne me fous pas d'être
Prenez les choses elles sont

J'ai un village l'autoroute contre
Et le néant ça vous chatouille ?

Au sortir d'une escort
Je réapprends j'apprends

RELACHE / 10 JANVIER 2017




Relâche comme au théâtre, comme au sport, comme au travail. Le flot enfin le flot de mes paroles. Discours dénoué. Livré.

Je me départis de la culture du poème, qui, pour tout dire, est peut-être extrême pudeur. 

On ne s'installe pas. On, c'est moi. Le lieu c'est partout et nulle part. 

Jamais on ne s'installe. Jamais. Et en plus, nulle part.  

Poème. Peut-être la pudeur de la langue, à la réflexion non, l'audace de la langue. 

J'exhibe ma langue française. Je la mets hors de moi. Ça me fait "bander".

La pudeur a des aspects.

Rien de plus impudique.

Dire pour ne pas dire... Oui. En partie. Car il y a bien là un art sans autre intention que lui-même. Virgule, alinéa, majuscule, des outils de cet art.

Arrête-toi une seconde devant une œuvre d'art, comprends tout d'un coup, passe à être attentif à tout ce qu'il y a de plus quotidien.

Tout est extrême. La pudeur est l'impudeur, voilà la poésie.

Le Tout ne peut être qu'extrême. 

Extrêmement frileux dans les mots ? Pauvre ? Tu dis, ô malheureux : "Je ne sais pas les mots". Si tu le dis c'est que tu les sais ces minerais qui attendent enfouis. Peut-être mieux que moi qui creuse en surface. Le Tout vous admet, les pauvres.

Toi aussi, extrêmement en deuil aussi. Qui est morte ? Ta fille, toi avec elle, ta maman ?  Le Tout accepte tout.

L'addiction au Tout n'existe pas. 

Ignorer ce qu'est addiction est la seule force du Tout et de l'Un face au Singulier.